La palette de Pierre

La palette de Pierre

LISTE des poèmes, chants lyriques et fables

palette en vers pierre.jpg
 

 

 

Liste de mes poèmes

actualisée au fur et à mesure

 

 

 

Pour accéder à une poésie, cliquez directement sur le lien correspondant.

Mais vous pouvez également cliquer au choix sur l'un des onglets du bandeau supérieur ou du bandeau latéral dans la rubrique correspondante.

Sur la page de garde du Blog, sont présentés les 5 derniers articles, poèmes ou non. Merci et... bonne évasion !

 

 

 

- TERRE D'AMOUR Terre d'amour

hommage aux couleurs de ma palette (juin 2014)

 

- ABANDON Abandon

celui des amants... (juin 2014)

 

- ÉVANESCENCE Évanescence

hymne à la craie de sanguine (juin 2014)

 

- AUTANT EN EMPORTE LARA Autant en emporte Lara

ode aux 2 héroïnes de films : Autant en emporte le vent et le docteur Jivago (juin 2014)

 

- LA GLACE La glace

hommage au patinage artistique (juin 2014)

 

- L'OUTRAGE l'Outrage

en forme d'éternité mythologique (juin 2014)

 

- LA MORT BLANCHE La mort blanche

triste fin glacée (juin 2014)

 

- L'ASSAUT L'assaut

sacrifice épique dans l'épopée Napoléonienne (juin 2014)

 

- LORELEI Lorelei

ode à la belle sirène du Rhin romantique (juin 2014)

 

- L'AUTOMATE L'automate

beauté éternelle ou mirage mécanique , (juin 2014)

 

- MÉLANCOLIE Mélancolie

poème écrit pour les obsèques de maman (décembre 2000)

 

- POUPÉES Poupées

le grenier les avait conservées... (juin 2014)

 

- GRAAL Graal

songe ou folie, enivrante passion (juin 2014)

 

- L'ÉCRAN L'écran

quant la TNT tua le vieux téléspectateur (juin 2014)

 

- L'ÉPHÈBE L'Ephèbe

cinquantième anniversaire de la découverte de l'Ephèbe d'Agde (juin 2014)

 

- FUSION  Fusion

mon présent poétique à Marc et Elise pour leur mariage (28 juin 2014)

 

- LA RONDE La Ronde

le Petit Prince aurait rêvé des dessins tout ronds pour des sports qui chantent les couleurs olympiques (juillet 2014)

 

- DÉLUGE Déluge

Quand la nature se venge, ses larmes nous inondent (juillet 2014)

 

- PINCEAUX D'AUTOMNE Pinceaux d'automne

        Les teintes automnales méritaient bien ce poème (septembre 2014)

 

- OCTETS D'AUTOMNE Octets d'automne

        Les octets partagés de nos blogs numériques ont inspiré ma "Pomme" (septembre 2014)

 

- LA GRUE ET LE HERON CENDRE Lien vers cette Fable

        Les photos que j'ai prises d'une grue sous feuillage et d'un héron m'ont inspiré cette fable...  (septembre 2014)

 

- L'ELECTRON LIBRE, L'OCTET LIBERE ET LE PIXEL MORT Lien vers cette Fable

        Comme l'on me suggérait d'offrir un verre à un certain Jean de La Fontaine, afin de comparer les mérites de l'araignée et de sa Toile, l'idée d'une fable numérique me vint...  (septembre 2014)

 

- LA POMME ET L'ORANGE Lien vers cette fable

        Quand une certaine pomme croquée rencontre une orange avide du jus des pauvres internautes paumés, reste l'araignée boulimique qui tisse sa Toile... (septembre 2014)

 

- PIANO CUIVRÉ Piano cuivré

        Le charme ancien d'un piano de cuisson n'est pas sans rappeler les grands pianos de concert (septembre 2014)

 

- SOUVENIRS Souvenirs

        Les souvenirs de mes voyages, de mon enfance, de ces années, vibrent en faisant écho aux bibelots et breloques du passé (septembre 2014)

 

- MANÈGE COSAQUE Manège

        Le vieux manège semble se souvenir des ors passés mais les rigueurs du temps glacé par le chômage et la misère givrent et figent son élan (novembre 2014)

  

- CONNEMARA Connemara

        Quand la belle rousse se libère de l'oppresseur en épousant l'Irlande libre, elle se donne à l'amant de la Lande du Connemara (novembre 2014)

 

- RIVALES Rivales

       Quand la blonde rencontre la brune, et quand l'onde s'affronte aux cascades de flots déchainant leur passion, alors survient un duel intemporel... (novembre 2014)

 

- LETTRE Lettre

       En hommage aux veuves de 14... (novembre 2014)

 

- MURMURES Murmures

       Les paroles murmurent au long des berges, des allées, des parcs, des marchés... et se déforment au gré des vents mauvais (novembre 2014)

 

- GIVRE Givre

       Le froid donne des cristaux de glace à la vitre qui givre, et qui se rend sous la griffure de mes doigts, en laissant de belles arabesques étoilées (décembre 2014)

 

- L'ORPHELIN L'orphelin

       Le vieux chalutier échoué sur la grève attend son heure en pleurant parmi l'écume des avoines folles (décembre 2014)

 

- BONBONS Bonbons

       La boutique aux odeurs sucrées m'a fait chuter parmi les berlingots de mon enfance (décembre 2014)

 

- TENEBRES Ténèbres

       La poésie est aussi un recours contre la barbarie... (janvier 2015)

 

- RUPTURE Rupture

       L'hiver enveloppe de glace la rupture de l'amante délaissée (janvier 2015)

 

- ETREINTES  Étreintes

       Les amants libérés se fondent passionnément dans les éléments que la nature leur offre (janvier 2015)

  

- AMANTS MAUDITS Amants maudits

       J'ai revisité Heloïse et Abélard par ce premier sonnet (janvier 2015)

 

- BLASONS Blasons

       L'or du Rhin a quitté la splendeur des blasons d'antan (janvier 2015)

 

- VIOLETTES Violettes  

      Les souvenirs de la vieille chambre campagnarde dessinent des ombres sur ses murs (janvier 2015)

 

- LATINES Latines

     Les années Lycée en cours de latin et d'histoire antique, ne m'ont pas laissé que d'âpres souvenirs... (mars 2015)

 

- CORBEILLE PRINTANIERE - Défis

     Suite à une "commande" en forme de défi, ce court poème offre sa corbeille de fleurs au printemps (mars 2015)

 

- PRINTEMPS HORS TEMPS - Défis

     Suite à une "commande" en forme de défi, ce court poème évoque le printemps victime du réchauffement climatique  (mars 2015)

 

- LUTTE - Défis

     Suite à une "commande" en forme de défi, j'ai mis en vers "le combat contre la maladie..."  (mars 2015)

 

- ROSEAU - Défis

     Suite à une "commande" en forme de défi, j'ai mis en vers "le combat d'une mère pour soutenir et rendre heureux son enfant malgré ses handicaps et difficultés d'intégration..."  (mars 2015)

 

- LICORNE Licorne  

     Suite à une 5ème "commande" en forme de défi, j'ai composé ces strophes sur "tout le bien que nos amis les animaux apportent à l'homme et à la nature"...  (mars 2015)

 

- NYMPHES Défi orchestré

    Une autre "commande" en forme de défit collectif cette fois, m'a transformé en chef d'orchestre pour mettre en scène l'apport de quatre autres auteurs visiteurs, donc cinq avec moi-même, en huit mouvements. Il    s'agissait d'écrire en quelques vers ce que l'art représente pour chacun. J'en ai "composé" ce "concerto pour flûte, harpe et choeurs" en assemblant les strophes de mes amis visiteurs, complétées des trois miennes. (mars 2015)

 

- DEFI DE PAQUES Défi de Pâques

     Cette fois, le défi qui m'a été lancé, consistait à écrire quatre quatrains sur quatre thèmes (d'un mot) sans jamais les dévoiler, complétés par les illustrations de mon amie Maridan. Puis, il convenait de se rendre sur le site de Maridan pour deviner ces thèmes et les associer correctement à ses illustrations. Enfin, de retour sur mon blog, l'on trouvait un 5ème quatrain résumant les quatre autres, que j'avais également écrit. (avril 2015)

 

- PIVOINE Pivoine

     La pivoine se laisse prendre aux jeux de la passion, de l'adoration mystique, de la magie médicinale et de la couleur des peintres (mai 2015)

 

 - CALENDAIRE Calendaire  

    Le calendrier républicain m'a inspiré ce songe éveillé près de la cheminée et du buste de Marianne... (mai 2015)

 

- GUERLEDAN Guerlédan

    La mise à sec du Lac de Guerlédan en Bretagne, m'a inspiré cet hommage aux habitants de la vallée noyée du Blavet (mai 2015)

 

- VOLEURS D'AME Voleurs d'âme

     Suite à mon poème sur l'assez du Lac de Guerlédan, je dénonce ici les turpitudes imbéciles et incivilités de touristes profanateurs et pilleurs de souvenirs : des voleurs d'âme ! (juin 2015)

 

- PIANO Piano

     Mon vieux piano familial que ma mère reçu pour son Baccalauréat, et qui servit de refuge à mes jeux d'enfant sous son "toit" n'a pas seulement reçu mes gammes... (juin 2015)

 

- D'AIRAIN D'Airain

    Parmi les outrages que subit Paris durant l'occupation, la fonte d'une centaine de statues de philosophes, poètes, musiciens et Républicains m'a donné l'envie de marteler cette hérésie par des vers sonores (juin 2015)

 

- TORPEUR Torpeur

    Le lac du Salagou (Hérault) s'ancre dans un paysage brûlé par un soleil omniprésent en nous offrant des teintes faites d'ocre rouge et de sable exceptionnelles (Août 2015)

 

CARNET DE BAL Carnet de bal

    En pensée avec ces jeunes femmes venues chercher un mari contre leur gré dans ces bals de grandes écoles du début du siècle, mais qui songeaient plutôt aux bals populaires, je dédie ce poème (Octobre 2015)

 

- FROIDURE Froidure

    La mélancolie de l'automne qui se couche sous les premiers assauts de la froidure hivernale (Novembre 2015)

 

- PUPILLES Pupilles

    Les terribles attentats de Paris en novembre 2015 ont laissé des orphelins désormais faits " Pupilles de la Nation "  (Novembre 2015)

 

- L'OFFRANDE L'offrande  

    La naufragée de l'amour en quête d'absolu se donne aux dieux en sombrant dans la passion (Décembre 2015)

 

- NOCES Noces  

   Le printemps de la fin d'année 2015 m'a inspiré ces noces villageoise d'antan  (Janvier 2016)

 

- BLOUSE Blouse  

   Etoffe glorieuse du monde du travail, de l'apprentissage et de l'école, mais aussi des ménagères, la blouse multiplie sa palette pour colorer nos souvenirs  (Janvier 2016)

 

- TRAVERSES Traverses  

   J'avais connu les trains à vapeur m'emportant en colonie de vacances, et ces compartiments où nous dormions dans les filets du haut... (Janvier 2016)

 

- FRESQUE Fresque  

   La Saint-Valentin rapprochée de la musique de " Pirate des Caraïbes " m'a inspiré cette fusion passionnée dans l'arsenal du vieux port... (Février 2016)

 

- FUGUE DES NEIGES Fugue de neiges   

   Ma toile " Neiges d'antan " (format 15F - février 2016) représentant une rue médiévale d'un village pris de nuit sous la neige, m'a inspiré ce poème d'une rencontre passionnée dans l'atelier d'un luthier… (Février 2016)

 

- NAUFRAGE Naufrage    

   Les terribles inondations du printemps 2016 m'ont inspiré ce poème qui se veut un pamphlet contre l'urbanisation à outrance, un rappel au respect de la nature et un hommage aux victimes (Juin 2016)

 

- HOMMAGE Hommage

   L'épouvantable attentat perpétré à Nice en juillet 2016 est dans toute nos mémoires. Je rends hommage modestement à toutes nos malheureuses victimes (Juillet 2016)

 

- ANÉMONES Anémones

  La neige de ma toile "Neiges d'antan" m'est réapparue soudain, zébrée des stries de l'histoire, de l'aventure chevaleresque et de sa foi portée hors des frontières du temps, glacée par les vicissitudes de l'homme confronté à son destin, mais aussi portée par l'émerveillement de ses cristaux de givre intemporels. (Janvier 2017)

 

- NEIGE Neige

  Les morsures de l'âme par le temps perdu ne fondent pas devant l'éternité des neiges intemporelles. (Juillet 2018)

 

- TENDRESSE BLEUTÉE Tendresse bleutée  

  Mon amie Laurence "Ofildelo" ( https://ofildelo.blog4ever.com ) m'ayant suggéré d'écrire un poème s'inspirant de ma toile " Fleurs au vase bleu " , je me suis donc mis à l'ouvrage en le lui dédiant avec ses mots fort justes que je reprends dans la 7ème strophe. Le bleu profond du vase de chine, paré de roses sauvages, m'a conduit naturellement à planter le décor de vers opposant le jour à la nuit, la lumière aux ténèbres, la couleur à la lune, sur fond d'orage...(Juillet 2018)

 

- UNE FLEUR Une fleur 

  Calligramme en forme de sapin portant à son sommet une fleur que je décline ensuite en rimes terminées par "eur" , évoquant sa douleur sur le sapin coupé. (Juillet 2018)

 

- BRISURES Brisures  

  Frontière ténue entre le rêve et l'histoire par delà les cortèges chevaleresques, antiques ou exotiques… (Janvier 2019)

 

- TALENTS  Poème  

  Une évocation des artistes Florentins, Vénitiens ou Romains en douze distiques. (Janvier 2019)

 

- MARCHÉ  Marché   

  De retour du marché, l'envie me prit de faire étalage de la luxuriance des étals. (Janvier 2019)

 

 

 

 

 

 

 

LA ROMANCE DE LAURINE - Saison 1 " Laurine "

 

 

 

- La romance de Laurine Saison 1 épisode 1 :

  BRASIER  Brasier   Le marché Saint-Pierre, le froid hivernal et Zola m'ont inspiré ce poème à la gloire des soieries et cotonnades réchauffant ma frêle héroïne Laurine. (Janvier 2019)

 

- La romance de Laurine Saison 1 épisode 2 :

  LAURINE (suivie de ABANDON) " Laurine ", suivie de " Abandon "  Ma belle héroïne Laurine, quittant la douceur du marché Saint-Pierre, erre dans le quartier Montmartre, blessée par son chagrin d'amour. (Janvier 2019)

 

- La romance de Laurine Saison 1 épisode 3 :

  ABANDON " Laurine ", suivie de " Abandon " Le triste chant de Laurine suite à son abandon, révèle toute la souffrance de son coeur meurtri. (Janvier 2019)

 

- La romance de Laurine Saison 1 épisode 4 :

  MATELOT  Matelot  Le marin dont Laurine tomba éperdument amoureuse, mais qui la brisa en l'abandonnant sur la grève de Montmartre... (Janvier 2019)

 

- La romance de Laurine Saison 1 épisode 5 :

  FARINE  Farine  Dormant à même le sol rue Gabrielle, Laurine s'éveille avant que d'être recueillie par Maître Jean, boulanger de son état. (Janvier 2019)

 

- La romance de Laurine Saison 1 épisode 6 :

  COMMÈRES Commères Comme toujours lorsque le bonheur frappe à la porte d'une malheureuse, il se trouve d'infâmes commères jacassant contre Laurine afin de la perdre aux yeux de tous. (Janvier 2019)

 

- La romance de Laurine Saison 1 épisode 7 :

  ACCORDS Accords  6 mois après avoir été recueillie par Maître Jean le boulanger, Laurine, ivre de bonheur, excelle en parfaite harmonie avec son bienfaiteur, jusqu’à jouer du piano dans la boutique. (Janvier 2019)

 

 

 

 

 

LA ROMANCE DE LAURINE - Saison 2 " José "  

 

 

 

- La romance de Laurine Saison 2 épisode 1 :

  COMPAGNONS Compagnons  Porteuse de pain, Laurine visite les compagnons tâcherons bâtisseurs du Sacré-Cœur sur le chantier de la basilique.

(Janvier 2019)

 

- La romance de Laurine Saison 2 épisode 2 :

  PASTORALE Pastorale Craignant la démolition de l'église Saint-Pierre de Montmartre, son curé organise une procession faisant halte devant la boulangerie d'où Laurine accompagne les cantiques au piano. (Janvier 2019)

 

- La romance de Laurine Saison 2 épisode 3 :

  MAUREEN  Maureen  Laurine accueille Maureen sa cousine "jumelle" exilée d'Irlande et l'héberge en se remémorant leus souvenirs d'enfance (8 ans). 

(Février 2019)

 

- La romance de Laurine Saison 2 épisode 4 :

  LA TOUR  La Tour  José promet d’emmener un jour Laurine et Maureen sur la Tour Eiffel. (Février 2019)

 

- La romance de Laurine Saison 2 épisode 5 :

  L'ASCENSION  L'ascension  Laurine, Maureen et José montent sur la Tour Eiffel  (Février 2019)

 

- La romance de Laurine Saison 2 épisode 6 :

  LE MAQUIS  Le maquis  Laurine revient dans le maquis de Montmartre sur les traces de son enfance. (Février 2019)

 

- La romance de Laurine Saison 2 épisode 7 :

  BÂTARD  Bâtard  Jean s’offre à aider José pour faire du pain et des fougasses suite à un défi de ses compagnons. (Février 2019)

 

- La romance de Laurine Saison 2 épisode 8 :

  L'EXPOSITION  L'exposition  José accompagne Laurine et Maureen à l'Exposition Universelle de Paris en 1889. (Février 2019)

 

- La romance de Laurine Saison 2 épisode 9 :

  MANUEL  Manuel  Manuel et Pablo (Picasso à 8 ans), cousins de José, arrivent et séjournent à Montmartre. (Février 2019)


 

 

 

LA ROMANCE DE LAURINE - Saison 3 " Maureen "

 

 

 

- La romance de Laurine Saison 3 épisode 1 :

  LE PEINTRE  Le peintre  Maureen, les yeux brillants, observe Auguste (Renoir) sur le chantier. (Février 2019)

 

- La romance de Laurine Saison 3 épisode 2 :

  LA BOMBE  La bombe  L’anarchiste Ravachol pose une bombe sur le chantier. Manuel est blessé. (Février 2019)

 

- La romance de Laurine Saison 3 épisode 3 :

  BROUILLARDS  Brouillards  Maureen pose pour Auguste (Renoir) au Château des brouillards lorsque survient « Bibi la purée ». (Février 2019)

 

- La romance de Laurine Saison 3 épisode 4 : 

  FESTIN  Festin  Paul invite les amis d’Auguste au réveillon du nouvel an 1890 au fameux restaurant « le Café Anglais ». (Février 2019)

 

- La romance de Laurine Saison 3 épisode 5 : 

  VAPEURS  Vapeurs  Auguste et Maureen visitent Monet à Bougival tandis que Laurine et José boulangent en s’embrassant. (Février 2019)

 

 

 

 

 

 

 

 

LA ROMANCE DE LAURINE - Saison 4 " Mademoiselle "

 

 

 

- La romance de Laurine Saison 4 épisode 1 :

 


11/03/2015
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Sommaire de Laurine

 

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La romance de Laurine

 

 

-  Sommaire  -

 

 

 

Afin de faciliter la navigation entre les différents poèmes composant les saisons et épisodes de cette "Série TV" (...),

je vous en livre le SOMMAIRE ci-après.

 

Lequel remplace son "prédécesseur" figurant jusqu'alors dans l'article

"Laurine devient une série TV".

 

Et, histoire d'exciter votre curiosité, peut-être en annoncerais-je par avance un ou deux épisodes... ?

 

Donc, ne manquez pas ce rendez-vous incontournable de votre saga préférée

en visitant régulièrement ce Sommaire.

 

 

 

N.B. N'oubliez pas non plus de vérifier tout autant régulièrement

s'il n'y a pas de mises à jour dans le lexique.

Lequel lexique donne des informations complémentaires aux poèmes

en rapport avec les sites, la thématique et l'histoire...

 

(Lien ICI)

 

 

 

 

 

 

 

 N.B :  Brasier, Laurine, Abandon et Farine sont écrits en vers, mais de 9 strophes (quatrains) de 4 vers de 9 pieds (ennéasyllabe) + refrain pour Brasier, de 8 strophes de 4 vers de 6 pieds (hexasyllabe) pour Laurine, de 5 strophes de 4 vers de 8 pieds (octosyllabe) pour Abandon et de 6 strophes de 4 vers de 12 pieds (Alexandrins) pour Farine. La chanson "Abandon" est écrite avec  deux rimes pour chaque vers, dans le souci d'accentuer la litanie de la souffrance...

 

Tous les autres poèmes se constituent de 9 quatrains de 4 vers de 12 pieds (Alexandrins), systématiquement ordonnés en rimes masculines et féminines croisées.

 

 

J'ai pu commettre des erreurs... mais je me suis efforcé de respecter les canons de la versification classique, notamment pour les "e" muets... tout en privilégiant autant que faire se peut l'harmonie de la diction, car tel est l'enjeu de la poésie.

 

Merci de votre indulgence !

Pierre

 

 

 

 

 

 

 

 

SAISON 1 " Laurine " (7 épisodes)

 

 

  

 

 

- 1 - Brasier 

- 2 Laurine, suivie de (3 - Abandon)

- 3 - Abandon  ** 

- 4 - Matelot 

- 5 - Farine 

- 6 - Commères 

- 7 - Accords 

 

 

 

 **  La chanson "Abandon" est écrite avec deux rimes pour chaque vers, dans le souci d'accentuer la litanie de la souffrance...

 

 

 

 

 

 

SAISON 2 " José " (9 épisodes)

 

 

 

 

 

 

- 1 - Compagnons 

- 2 - Pastorale 

- 3 - Maureen  

- 4 - La Tour 

- 5 - L’ascension

- 6 - Le maquis

- 7 - Bâtard

- 8 - L'exposition

- 9 - Manuel

 

 

 

 

 

 

 

SAISON 3 " Maureen " (9 épisodes)

 

 

 

 

 

 

 

- 1 - Le peintre

- 2 - La bombe

- 3 - Brouillards

- 4 - Festin

- 5 - Vapeurs

 

 

 

 

 

 à paraître (révision définitive portée le vendredi 8 mars avec l'ajout de *) ...

 

 

- 6 - Glisse *

- 7 - La Grenouillère

- 8 - La blanchisseuse *

- 9 - La noce

 

 

 

 

 

 

 

SAISON 4 " Mademoiselle "  (9 à 10 d'épisodes)

 

 

 

 

à paraître...

 

N.B Ce sera la 4ème et dernière saison

 

 

 

- 1 - Mademoiselle

- 2 - La Savoyarde

- 3 - Charité

- 4 - Vercingétorix

- 5 - Mariage bleu

 

 

.../...

 


17/02/2019
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Petit Lexique

 

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Petit lexique simplifié

 

facilitant la lecture de certains poèmes

contant les aventures de

LAURINE

 

*   *  *

 

 

 

 

 

 

 

Ce petit lexique sera actualisé au fur et à mesure de la mise en ligne des poèmes intégrant la " Romance de Laurine ".

Il vise simplement à donner quelques précisions sur des sites, des mots ou des concepts mentionnés dans ces poésies, lorsque c'est utile.

 

N.B : Chaque "mot" est suivi du poème correspondant, indiqué dans l'ordre de sa parution

 

 

 

 

 

- MARCHÉ SAINT-PIERRE (Brasier)

 

 

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Véritable "paradis des couturières" situé à Paris (18è) au pied de la Butte Montmartre, il rassemble de nombreux commerces spécialisés dans les tissus. Certains d'entre-eux comme "Reine", "Moline" ou "Dreyfus" comptent parmi les plus réputés depuis largement plus d'un siècle.

 

 

 

 

 

- CLOS MONTMARTRE (Matelot)

 

 

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Des vignobles existaient à Montmartre depuis le Xe siècle ! Le "Clos Montmartre" est plus récent (1933) et appartient à la ville de Paris. Ses bouteilles de vin rouge rustique sont rares (un millier de flacons de 50cl pour 2000 pieds sur 0,15 ha) et le bénéfice de leur vente après la fête des vendanges va intégralement à l'association du comité des fêtes et d'action sociale du 18e arrdt.

 

 

 

 

 

- LA BASILIQUE & LES COMPAGNONS DU DEVOIR (Compagnons)

 

 

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La basilique du Sacré-Coeur de Montmartre fut érigée "pour expier les crimes de la Commune" entre 1875 et 1914 (consacrée en 1919) et officiellement achevée en 1923. Le choix de la Butte Montmartre n'était pas le fruit du hasard puisque c'est de là qu'est partie l'insurrection de la Commune de Paris... Elle a été financée par une souscription nationale (le "Chantier National" dans mon poème). Sa pierre blanche provenant de Souppes-sur-Loing (77) a cette propriété incroyable d'être systématiquement blanchie au contact de la pluie, car elle secrète sous cette action du calcin. 

 

Les Compagnons du devoir et du Tour de France dont les tâcherons étaient apprentis, ont largement contribué à sa construction en tant que maçons, charpentiers, carriers et tailleurs de pierre. Leurs outils principaux se composaient du marteau muni de dents à grain d'orge, du têtu et de la polka (voir mon poème). Visiter le Musée du Compagnonnage de Tour disposant de collections exceptionnelles.

 

 

 

 

 

- SAINT-PIERRE DE MONTMARTRE

& SAINT-JEAN DE MONTMARTRE (Pastorale)

 

1/ Saint-Pierre :

 

 

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Construite bien avant, mais juste à côté du Sacré-Coeur, l'église Saint-Pierre de Montmartre (2 rue du Mont-Cenis) représente depuis la Révolution française, avec celle de Saint-Germain des près, la plus ancienne église paroissiale catholique de Paris, succédant à une basilique mérovingienne dédiée à Saint-Denis !

 

Quatre colonnes de marbre bien abimées demeurent encore et constituent les derniers vestiges du temple à Mercure (romain) datant donc de plus de 1800 ans !

 

 

Mais l'église a souffert à maintes reprises, menaçant à chaque fois de s'écrouler (guerre de cent ans, Révolution, XIXe siècle). La Révolution ne l'a d'ailleurs pas ménagée puisqu'elle a été profanée, pillée avec des parties vendues aux enchères, sa dernière Abbesse Louise de Laval guillotinée, son cimetière du Calvaire saccagé, puis transformée en "Temple de la raison" sous la Terreur.

Réquisitionnée par les troupes russes sous l'invasion de Paris à la chute de l'Empire pour devenir un magasin à vivres avec des fours à pain (!), elle subit une troisième profanation sous la Commune servant alors de dépôt de munitions et d'atelier de confection de vêtements.

En 1890, son choeur menace de s'effondrer et la construction de Saint-Jean de Montmartre située au pied de la Butte est décidée. 

Un pan de mur s'écroulant, elle est fermée "définitivement" par mesure de sécurité. Mais avec le soutien de nombreuses personnalités en 1897, elle n'est pas démolie, et même restaurée de 1900 à 1905 avec un nouveau curé en 1908, puis classée aux monuments historiques en 1923.

 

 

 

2/ Saint-Jean :

 

 

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Située rue des Abbesses, elle est construite en 1894 et achevée en 1904.

Sa particularité contemporaine audacieuse réside dans l'emploi pour la première fois du béton, du ciment armé et d'un revêtement de briques et de céramique. Malgré la notoriété de son architecte Anatole de Baudot, disciple de Viollet-le-Duc, sa construction influencée par le style "Art nouveau" provoqua une réprobation générale.

 

 

 

 

 

 

- WESTPORT, MURETS de la Grande Famine (Maureen)

 

 

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1/ La ville de Westport (5000 hab), située en Irlande dans le Comté du Mayo, offre un charme authentique dans l'une des plus belles régions de la côte ouest disposant de sites touristiques réputés : la Clew Bay, le Croagh Patrick (Mont Saint-Patrick), Achill Island et bien entendu le Nord du Connemara (à 60 km). Son petit port de pêche est charmant. 

Jouissant de nombreux pubs (avec la fameuse Guiness, mais pas seulement...) dans lesquels se produisent des groupes et chanteurs réputés, dont le Matt Molloy’s, Pub légendaire appartenant à Matt Molloy, l’un des membres des Chieftains.

 

 

 

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 Toile que j'ai réalisée à partir de la Côte Ouest...

 

 

 

2/ Les murets de pierre jalonnent et traversent littéralement toute cette région.

Certes, ils permettent de retirer les pierres des champs et des prés pour faciliter les pâturages et le drainage des sols comme on en voit un peu partout, mais, ils ont surtout été dressés par des malheureux mourant de faim durant et après la " Grande Famine " (1845/1848), " occupés " de la sorte comme des forçats sous le joug des troupes britanniques.

Certains murets gravissent quasiment à la verticale les pentes du Mont Saint-Patrick. On imagine la peine des pauvres hères mourant de faim, en haillons et pieds nus, femmes et enfants principalement, les hommes étant déportés... La Grande Famine survint à la suite de la prolifération du mildiou qui détruisit les tubercules et récoltes de pommes de terre (aliment essentiel à cette époque) faisant près d'un million de morts et contraignant près de deux millions d'Irlandais à émigrer aux États-Unis. Les Britanniques ont tenté de profiter de la situation en expulsant de leurs terres les familles devenues par la famine, incapables de payer l'impôt, mesures ayant particulièrement scandalisé les Irlando-Américains et fait de l'Amérique une terre d'accueil.

 

 

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Toile dans laquelle j'ai représenté ces murets...

 

 

 

 

 

- TOURNURE (Maureen)

 

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La tournure était un vêtement de "dessous" entre 1869 et 1890 très en vogue à l'époque, ayant remplacé la crinoline trop rigide, et servant à soutenir à l'arrière (uniquement) les jupons, jupe ou robe. De nombreux peintres l'ont immortalisée (voir ci-après la toile d'auguste Renoir "Danse à la ville") : 

 

 

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- TOUR EIFFEL (La Tour & L'ascension))

 

 

1/ Sa couleur (La Tour)

 

 

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Construite théoriquement de façon provisoire comme pièce maîtresse de l'exposition universelle de Paris en 1889 (centenaire de la Révolution Française), devant être démontée après... 

Ses travaux ont débuté le 28 janvier 1887 pour s'achever en un temps record de 2 ans, 2 mois et 5 jours, le 31 mars 1889 !

 

La Tour Eiffel a connu plusieurs couleurs depuis son origine.

Il ne lui faut pas moins de 60 tonnes de peinture, sachant qu'elle a été repeinte 18 fois !

 

Elle a 3 couleurs distinctes, dans les mêmes teintes. La plus sombre est appliquée près du sol, la plus claire recouvre les parties les plus hautes. C'est fait ainsi pour limiter l'impact visuel de la tour dans le ciel parisien. Peinte tout d'abord en rouge Venise (1887/88) -laque de garance dans mon poème-  puis en brun/rouge (1889), 5 couleurs dégradées du jaune orange à la base au jaune clair au sommet (1899), jaune brun (1907 à 1947), rouge brun (1954/1961) puis "brun tour Eiffel" (1968 à aujourd'hui), elle est dégradée en trois tons, du plus foncé en bas au plus clair en haut.

 

 

 

2/ Ses restaurants (L'ascension)

 

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Ses restaurants/bars se comptaient au nombre de quatre (1889) implantés au 1er étage.

Ils étaient alimentés par des cuisines situées avec leurs "caves" à environ 55 m au dessus du sol. Le tout, fonctionnant à l'électricité et la vapeur d'eau plus du gaz utilisé uniquement pour l'éclairage.

 

On disposait donc d'un restaurant russe (voir mon poème), d'un restaurant français tenu par M. Brébant avec salons particuliers, d'un bar anglo-américain et d'un bar flamand. De quoi régaler les visiteurs de l'exposition universelle de Paris 1889 !

 

 

3/ Rivets (L'ascension)

 

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Il fallait 4 hommes pour poser des rivets chauffés à blanc grâce à une forge mobile (rivets : pièces de métal forgé reliant entre-elles deux pièces ou plaques également en métal, comme c'est le cas par exemple sur les navires) : un pour les chauffer, un pour les tenir en place, un pour former leur tête, et un dernier pour achever l'écrasement à coups de masse. À noter que tous les trous devant accueillir ensuite les rivets étaient pré-percés auparavant, ce qui a réduit les bruits de perçage et d'usinage sur place.

 

Les assemblages sont d'abord réalisés sur place par des boulons provisoires, remplacés au fur et à mesure par des rivets posés à chaud.
En se refroidissant, ils se contractent, ce qui assure le serrage des pièces les unes avec les autres. La tour comptait pas moins de  2 500 000 rivets !

 

 

 

4/ Ses critiques ! ("débat" dans l'ascension)

 

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La Tour Eiffel a fait l'objet de campagnes de dénigrement, d'affrontements voire de calomnies d'une violence inouïe, avant même sa construction.

Le Monde des Arts & Lettres n'a pas manqué à l'appel de ses détracteurs puisqu'on y compte de grands noms : Charles Gounod, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas fils, François Coppée, Leconte de Lisle, Sully Prudhomme, William Bouguereau, Ernest Meissonier, Victorien Sardou, Charles Garnier et bien d'autres...

 

Certains n'ont pas manqué d'adjectifs :  

 

"ce lampadaire véritablement tragique" (Léon Bloy),  "ce squelette de beffroi" (Paul Verlaine),  "ce mât de fer aux durs agrès, inachevé, confus, difforme" (François Coppée), "cette haute et maigre pyramide d'échelles de fer, squelette disgracieux et géant, dont la base semble faite pour porter un formidable monument de Cyclopes, et qui avorte en un ridicule et mince profil de cheminée d'usine" (Maupassant), "un tuyau d'usine en construction, une carcasse qui attend d'être remplie par des pierres de taille ou des briques, ce grillage infundibuliforme, ce suppositoire criblé de trous" (Joris-Karl Huysmans), etc.

 

 

D'ailleurs, une "pétition" (déjà...) nommée en 1887 " Protestation contre la Tour de M. Eiffel" écrivait entre autre :

 

 

" Nous venons, écrivains, peintres, sculpteurs, architectes, amateurs passionnés de la beauté jusqu'ici intacte de Paris, protester de toutes nos forces, de toute notre indignation, au nom du goût français méconnu, au nom de l'art et de l'histoire français menacés, contre l'érection, en plein cœur de notre capitale, de l'inutile et monstrueuse tour Eiffel, que la malignité publique, souvent empreinte de bon sens et d'esprit de justice, a déjà baptisée du nom de tour de Babel. (...)  La ville de Paris va-t-elle donc s'associer plus longtemps aux baroques, aux mercantiles imaginations d'un constructeur de machines, pour s'enlaidir irréparablement et se déshonorer ? (...). Il suffit d'ailleurs, pour se rendre compte de ce que nous avançons, de se figurer un instant une tour vertigineusement ridicule, dominant Paris, ainsi qu'une noire et gigantesque cheminée d'usine, écrasant de sa masse barbare (...) tous nos monuments humiliés, toutes nos architectures rapetissées, qui disparaîtront dans ce rêve stupéfiant. Et, pendant vingt ans, nous verrons s'allonger sur la ville entière, frémissante encore du génie de tant de siècles, nous verrons s'allonger comme une tache d'encre l'ombre odieuse de l'odieuse colonne de tôle boulonnée".

 

 

" Protestation " à laquelle Gustave Eiffel ne manqua pas de répondre :

 

"Je crois, pour ma part, que la Tour aura sa beauté propre. Parce que nous sommes des ingénieurs, croit-on donc que la beauté ne nous préoccupe pas dans nos constructions et qu'en même temps que nous faisons solide et durable, nous ne nous efforçons pas de faire élégant ? Est-ce que les véritables conditions de la force ne sont pas toujours conformes aux conditions secrètes de l'harmonie ? (...) Or de quelle condition ai-je eu, avant tout, à tenir compte dans la Tour ? De la résistance au vent. Eh bien ! Je prétends que les courbes des quatre arêtes du monument, tel que le calcul les a fournies donneront une grande impression de force et de beauté ; car elles traduiront aux yeux la hardiesse de la conception dans son ensemble, de même que les nombreux vides ménagés dans les éléments mêmes de la construction accuseront fortement le constant souci de ne pas livrer inutilement aux violences des ouragans des surfaces dangereuses pour la stabilité de l'édifice. Il y a, du reste, dans le colossal une attraction, un charme propre, auxquelles les théories d'art ordinaires ne sont guère applicables".

 

 

À titre personnel, il me semble que la prudence s'impose quant à condamner trop vite ces propos.

 

 

Ne sommes-nous pas nous-mêmes souvent confrontés à des situations analogues quand le progrès ou l'Art moderne frappe à notre porte ?

Je me souviens avoir été très réticent lorsqu'en passant un matin de 1975 devant le plateau Beaubourg je découvris d'horribles tuyaux fendant l'air dans des obliques colorées affreuses. C'était du moins mon avis en passant devant ce qui devait devenir le Centre Pompidou...

 

 

 

 

 

- LE MAQUIS dont la fontaine et la tour du philosophe (Le maquis)

 

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Le maquis de Montmartre par Utrillo

 


Entre le début du XIXe et du XXe siècles, se situait le maquis de Montmartre à l'emplacement des actuelles rues Lepic, Girardon et Caulaincourt.

C'était un vaste terrain vague ayant remplacé les champs et terrains vagues de la butte dont des moulins détruits, tout comme l'emplacement des canons pris par la Commune.

L'actuelle avenue Junot a recouvert cet ancien enchevêtrement de cabanes ressemblant à un bidonville misérable bien que fleuri et relativement champêtre à l'époque. La spéculation immobilière en vint à bout à partir de 1902. Et dire que les luxueuses villas d'aujourd'hui dont le prix au m2 est l'un des plus chers de Paris, n'étaient que des masures de misère hier...

 

 

Sa population misérable constituée de personnes ne pouvant payer de loyers se composait également d'anciens riches désargentés (comme ces deux gentlemen britanniques apprenant le badminton aux enfants !) ou d'originaux (comme le "philosophe" se prenant pour Diogène, ayant édifié sa "tour").

Artistes et peintres séjournant à proximité (Auguste et Jean Renoir au "Château des brouillards") s'en sont maintes fois inspirés : - Berlioz, Poulbot, Isadora Duncan (qui emmenait ses élèves répéter en petite tenue grecque à "la plage"...), le fameux baron Pigeard (qui fonda l'Union Maritime de la Butte Montmartre (!) et apprenant aux enfants à nager sur "la plage" donc sur un tabouret... et qui reçu aussi Modigliani ou Max Jacob, sans oublier Van Gogh et bien entendu Utrillo.

 

 

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La tour du philosophe

 

Quant à la fontaine miraculeuse, la légende conte que Saint-Denis décapité et sa tête sous le bras, s'y serait arrêté pour la laver. Cette fontaine (Square Suzanne Buisson, impasse Girardon) jouissait également de vertus curieuses fort courues des maris jaloux puisqu'elle rendait les femmes fidèles...

 

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La fontaine miraculeuse

 

 

 

- SAINT-PATRICK (Le maquis)

 

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Saint-Patrick devant le Mont St-Patrick

 

Saint-Patrick qui, sur ordre du pape tenta d'évangéliser les irlandais en 411, pour les délivrer de leurs errances druidiques, donna son nom au Mont Saint-Patrick qui culmine à 764m en Irlande, est le saint patron des irlandais dont la fête se tient tous les ans à la date anniversaire de sa mort, le 17 mars (461).

 

 

 

 

- FOUR À BOIS OU À CHARBON (Bâtard)

 

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Avant toute chose, je vous recommande l'excellent livre d' Antoine PARMENTIER (Oui, celui de la pomme de terre ! ) sur la façon du pain, publié en 1777. 

Vous le trouverez sur la Bibliothèque Nationale de France en téléchargement sur le site de GALLICA =>    ICI

La cuisson du pain est expliquée de la page 56 à 60.

 

Si la cuisson traditionnelle du pain se faisait au feu de bois (voir mon poème Bâtard), celle au charbon rencontra très rapidement un vif succès chez les boulangers.

En effet, le bois nécessitait des brindilles ou fagots de ronces ou  des sarments de vigne pour l'allumer ainsi que de la charbonnette (bois de 5cm de diamètre) puis du bois très sec de chêne, charme, hêtre ou de frêne (brûlant lentement). Il faut compter 3 heures de chauffe et 1/4 de stère environ pour un four d'un mètre de diamètre chauffé à 300°

 

Mais le charbon, bien plus pratique et rapide que le bois, est apparu simultanément à l'essor des grandes boulangeries industrielles à la fin du 19ème siècle. Ces fabriques utilisaient des fours bien plus grands, chauffés au charbon ou au moyen de tuyaux à vapeur. En fait, afin de limiter les gaz nocifs, le pain était cuit dans un espace distinct, donc en "chauffage indirect" par l'intermédiaire d'air chaud dispensé ou d'eau chaude. La cuisson pouvait dès lors se faire sans interruption offrant un gain de temps considérable pour une plus faible utilisation de combustible.

 

Juste une anecdote pour finir. Qui inventa la baguette ? Napoléon 1er ou plutôt ses boulangers de campagne militaire ! Car plus pratique à transporter dans les poches des basques à l'arrière de l'habit des soldats plutôt que dans leur gibecière comme cela se faisait pour les galettes de pain rondes...

 

 

 

 

 

 

- OMNIBUS (L'exposition)

 

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À cette époque, il existait déjà plus de dix lignes régulières d'omnibus composés de "voitures" tirées à cheval.  Mais la concurrence était sévère et sans correspondance d'une ligne à l'autre. Il fallut attendre les bouleversements opérés par le Baron Haussman soucieux de la fluidité de la circulation dans Paris (déjà...) lors de l'exposition universelle de 1855 (pas celle de mon poème datant de 1889) pour les fusionner en un monopole confié à La Compagnie Générale des Omnibus (C.G.O.). Cela représentait par exemple en 1860 : 25 lignes de 503 omnibus tractés par 6700 chevaux !

 

En 1889 (Laurine, Maureen et José dans mon poème en empruntent un) furent mis en place de lourds omnibus à impériale de 40 places avec plateforme arrière et accès supérieur par un escalier hélicoïdal, tractés par 3 chevaux.

 

 

 

 

 

 

- EXPOSITION UNIVERSELLE :  (L'Exposition)

 

 

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Se tenant à Paris du 5 mai au 3 octobre 1889 pour le centenaire de la Révolution française, cette dixième (!) exposition avait pour pièce maîtresse la Tour Eiffel. Se répartissant sur 50 hectares, elle s'enorgueillissait également du fameux bâtiment abritant la "Galerie des Machines". 

 

 

 

Extrait de l'historique de l'exposition : 

 

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- Inauguration le 5 mai par le Président Carnot
- Durée: du 6 mai au 31 octobre 1889 (180 jours) 
- Situation géographique: le Champ de Mars, l'Esplanade des Invalides, la Colline de Chaillot et les rives de la Seine 
- Superficie: 96 hectares, dont 60 réservés aux bâtiments 
- Emblèmes: la Tour Eiffel, le Hall des machines  
- Exposants: 61.722, dont 33.937 français 
- Pavillons: Trois pavillons français, 24 pavillons thématiques, 18 pavillons coloniaux, 35 pavillons nationaux, 30 pavillons privés 
- Visiteurs: 32.250.000 
- Prix d'entrée: un Franc 
- Dépenses: 41.500.000 Francs 
- Recettes: 49.500.000 Francs 
- Bénéfices: 8.000.000 Francs 
- Classification: 9 groupes et 83 catégories 
- Prix décernés: 33.889, dont 953 Grands Prix

 

 

 

1/Deux Ponts roulants à vapeur desservaient les différents niveaux de la Galerie des Machines qui mesurait plus de 400 m. Ils opéraient parallèlement, parcourant cette galerie sur une longueur de 300 mètres, et emportant chacun de 150 à 200 personnes.

 

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2/Globe terrestre (mars à saturne dans mon poème)Parmi les très nombreux bâtiments comme les attractions, se tenait le long de l'avenue de Suffren un globe terrestre de 40 mètres de circonférence représentant  la terre au millionième avec un diamètre  d'environ 12m 70, en tenant compte de l'aplatissement des pôles.

 

 

 

3/BUFFALO BILL & Annie OAKLEY Eh oui, le célèbre cowboy vint d'Amérique avec sa comparse qui tirait plus vite que son ombre... Il se rendit à cette exposition ainsi qu'à Lyon et Marseille pour présenter son fameux " Wild West Show ".  Annie Oakley s'était rendu célèbre pour ses performances incroyables au tir. à 28 mètres de distance, elle touchait 4472 des 5000 boules de verre lancées en l'air et coupait une carte à jouer en deux par son côté le plus fin ! Un de ses tirs les plus célèbres reste celui qui pouvait enlever les cendres d'une cigarette dans la bouche. Lors d'une tournée en Europe, elle proposa au kaiser guillaume 2 d'Allemagne de tirer sur sa cigarette qu'il tenait dans sa main.

 

 

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4/Chemin de fer Decauville : C'était une attraction vraiment populaire et fort pratique, s'appuyant sur une voie tracée entre le Champ-de-Mars et les Invalides sur une distance de 3 km, traversant deux tunnels (voir mon poème) : celui de la tour Eiffel et celui de l'Alma. Cette ligne provisoire transportait 6 342 446 voyageurs payants. 

 

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5/Bouchon de diamant : présenté dans une vitrine au centre du pavillon de la joaillerie,  un gros bouchon de carafe était en fait un diamant pesant 180 carats (74 de plus que le Kohinoor et 44 de plus que le Régent). 

 

 

 

 

 

 

 

- MALAGA, PABLO, PABLITO, DONA MARIA... PICASSO (Manuel)

 

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Pablo, Diego, José, Francisco, de Paula, Juan, Nepomuceno, María de los Remedio,s Cipriano de la Santísima Trinidad Mártir, Patricio, Ruiz y Picasso... Tel était le nom complet de Picasso. 

"Pablito" (que j'utilise dans mon poème) était le prénom donné à son petit fils né en 1948.

 

Né en 1881 à Malaga en Andalousie (voir mon poème), il tient en fait son nom de sa mère (Dona Maria Picasso Lopez, fille de vigneron), son père s'appelant José Ruiz y Blasco (professeur de peinture ).

Dans mon poème, je le fais venir à Paris à l'âge de huit ans (sa 1ère huile sur toile), ce qui est une fiction. Mais il habitera Montmartre - avant  de s'établir dans différents ateliers parisiens -  dans la fameuse cité des crève-la-faim " le Bateau-lavoir " à partir de 1904 où il fait la connaissance de Guillaume Apollinaire, d'André Salmon, d'Amedeo Modigliani, entre autres...

 

3 de ses premières toiles...

 

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"Le Picador" 8 ans

 

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"Autoportrait" 15 ans

 

 

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Dona Maria (sa mère) 15 ans


 

 

 

 

 

 - FARDS, Pierre-AUGUSTE RENOIR (Le Peintre)

 

  

 

1/ FARDS : La mode de la fin du XIXè siècle voulait que les femmes aient le teint diaphane, presque transparent, de blancheur pâle avec des yeux soulignés de noir charbon ou de bleu foncé leur donnant ainsi un air fantomatique blafard. L'idéal de la beauté féminine consistait à avoir l'air mourant.

Le théâtre (des grands boulevards) a largement relayé cette vision de son temps parfaitement bien servie par les fards gras, puis secs créés par le comédien Joseph-Albert Ponsin, présentés dans de jolies boîtes rondes colorées. Plus tard, il lance la très célèbre poudre de riz de Java pour "éclaircir le teint et velouter la peau". 

Comme c'était d'ailleurs le cas dans l'antiquité (Cléopâtre prenant des bains de lait d'ânesse pour s'éclaircir la peau), les femmes ne devaient en aucun cas avoir le teint rougeaud (synonyme de basse condition) et encore moins bronzé (indiquant un travail de paysans). Le rouge à lèvres en vogue en vogue aussi bien pour les femmes que pour les hommes aux 17è et 18è siècles, ne l'était plus vraiment, bien que Guerlain ait créé en 1880 el premier bâton de rouge à lèvres à base de cire à bougie " Ne m'oubliez pas ". 

 

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2/ Pierre-Auguste RENOIR (1841/1919)  compte parmi nos plus illustres peintres impressionnistes.

 

 

Je ne vais pas ici vous conter sa biographie disponible partout (mais attention aux nombreuses erreurs sur Internet !) mais juste donner un ou deux éléments en rapport avec mes poèmes, donc selon le cas au fur et à mesure. Naturellement, dates et personnages de ma Romance de Laurine, ne correspondent que peu avec la vérité historique, mais s'en approchent du mieux possible.

 

À l'époque de ma romance (commencée en 1889), Renoir est un peintre connu qui a maintes fois exposé, notamment au " Salon " (qui alterne accords ou refus de ses oeuvres) puis avec les impressionnistes à plusieurs reprises (1874, 76, 77, 82), mais qui traverse régulièrement des périodes difficiles, de remous d'influence et bien entendu financiers.

 

Entré en 1862 dans l'atelier de Gleyre où il fréquenta Monet, sisley, Bazille, Pissaro et Cézanne, il se cherche en permanence. C'est un optimiste inconditionnel des portraits et des nus qui peint joyeusement  et d'instinct sans craindre la monotonie répétitive et qui laisse libre court à sa liberté d'expression anti conformiste (comme l'on dirait aujourd'hui).

 

 

Il fréquente souvent Claude Monet, à Bougival (mon poème Brouillards) le rejoignant notamment sur l'île de la Grenouillère (mon poème La Grenouillère) où il s'adonne à la peinture de baigneuses nues sensuelles et voluptueuses en bord de Seine (période " nacrée ").  Son chef d'oeuvre " Le moulin de la Galette " (mon poème "Noce"), figure parmi ses grandes oeuvres de référence. 

Personnellement, j'aime beaucoup le portrait qu'il fit de Mademoiselle Irène Cahen d'Anvers peint en 1880 - en photo ci-dessous -  (qui pourrait tout autant être celui de " ma Laurine toute jeune " mais non pas dans son gourbi misérable...). Voir l'histoire incroyable du devenir de cette toile :  ICI

 

Il s'installe en 1876 dans une ancienne demeure entourée de jardins dominant le vignoble de Montmartre au 12, 14 rue Cortot, (devenant voisin de Jean, Laurine et Maureen dans mes poèmes). Cette résidence est désormais le Musée de Montmartre ayant d'ailleurs accueilli de nombreux artistes dont Émile Bernard, Raoul Dufy, Suzanne Valadon ou Maurice Utrillo. 

Il résidera aussi au château des Brouillards en 1889 au pavillon 6 du 13 rue Girardon (mon poème "Brouillards"). 

Il épousera l'une de ses modèles, Aline Charigot (Maureen dans mes poèmes...), mère d'un de ses enfants, le fameux cinéaste Jean Renoir né au Château des brouillards.

 

 

 

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 Auguste RENOIR - Mademoiselle Irène Cahen d'Anvers

 

 

 

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Auguste RENOIR - Le moulin de la galette

 

 

 

 

 

- RAVACHOL (ANARCHIE), LARIBOISIÈRE (La bombe)

 

1/ François Claudius Koënigstein dit RAVACHOL (1859/1892), surnommé le « Rocambole de l'anarchisme », a défrayé la chronique de l'époque par ses attentats, vols, crimes et assassinats perpétrés au nom de cet idéal relativement récent en France que fut l'anarchisme (Pierre Joseph PROUDHON s'était revendiqué le premier de l'anarchisme en 1840). Il convient cependant de noter que c'est l'affaire de Fourmies (fusillade tragique d'ouvriers grévistes par la troupe en 1891) et ses conséquences de brutalité policière qui accélérèrent son engagement anarchiste contre toute forme de pouvoir. Il utilisa des bombes faites de marmites emplies de mitraille, de clous et de cartouches de dynamite posées contre des représentants et détenteurs du pouvoir afin de le déstabiliser. Par la suite, d'autres anarchistes se rendirent tristement célèbres en France comme à l'étranger par des actes plus ou moins isolés : assassinats du Président de la République Sadi CARNOT à Lyon (1894), d'Élisabeth de Wittelsbach, dite SISSI, épouse de François-Joseph 1er de Habsbourg, d'Humberto 1er roi d'Italie en 1900, du Tsar Alexandre II en 1881, etc.

 

J'ai illustré dans mon poème, cette situation de terrorisme avant l'heure, afin de bien montrer la situation politique fragmentée de l'époque qui n'avait rien à envier à la nôtre, compte tenu de " l'idéal anti étatique et anti clérical " du mouvement anarchiste qui ne frappait d'ailleurs pas que des dirigeants et représentants du pouvoir, mais aussi la foule au hasard.

 

 

 

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2/ Hôpital de LARIBOISIÈRE Cet hôpital entièrement repensé en 1846 et prenant la suite de l'hôpital du Nord (1839), Louis-Philippe (1841), de la République (1848), s'est appelé Lariboisière en 1854. Il se devait selon les voeux de la princesse Élisa de LARIBOISIÈRE (fille du Comte ROY ministre des finances à la Restauration et épouse du Comte de Lariboisière fils du Maréchal d'Empire) d'être le plus beau de Paris, grâce notamment à ses legs. Sa construction avait d'ailleurs été décidée pour combler le manque d'hôpitaux rive droite et suite à l'épidémie de choléra de 1832 ; cet hôpital s'inscrivant dans une volonté de " charité où la philanthropie, où la science et l'art soient développés avec tous les progrès du temps ".

 

 

 

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- INTOLÉRANCE, LE CHÂTEAU DES BROUILLARDS, FOLIE, FONTAINE DU BUT, BIBI LA PURÉE, (Brouillards)

 

1/ INTOLÉRANCE (vers 8 de Brouillards) permettant d'imaginer bien avant l'heure, le petit Pablo (Picasso) frappé d'indignation, meurtri et terriblement choqué par la scène de la bombe (poème précédent : La Bombe), comme il l'aura été bien plus tard lorsque l'aviation nazie bombardera et détruira la ville de Guernica durant la guerre d'Espagne (26/04/0937).

À la demande de la République Espagnole de réaliser une peinture murale pour leur pavillon lors de l'Exposition Universelle de Paris en 1937, Picasso en fit alors sa fameuse toile cubiste et monumentale " Guernica " (1937), choisissant de dénoncer le totalitarisme fasciste par toile interposée.

 

 

Durant la seconde guerre mondiale, rencontrant dans son atelier l'ambassadeur du 3ème Reich qui, regardant une photo de sa toile, lui avait dit en colère : " C'est vous qui avez fait ça ? ", Picasso lui avait alors rétorqué : " Non, c'est vous ! "

 

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2/ LE CHÂTEAU DES BROUILLARDS, ET LA "FOLIE", LA FONTAINE DU BUT est une villa qui existe toujours formée d'un vaste bâtiment de deux étages situé à l'angle de l'allée des brouillards et de la place Dalida à Montmartre.

 

C'est en 1772 qu'un avocat au Parlement de Paris, Legrand-Ducamjean, achète à Montmartre qui n'était pas encore rattaché à Paris, 7000 m2 plantés de vigne et disposant d'un moulin, d'une ferme et d'abreuvoirs, plus la fameuse fontaine miraculeuse dans laquelle Saint-Denis y aurait lavé sa tête tranchée (Voir ci-avant : Le Maquis). Ce terrain très embrumé du fait de sources avoisinantes et de vapeurs d'eau a donné nom au site des brouillards.

 

 

Faisant raser la ferme, l'avocat fait alors construire une " folie " (demeure d'aristocrates ou de bourgeois aisés servant de villégiature en périphérie des villes).

Ce "château", ou plutôt ses communs annexes, abritèrent de nombreux artistes comme Théophile Steinlen, Kees Van Dongen, Amedeo Modigliani et Pierre-Auguste Renoir avec son modèle qu'il épousa en 1890 : Aline Charigot. Leur second fils Jean Renoir y naquit en 1894. 

 

Enfin, je vous invite à lire ou relire le roman de Roland DORGELES " Le Château des brouillards " publié en 1932, dans lequel il conte avec le talent qu'on lui connaît, la Bohème qu'il fréquenta assidûment, notamment avec Apollinaire, Picasso, Modigliani, Mac Orlan, Carco ou Max Jacob, pour ne citer qu'eux... en évoquant bien entendu le fameux cabaret " Au lapin agile ".

 

Dans mon poème (Brouillards) Maureen (Aline Charigot, donc) pose pour Renoir, un peu plus tôt qu'en réalité mais en fiction romanesque...

 

 


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3/ BIBI-LA-PURÉE (André-Joseph SALIS) était une figure légendaire de la Bohème de Montmartre qui fréquenta le Château des brouillards (ou le plus souvent la cuisine de Renoir, mendiant un bocal de cornichons et un litre de rouge) et les cabarets de la Butte et de Pigalle. Ce personnage pittoresque, ancien étudiant en Droit, provocateur, artiste, poète, indicateur de police, acteur, mendiant, magouilleur, ivrogne, dépravé, cireur de chaussures, voleur, et se prétendant le secrétaire et amant de Paul Verlaine, a fait l'objet de portraits par les artistes qu'il fréquentait, dont Jacques Villon, Steinlen et Picasso.

 

 

 

 

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- " LE CAFÉ ANGLAIS" , PAUL-DURAND RUEL, " LE FESTIN DE BABETTE " (Festin)

 

1/ " LE CAFÉ ANGLAIS " situé à Paris au 13 boulevard des Italiens, était un restaurant fameux construit en 1802 et qui connut ses heures de gloire à la Belle Époque.

De nombreux artistes l'ont fréquenté dans la réalité :  Stendhal (qui en disait  " Trois soupers par semaine au Café Anglais et je suis au courant de ce qui se dit à Paris "), Alfred de Musset, Alexandre Dumas, Eugène Sue, etc. Dans la fiction également, ils furent nombreux à le mettre en scène : Honoré de Balzac (dans le Père Goriot), Flaubert, R. Quéneau, Karen Blixen, Marcel Proust, Guy de Maupassant, Émile Zola, etc. Des rois, princes, aristocrates, dirigeants, bourgeois de France et d'Europe en ont également fait l'une de leurs tables préférées, parmi les 22 salons et cabinets particuliers réservés. Ainsi, il servit le fameux dîner des trois empereurs réunissant le Tsar Alexandre II, le Tsarévitch, le roi de Prusse Guillaume 1er et Bismarck lors de l'Exposition universelle de Paris en 1867.

 

Disparu en 1913, il a été remplacé par un immeuble de style Art nouveau.

 

Je situe mon poème "Festin" dans son cadre en référence au " Festin de Babette " dont l'héroïne du roman de Karen Blixen (et du film) exerçait en 1871 comme Chef de cuisine mondialement réputée.

 

 

 

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2/ PAUL-DURAND RUEL (qui, dans mon poème (Festin) invite Renoir et ses amis) était un célèbre collectionneur, marchand de tableaux ayant lancé et encouragé de très nombreux peintres impressionnistes dont Pierre-Auguste Renoir. Il organisa une très grande exposition, probablement la plus célèbre du siècle, à Londres en 1905. Il acquit un nombre considérable de toiles,  soit environ 12 000 tableaux dont plus de 1 000 Monet, 1 500 Renoir, 400 Degas, 400 Sisley, 800 Pissaro, 200 Manet et 400Mary Casalt !

 

Peint par Renoir...

 

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3/ LE FESTIN DE BABETTE tiré de la nouvelle de Karen BLIXEN, est un film Danois (1987) avec Stéphane AUDRAN jouant le rôle de Babette. 

Je vous recommande ces liens qui en font un excellent résumé :  Le festin de Babette 1  et   Le festin de Babette recettes

 

J'ai pris le parti de composer le menu du souper du Nouvel an de 1890 dans mon poème (Festin) en reprenant intégralement le menu fabuleux du film dans lequel, les scènes de la préparation en cuisine et du repas valent largement le détour ! En voici le menu : menu 1 et les recettes principales :  Le festin de Babette recettes  et   festin

 

Et en cadeau, ces deux vidéos :      

 

 

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- SAINT-LAZARE, MONET & RENOIR À BOUGIVAL, CARTON (Vapeurs)

 

 

1/ LA GARE SAINT-LAZARE fonctionnait déjà à plein régime, enfumée par les locomotives à vapeur à la fin du XIXè. La ligne Saint-Lazare/Saint-Germain en Laye fut inaugurée en 1837 en présence de la famille royale et de la Reine Marie-Amélie. La ligne pour Saint-Cloud et Saint-Nom-la-Bretèche (qui nous concerne) a été inaugurée en 1884, desservant depuis Paris/St-Lazare, St-Cloud, Garches Marne-la-coquette, Vaucresson, La Celle-St-Cloud, Bougival, Louveciennes, Marly-le-Roi, L'Étang-la-Ville, St Nom-la-Bretèche.

 

Claude MONET a fréquenté cette ligne pour se rendre à Louveciennes ou à Bougival (en haut de la colline distante de la Seine, mais à proximité de la forêt de Louceciennes/Versailles)  mais aussi  celle du Tramway à vapeur de Paris (Place de l'Étoile !) à Saint-Germain (Château) qui longeait la Seine, donc en passant par Le Peck et Bougival en bas, bord de Seine.

 

 

Il a peint plusieurs toiles de chemins de fer arrivant en gare (à Bougival) et de la gare Saint-Lazare (ci-après)

 

 

N.B : À titre personnel, j'adore ces toiles et, jeune élève aux Beaux-Arts, j'avais copié celle du "Train dans la neige" (ci-dessous) de Monet. J'ai habité durant toute mon adolescence en haut de Bougival, à proximité de cette gare, allant aux Beaux-Arts de Versailles à mobylette et au Lycée de Saint-Cloud par ce même train en longeant à pied la rue Claude Monet, mais à son époque, il y avait encore de nombreux vergers en bordure de forêt...

 

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  Claude_Monet_-_Train_Tracks_at_the_Saint-Lazare_Station.jpg  

 

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2/ MONET & RENOIR À BOUGIVAL, CARTON. Ils se sont vus, mais plus tôt que dans mon poème (Vapeurs). Monet s'est installé à Bougival en 1869. Il a peint notamment l'établissement de bains/guinguette de La Grenouillère sur l'île de Croissy-sur-Seine en compagnie de Renoir (mon poème prochain : " La Grenouillère "). 

 

Ci-dessous par Monet " Glaçons sur la Seine "  puis " effets de neige sur la route de Louveciennes " 

 

Un "carton" est un carton entoilé bien moins coûteux qu'une toile de Lin (elle-même plus chère, mais sans aucune mesure de qualité avec les cadres entoilés actuels en coton).

 

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08/02/2019
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Vapeurs

 

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"L'Arlésienne" Georges Bizet

 

 

 

 

 

 

 

 

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Vapeurs

 

 

 

 

Le froid s’est installé vitrifiant le chantier.

Des cristaux de verglas sur des marbres fendus

Témoignent de l’assaut de l’hiver tout entier

Et des sillons de glace luisent pourfendus.

 

Des ombres clouent les fers des chevaux affolés,

Portent des canadiennes et des chaufferettes,

Se coiffent de bonnets de loutres immolées,

Chaussent bottes fourrées d’allure peu discrète.

 

Mais ils ont décidé, Pierre-Auguste et Maureen

De visiter Monet, fière locomotive

Entraînant l’impression que rien ne les chagrine,

Ni la toile du gel, ni congères fautives.

 

« Saint-Lazare » enfumée de tourbillons neigeux

Couvre leur équipée du manteau des Carpates

Ou de Michel Strogoff… De quoi se prendre au jeu !

La voie de Bougival n’est guère un quai d’épate.

 

Laurine a préféré la tiédeur du logis,

La chaleur du fournil aux morsures du givre.

Enveloppée d’amour, faisant l’apologie

De José qui pétrit dans la maie ses vingt livres.

 

Hier ils se sont surpris dans un tendre baiser

Recouvert de farine en bonheur impalpable…

 Ils se sont embrassés dans un souffle apaisé

Prolongeant leur étreinte en un songe coupable.

 

Dispersant le ballast, soufflant contre le vent,

Le monstre de vapeur s’enlise en fin de gare.

Monet qui les attend les précède devant

Ce train qu’il a repeint quand frisait son regard.

 

Sur les coteaux d’en haut par les champs et vergers,

Les voici qui s’ébrouent des flocons en tornades

Et souriant à Maureen qui s’en vient d’émerger,

La défient de poser nue sur la promenade !

 

Mais c’est plus sagement qu’à l’atelier, rendus,

Plongeant dans la vapeur du logis aux chimères,

Que nos amis raniment un « carton » pendu

Se boursouflant ravi de ses couleurs primaires.

 

 

 

 

 

Pierre Barjonet

Février 2019

 

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16/03/2019
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Festin

 

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Brahms : Hungarian dance in G minor 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Festin

 

 

 

 

C’est au « Café Anglais » dans un luxueux salon

Que Paul a retenu douze couverts de rêve.

Troquant deux, trois tableaux contre l’or des poêlons

Il convie les amis d’Auguste qui s’élève.

 

 Il n’a pas lésiné, le marchand si brillant,

Émerveillant José, Maureen et son Auguste,

Deux parents Londoniens, sa femme et ses brillants,

Laurine et Maître Jean, trois peintres qui s’incrustent.

 

Leur mise incomparable en la soirée de veille

Polit l’argenterie, le cristal de Bohème,

Le Limoges doré, les louches de vermeil,

Dignes du Nouvel An, des êtres que l’on aime.

 

La soupe de tortue pour baigner le palais

Vient s’échouer lentement aux coraux des agapes.

Les blinis Demidoff des tsars en leurs palais

Sabrent le noir caviar par la vodka qui frappe.

 

Et la truffe s’invite au fondant du foie gras

Ceinturant l’horizon de caille en sarcophage

Ayant bu son cognac. Ô volatile ingrat !

S’en viennent les endives noyées d’élevage. 

 

Les semailles annoncent les pays de lait :

Maroilles et Munster supplient le Saint-Nectaire

D’épargner les gourmets en ce « Café Anglais ».

La Lorraine de Jeanne en Tomme est fort sectaire !

 

Livrant les fruits confits de la chasse au trésor,

La corsaire « Babette » encense les Antilles,

Et son Baba au rhum enfume les Windsor

Embrochés d’ananas pointant des écoutilles.

 

Au rythme des tortues, c’est l’Amontillado

Qui donne aux broches d’ambre un pic aromatique.

Et la Veuve Clicquot (1860) déborde de cadeaux

Pour l’impérial caviar, en bulles chromatiques.

 

Le cru de Clos Vougeot (1845) sublime les momies

Réchauffant le dépôt que libèrent les cailles.

Cigares et liqueurs qu’escortent des commis

Soudent le Nouvel An (1890) de vœux que rien n’écaille.

 

 

 

 

 

Pierre Barjonet

Février 2019

 

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13/03/2019
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Brouillards

 

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"Sur les vagues" Orgue de barbarie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Brouillards

 

 

 

 

 

Les brouillards de l’automne ont desséché les pleurs

Que la poudre de pierre a broyés de poussière.

L’orgue de barbarie fleurit peine et douleurs

Des passants prisonniers de l’affreuse glacière.

 

 Le silence d’hiver laisse place au refrain

Que les marchands de rues colportent dans l’errance.

Manuel s’est rétabli, mais perdant son entrain

Repart avec Pablo brossant l’intolérance.

 

 La douceur infinie d’Auguste pour Maureen

L’a conduite au « Château des brouillards » qu’elle caresse.

Cette ancienne « folie » fut un temps orpheline

Et son approche ouverte en fit mauvaise presse.

 

Le parc s’est emmuré tandis que les corbeaux

Fondent sur des pigeons piégés sous des ramilles.

La « Fontaine du But » aux vapeurs de flambeaux

Brûle du souvenir des anciennes familles.

 

Les cuisines résonnent d’un individu

Qui s’annonce parfois s’enivrant de sa gouaille.

Oui, « Bibi la purée » cet ivrogne assidu,

Compagnon de Verlaine, hypnotise ses ouailles !

 

Le château s’est épris de l’ardente Maureen

Dont les poses lascives frisent la paresse.

Calant, l’une son corps, l’autre les fleurs du Spleen,

L’atelier s’enhardit de l’éclat d’Antarès.

 

La cheminée s’enflamme à l’assaut des frimas

Réchauffant les tapis et blanches cantonnières.  

Le bureau laisse fondre la craie qui grima

Le vilain buste antique d’une garçonnière.

 

Depuis qu’elle a quitté l’envers du paravent

Maureen étanche l’œil de la courbe palette.

Le carmin d’acajou vibre en son corps bravant

L’assaut de ces pinceaux dont le manège halète.

 

Auguste a ressenti que le temps des brouillards

Blanchis sous les gelées, garderait son modèle.

Il se fait l’impression d’être un jeune pillard

Des parfums colorés de sa muse fidèle.

 

 

 

 

 

 

Pierre Barjonet

Février 2019

 

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11/03/2019
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La bombe

 

 

 

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Musique du film "Le Parrain"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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La bombe

 

 

 

 

Une déflagration d’un noir assourdissant

Porte soudain l’écho de la mort des palombes 

Avant de se briser en débris bondissants

Puis en silence odieux recouvrant la colombe.

 

Alors, comme un essaim d’abeilles renversé

Les hommes suffoqués s’affolent sous la poudre.

 Leur peau gratte le sol de douleur traversée

Se mêlant au porphyre en la pourpre de foudre. 

 

Déversant la nouvelle en vagues de chagrin,

L’ouvrier du faubourg lève le poing aux nues.

Il tempête son deuil dans l’orage sans grain

Et clame son effroi plus bas que l’avenue. 

 

Mais il se dit déjà que cette bombe-là 

Fume de Ravachol, le sinistre anarchiste.

Brisant le blanc chantier d’un brûlot qui roula

La machine infernale a déteint sur le schiste.

 

Comme sur les falaises guettant leurs marins

Ou par-dessus les puits des mines diaboliques,

Les femmes déjà veuves sondent le terrain.

L’innocence succombe au crime symbolique !

 

Dans un coin, recueillis par de vaillants maçons

Des blessés assoiffés sortent de la bourrasque

Tandis que le tocsin rappelle sans façon

Sapeurs ou sauveteurs et soldats portant casque.

 

Pablo n’y était pas ni Laurine non plus ;

Avec Maureen et Jean, se sont rués sur la Butte.

Ils ont trouvé Manuel meurtri sur un talus.

Faible il leur a souri se crispant dans sa lutte.

 

On le porte conscient au nouvel hôpital.

Il délire bientôt avant Lariboisière.

Maureen court le rejoindre, le veille et puis l’installe.

José vient de surgir crachant de la poussière.

 

Ses compagnons sont morts, figés d’éternité,

Dormant du grand voyage ouvert au crépuscule.

Éperdu dans un cri manquant d’humanité,

Il enserre Laurine en la lueur qui bascule. 

 

 

 

 

 

 

Pierre Barjonet

Février 2019

 

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07/03/2019
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Le peintre

 

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Auguste RENOIR  - "Jeune femme au crochet "

 

 

 

 

musique du film "Pirates des Caraïbes"

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le peintre

 

 

 

 

 

Rejoins-moi au Chantier, dit Maureen à « sa sœur » !

Va, je t’y trouverai. Que vole l’alouette…

Son air enamouré, ses taches de rousseur,

Virevoltent gaiement en vive pirouette.

 

Laurine a découvert que sa poudre de riz

Bleutée comme il se doit de blancheur théâtrale

Et ses fards ombragés sous les cieux de Paris

N’avaient d’autre raison qu’une passion florale.

 

Quand elle se rendit tremblante d’émotion

À ce chantier penché sur les cœurs de la Butte,

Maureen se parfuma d’essence et de lotions,

Glissant d’un pas léger que le vent ne rebute.

 

En cette fin d’automne encombrée de chaleur

Le Chantier s’est figé dans un four de poussière

Enfarinant la sueur, embaumant la pâleur

Des carriers engoncés dans la gangue meunière.

 

Mais « lui », s’est redressé contre son chevalet,

Transcendant la lumière endolorie de touches.

Le voici, conduisant en maître de ballet,

L’étoile des pigments qu’à l’envi ne retouche.

 

Dans l’harmonie des coins et pics donnant l’assaut,

Des massettes cintrées pleurant contre le marbre,

Le peintre entend mener les bois de ses pinceaux

Capturant la vigueur des pierres sans les arbres.

 

Il fascine Maureen, l’étrange magicien.

Mais lui ne la voit pas. Son regard qui se plisse

N’entend que la portée cuivrée des musiciens,

Ne suit que le tracé des minéraux qui crissent.

 

N’osant le dérouter de son lumineux cap

Maureen suit les remous des naïades éprises.

Elle s’ancre au fanal de son fol handicap

L’approchant hors du temps, craignant vive méprise.

 

Pourtant levant la tête il l’aperçoit soudain,

La crayonne d’emblée, la croque et la transperce.

Relevant son chapeau, son œil se fait mondain,

Auguste est submergé par l’onde des yeux pers.

 

 

 

 

 

 

Pierre Barjonet

Février 2019

 

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04/03/2019
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