La palette de Pierre

La palette de Pierre

Crèche

 

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Tino Rossi : " Douce nuit "

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Rappel, n'oubliez-pas de visiter les rubriques :  "LEXIQUE" (qui donne des précisions indispensables de vocabulaire, sites et dates historiques), Lexique Saison 6 Episode 6 Crèche

 

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En cette veillée de Noël, Laurine a invité les malheureux de la Butte au souper faisant suite à la messe de minuit

(poème "Crèche" ci-dessous).

 

 

 

 

Mais dans un poème annexé à celui-ci en forme de cadeau

(Sonnet "Amour" publié parallèlement)

Nathan lui fait la surprise d'y convier

des petits ramoneurs venus avec lui de Savoie...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Crèche

 

 

 

 

 

La bourrasque de neige engloutit le regard

De l’œil en soupirail perché sur la ruelle

En la nuit de Noël où la joie sans égards

Déborde de bonté remplissant les écuelles.

 

 

Laurine a fort à faire en distribuant le pain

Aux mendiants regroupés près d’un antique poêle.

Aidée par Valentine en repoussant la faim

Elles donnent l’espoir à ceux privés d’étoile.

 

 

Leur logis décoré de branches de sapin,

Respire avec le four de ces pommes qu’étonne

Le pin comme les houx tressés sur des grappins

Tandis que des bougies percent la rue piétonne.

 

 

La table a revêtu parure de Jacquard

Perlant d’argenterie les bougeoirs de cristal

Dressant la porcelaine en fugue du placard

Et chauffant le nectar posé sur piédestal.

 

 

La dinde est parfumée de châtaignes des bois,

Le velouté détient la tiédeur des morilles,

Les pâtés de gibier s’affolent aux abois

Quand truites et boudins s’amendent qu’on les grille.

 

 

Laurine a décidé d’inviter à Noël

Des pauvres de la Butte et leurs enfants d’errance

Mais avant la veillée ses voisins qui la hèlent,

La serrent d’affection soudant leur espérance.

 

 

S’en venant du Queyras, cousin de Nicolas,

Nathan le menuisier a mis dans les chaussettes

Des jouets de bois sculptés, carrés de chocolat,

Pain d’épices divin colorant les fossettes.

 

 

Puis les voilà montant en prière de nuit

Sur la Butte enlacée dans l’amour qu’une crèche

A serti d’un enfant qui n’attend que minuit

Pour bénir l’amitié des braves gens sans brèche.

 

 

Jamais la basilique n’a chanté si fort

Quand l’orgue a déployé sa fastueuse chorale

Mêlant de même voix le chœur des sans-confort

À celui des nantis pardonnés en morale.

 

 

 

 

 

 

Pierre Barjonet

Décembre 2019

 

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24/12/2019
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