La palette de Pierre

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Lexique 4 Lueurs


Lexique Antonin, Saison 4, Episode 3, Frissons

LEXIQUE LA PASSION D'ANTONIN

SAISON 4 " LUEURS "

ÉPISODE 3 " FRISSONS " 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lien vers le poème : Frissons

 

 

 

 

 

 

 

 

JOSSELIN (Frissons)

 

 

 

 

N.D.L.R.

Mon poème " Frissons " n'évoque pas à proprement parler la cité de Josselin, mais comme il s'y trouve le château des Rohan appartenant dans ma saga aux parents d'Anne et de sa soeur Elen, seigneurs de Josselin, ainsi que l'atelier de vitraux où s'active Anne, il m'a donc semblé naturel de lui consacrer ce petit lexique.

 

Cette ville historique de renom dont les racines remarquables remontent à l'an mil est d'ailleurs reconnue à de nombreux titres comme "Petite cité de caractère", "ville et villages fleuris ****" et "ville étape".

 

Pour mémoire, rappel de mes notes de bas de page du poème précédent " charité " à propos de Josselin :

 

5 La Maison de Rohan est l’une des plus anciennes familles de la noblesse française, ayant possédé duchés, comtés et seigneuries illustres en Bretagne dans le Morbihan, dont les châteaux de Pontivy et de Josselin. N.B. Sœur Elen et sa sœur cadette Anne, respectivement âgées de 28 et 22 ans dans mon poème « Charité », ne sont ici que des personnages de roman sortis de mon imagination.

 

6 La rivière de l’Oust qui traverse la ville de Josselin, est incluse dans le fameux « Canal de Nantes à Brest », décidé par Napoléon 1er et inauguré pour son dernier tracé par Napoléon III en 1858.

 

7 Josselin est une commune du Morbihan proche de Ploërmel et distante à l’Est de 34 km de Pontivy (Napoléonville dans mes poèmes), célèbre par son château dominant l’Oust comptant parmi les plus beaux de Bretagne, son village médiéval de l’an mil et sa basilique Notre-Dame-du-Roncier dont j’aurai l’occasion de reparler, puisque dans ma saga, sœur Elen et Anne sont les filles du Duc de Rohan, seigneur possédant les châteaux de Pontivy et de Josselin...

 

 

 

Cette cité moyenâgeuse adossée à son château féodal surplombe la rivière l'Oust depuis le " roc " de schiste sur laquelle elle s'appuie fièrement. 

 

Au premier château (la motte) fait de bois du XIè succédèrent d'énièmes constructions et reconstructions de la forteresse en pierre de granit du fait des tentatives de destruction et des assauts répétés tout au long de son histoire contre ce  domaine apparaissant à ses ennemis comme un bastion redoutable des Bretons et des protestants. Le Cardinal de Richelieu fit d'ailleurs démanteler son Donjon en 1629 pour affirmer avec éclat le pouvoir royal catholique.

 

Classé au titre des monuments historiques, aujourd'hui il ne reste du château triangulaire à l'origine avec ses neuf tours et son donjon  que sa magnifique façade dominant l'Oust ainsi qu'une tour en retrait " la tour prison " ayant d'ailleurs servie de prison révolutionnaire et des jardins à la française.

 

La demeure est privée, appartenant au 14ème Duc Josselin de Rohan, mais des visites sont organisées en période touristique. La façade intérieure remaniée en gothique flamboyant à la Renaissance témoigne d'un art incroyable des sculpteurs ayant littéralement transformé le granit en dentelle de pierre ! 

 

Des sons et lumières et autres manifestations artistiques, telle une étonnante exposition de plus de 600 jouets et poupées ayant appartenus à la famille des Rohan y sont régulièrement organisés. 

 

S'appuyant sur une légende remontant au IXè la basilique (mineure) Notre-Dame-du-Roncier s'impose au sommet de la butte fortifiée, entourée du village médiéval ayant gardé ses bâtisses. Elle dispose de fragments en relique d'une statue de la vierge Marie apparue à un paysan au milieu d'un buisson de ronces et qui, l'ayant découverte en 808 aurait bénéficié d'un miracle pour sa fille aveugle ayant alors recouvré la vue.

 

Elle fait toujours l'objet d'un pélerinage annuel " le pardon de Notre-Dame-du-Roncier de Josselin " réputé dans tout le Morbihan, juste après celui de Saint-Anne-d'Auray.

 

La basilique regorge de vitraux rares et d'une très grande beauté avec un orgue et un mobilier ancien remarquable, ainsi que les gisants de marbre du connétable Oliver de Clisson, allié de Du Guesclin, et de sa seconde épouse Marguerite de Rohan.

 

S'agissant des vitraux, il est aisé d'imaginer que notre héroïne Anne en réalisa certains...

 

Autre tradition, autre légende à partir de faits reconnus, mais incroyables, celle des " aboyeuses de Josselin " dont je reparlerai ultérieurement ( pas tout le même jour ;-) à partir d'un prochain poème.

 

Si vos pas vous conduisent en Bretagne, franchement, faites le détour par Josselin, vous ne serez pas déçus !

 

 

 

 

Le château

 

 

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Josselin

 

 

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Le bourg

 

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La basilique

 

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Statue de Sainte-Anne-du-roncier

 

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Gisants des seigneurs de Rohan

 

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Fontaine Notre-Dame-du-Roncier

 

Fontaine_Notre-Dame-du-Roncier,_Josselin,_France

 

 

 

LIENS VERS DEUX VIDÉOS SUR LE CHÂTEAU DE JOSSELIN :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


19/11/2021
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Lexique Antonin, Saison 4, Episode 2, Charité

LEXIQUE LA PASSION D'ANTONIN

SAISON 4 " LUEURS "

ÉPISODE 2 " CHARITÉ " 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lien vers le poème : Charité

 

 

 

 

 

 

 

 

1/ LES SUITES DE L'ATTENTAT D'ORSINI (Charité)

 

 

 

 

En ce soir du 14 janvier 1858, alors que Napoléon III et l'impératrice Eugénie venaient tout juste d'arriver à l'Académie Impériale de musique (Opéra) se tenant alors au numéro 12 de la rue Le Peletier à Paris 9ème, trois explosions assourdissantes retentirent provoquant un carnage alentours.

 

Les trois bombes ou grenades lancées par des terroristes ont littéralement soufflé l'escorte impériale dont les lanciers, les badauds, les policiers en faction, les chevaux et attelages, les vitres des immeubles et becs de gaz, creusant même un cratère sous la voiture impériale couchée sur le côté, mais préservée par son blindage (déjà...). En effet, la berline était protégée par des plaques de fer placées jusque sous le plancher !

 

De fait, le couple impérial en sortit indemne malgré les 76 impacts décomptés ensuite sur leur voiture.  En revanche, les chevaux furent euthanasiés et l'on compta pas moins de 12 victimes décédées suite à leurs blessures parmi les 156 blessés par ces trois "machines infernales" lancées successivement à côté et dessous la voiture impériale.

 

Afin de ne pas inquiéter l'opinion publique et dans un esprit fait de sang froid que ne renierait pas l'étiquette de nos voisins britanniques, le couple impérial assista malgré tout au concert exceptionnel donné à l'opéra avant que de se retirer à minuit...

 

L'enquête de police aussitôt diligentée permit d'arrêter dans la nuit même trois conspirateurs complices et auteurs de l'attentat, se dénonçant d'ailleurs mutuellement, ainsi que leur chef au petit matin, qui se faisait passer pour un ressortissant britannique, mais était en réalité un jeune comte italien de 35 ans dénommé Felice ORSINI. (1819/1858).

 

Tous les quatre reconnurent et revendiquèrent leur rôle dans cet attentat commis en tant " qu'acte politique " s'insurgeant contre la trahison à leurs yeux de l'idéal de jeunesse de Louis-Napoléon Bonaparte soutenant alors, avant que de devenir empereur, la cause des républicains italiens. Orsini était militant d'une organisation secrète " La jeune Italie " qui, après avoir lutté contre les troupes autrichiennes lors de la 1ère guerre d'indépendance italienne en 1848 combatit auprès de Garibaldi  les troupes françaises venues réinstaurer le pape Pie XI en 1849 (chassé par une émeute populaire) contre la jeune République romaine de 1848 dont il était devenu député aux côtés de Giussepe Mazzini.

 

La justice fut rapide comme on le devine et condamna à mort Orsini et Pieri qui furent guillotinés le 13 mars 1858 Place de la Roquette à Paris, tandis que leurs deux autres complices Rudio et Gomez furent envoyés au bagne en  travaux forcés à perpétuité.

 

Orsini écrivit à Napoléon III deux lettres dont celle-ci, la veille de son exécution :  

 

« J’adjure votre Majesté de rendre à l’Italie l’indépendance que ses enfants ont perdue en 1849, par le fait des Français (…). Que votre Majesté se rappelle que les Italiens, au milieu desquels était mon père, ont versé leur sang pour Napoléon le Grand, partout où il lui plut de les conduire ; qu’elle se rappelle que, tant que l’Italie ne sera pas indépendante, la tranquillité de l’Europe et celle de votre Majesté ne seront qu’une chimère : que votre Majesté ne repousse pas le vœu suprême d’un patriote sur les marches de l’échafaud ; qu’elle délivre ma patrie, et les bénédictions de 25 millions de citoyens la suivront dans la postérité. »

 

Le plus étonnant est que l'Empereur, sans pour autant grâcier Orsini, fut ébranlé par leur contenu qui, du reste, atteignirent leur but puisque Napoléon III recevra secrétement les 20 & 21 juillet 1848 CAVOUR, premier ministre du Piémont-Sardaigne, à Plombières (Vosges) en s'accordant contre l'Autriche.

 

Napoléon promet d'engager les troupes françaises  aux côtés des Piémontais au cas où l'Autriche " provoquerait un geste agressif " (d'où mon allusion à la guerre qui menace, dans mon poème "Charité"). Ainsi, il volerait au secours du Piémont en libérant la Lombardie et la Vénétie ainsi que les Principautés de Parme, Modène et de Toscane. Cet échange de bons procédés permettant le rattachement sur le dos de l'Autriche de ces terres au royaume de Piémont-Sardaigne, serait payé de retour par la remise à la France de Nice et de la Savoie...

 

Outre ces relents de guerre, l'attentat d'Orsini eut trois autres conséquences :

 

  • D'abord, une répression autoritaire musclée dont Napoléon III ne se priva pas, nommant le rigide général Espinasse (1815/1859) à la tête du Ministère de l'Intérieur et diligentant une loi de sûreté générale anticipant sans procès des mesures d'arrestation, d'emprisonnement, d'exil et de déportation !

 

  • Ensuite, un grand " déplacement populaire " de l'Empereur et de l'Impératrice en Normandie et en Bretagne afin de se rapprocher des populations en galvanisant la ferveur du peuple. N.B. J'y reviendrai dans ma saga...

 

  • Enfin, la construction d'un nouvel opéra à Paris (Place de l'Opéra Paris 9ème) en sus de cet opéra Le Peletier (d'ailleurs détruit par un incendie en 1873), le Palais Garnier que nous connaissons aujourd'hui, favorisant entre autre l'accès intérieur direct et protégé des voitures à cheval de l'Empereur. Charles GARNIER (1825/1898) remporta le concours de sa construction dans le cadre des grands aménagements parisiens menés par le préfet HAUSSMANN (1809/1891).

 

 

 

L'attentat d'Orsini devant l'opéra

 

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Une des bombes/grenades

 

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L'ancien opéra Le Peletier

 

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Felice ORSINI

 

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L'exécution d'Orsini après celle de son complice Pieri

 

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09/11/2021
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