La palette de Pierre

La palette de Pierre

Petit Lexique

 

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Petit lexique simplifié

 

facilitant la lecture de certains poèmes

contant les aventures de

LAURINE

 

*   *  *

 

 

 

 

 

 

 

Ce petit lexique sera actualisé au fur et à mesure de la mise en ligne des poèmes intégrant la " Romance de Laurine ".

Il vise simplement à donner quelques précisions sur des sites, des mots ou des concepts mentionnés dans ces poésies, lorsque c'est utile.

 

N.B : Chaque "mot" est suivi du poème correspondant, indiqué dans l'ordre de sa parution

 

 

 

 

Saison 1, Episode 1, BRASIER

 

 

- MARCHÉ SAINT-PIERRE (Brasier)

 

 

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Véritable "paradis des couturières" situé à Paris (18è) au pied de la Butte Montmartre, il rassemble de nombreux commerces spécialisés dans les tissus. Certains d'entre-eux comme "Reine", "Moline" ou "Dreyfus" comptent parmi les plus réputés depuis largement plus d'un siècle.

 

 

Saison 1, Episodes 2 & 3 : Pas de mots au lexique

 

 

 

Saison 1, Episode 4, MATELOT

 

 

- CLOS MONTMARTRE (Matelot)

 

 

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Des vignobles existaient à Montmartre depuis le Xe siècle ! Le "Clos Montmartre" est plus récent (1933) et appartient à la ville de Paris. Ses bouteilles de vin rouge rustique sont rares (un millier de flacons de 50cl pour 2000 pieds sur 0,15 ha) et le bénéfice de leur vente après la fête des vendanges va intégralement à l'association du comité des fêtes et d'action sociale du 18e arrdt.

 

 

 

 

Saison 1, Episodes 5, 6 & 7 : Pas de mots au lexique

 

 

 

 

Saison 2, Episode 1, COMPAGNONS

 

- LA BASILIQUE & LES COMPAGNONS DU DEVOIR (Compagnons)

 

 

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La basilique du Sacré-Coeur de Montmartre fut érigée "pour expier les crimes de la Commune" entre 1875 et 1914 (consacrée en 1919) et officiellement achevée en 1923. Le choix de la Butte Montmartre n'était pas le fruit du hasard puisque c'est de là qu'est partie l'insurrection de la Commune de Paris... Elle a été financée par une souscription nationale (le "Chantier National" dans mon poème). Sa pierre blanche provenant de Souppes-sur-Loing (77) a cette propriété incroyable d'être systématiquement blanchie au contact de la pluie, car elle secrète sous cette action du calcin. 

 

Les Compagnons du devoir et du Tour de France dont les tâcherons étaient apprentis, ont largement contribué à sa construction en tant que maçons, charpentiers, carriers et tailleurs de pierre. Leurs outils principaux se composaient du marteau muni de dents à grain d'orge, du têtu et de la polka (voir mon poème). Visiter le Musée du Compagnonnage de Tour disposant de collections exceptionnelles.

 

 

 

 

 Saison 2, Episode 2, PASTORALE

 

 

- SAINT-PIERRE DE MONTMARTRE

& SAINT-JEAN DE MONTMARTRE (Pastorale)

 

1/ Saint-Pierre :

 

 

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Construite bien avant, mais juste à côté du Sacré-Coeur, l'église Saint-Pierre de Montmartre (2 rue du Mont-Cenis) représente depuis la Révolution française, avec celle de Saint-Germain des près, la plus ancienne église paroissiale catholique de Paris, succédant à une basilique mérovingienne dédiée à Saint-Denis !

 

Quatre colonnes de marbre bien abimées demeurent encore et constituent les derniers vestiges du temple à Mercure (romain) datant donc de plus de 1800 ans !

 

 

Mais l'église a souffert à maintes reprises, menaçant à chaque fois de s'écrouler (guerre de cent ans, Révolution, XIXe siècle). La Révolution ne l'a d'ailleurs pas ménagée puisqu'elle a été profanée, pillée avec des parties vendues aux enchères, sa dernière Abbesse Louise de Laval guillotinée, son cimetière du Calvaire saccagé, puis transformée en "Temple de la raison" sous la Terreur.

Réquisitionnée par les troupes russes sous l'invasion de Paris à la chute de l'Empire pour devenir un magasin à vivres avec des fours à pain (!), elle subit une troisième profanation sous la Commune servant alors de dépôt de munitions et d'atelier de confection de vêtements.

En 1890, son choeur menace de s'effondrer et la construction de Saint-Jean de Montmartre située au pied de la Butte est décidée. 

Un pan de mur s'écroulant, elle est fermée "définitivement" par mesure de sécurité. Mais avec le soutien de nombreuses personnalités en 1897, elle n'est pas démolie, et même restaurée de 1900 à 1905 avec un nouveau curé en 1908, puis classée aux monuments historiques en 1923.

 

 

 

2/ Saint-Jean :

 

 

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Située rue des Abbesses, elle est construite en 1894 et achevée en 1904.

Sa particularité contemporaine audacieuse réside dans l'emploi pour la première fois du béton, du ciment armé et d'un revêtement de briques et de céramique. Malgré la notoriété de son architecte Anatole de Baudot, disciple de Viollet-le-Duc, sa construction influencée par le style "Art nouveau" provoqua une réprobation générale.

 

 

 

 

 Saison 2, Episode 3, MAUREEN

 

 

- WESTPORT, MURETS de la Grande Famine (Maureen)

 

 

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1/ La ville de Westport (5000 hab), située en Irlande dans le Comté du Mayo, offre un charme authentique dans l'une des plus belles régions de la côte ouest disposant de sites touristiques réputés : la Clew Bay, le Croagh Patrick (Mont Saint-Patrick), Achill Island et bien entendu le Nord du Connemara (à 60 km). Son petit port de pêche est charmant. 

Jouissant de nombreux pubs (avec la fameuse Guiness, mais pas seulement...) dans lesquels se produisent des groupes et chanteurs réputés, dont le Matt Molloy’s, Pub légendaire appartenant à Matt Molloy, l’un des membres des Chieftains.

 

 

 

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 Toile que j'ai réalisée à partir de la Côte Ouest...

 

 

 

2/ Les murets de pierre jalonnent et traversent littéralement toute cette région.

Certes, ils permettent de retirer les pierres des champs et des prés pour faciliter les pâturages et le drainage des sols comme on en voit un peu partout, mais, ils ont surtout été dressés par des malheureux mourant de faim durant et après la " Grande Famine " (1845/1848), " occupés " de la sorte comme des forçats sous le joug des troupes britanniques.

Certains murets gravissent quasiment à la verticale les pentes du Mont Saint-Patrick. On imagine la peine des pauvres hères mourant de faim, en haillons et pieds nus, femmes et enfants principalement, les hommes étant déportés... La Grande Famine survint à la suite de la prolifération du mildiou qui détruisit les tubercules et récoltes de pommes de terre (aliment essentiel à cette époque) faisant près d'un million de morts et contraignant près de deux millions d'Irlandais à émigrer aux États-Unis. Les Britanniques ont tenté de profiter de la situation en expulsant de leurs terres les familles devenues par la famine, incapables de payer l'impôt, mesures ayant particulièrement scandalisé les Irlando-Américains et fait de l'Amérique une terre d'accueil.

 

 

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Toile dans laquelle j'ai représenté ces murets...

 

 

 

 

 

- TOURNURE (Maureen)

 

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La tournure était un vêtement de "dessous" entre 1869 et 1890 très en vogue à l'époque, ayant remplacé la crinoline trop rigide, et servant à soutenir à l'arrière (uniquement) les jupons, jupe ou robe. De nombreux peintres l'ont immortalisée (voir ci-après la toile d'auguste Renoir "Danse à la ville") : 

 

 

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Saison 2, Episode 4, LA TOUR

 

 

- TOUR EIFFEL (La Tour & L'ascension))

 

 

1/ Sa couleur (La Tour)

 

 

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Construite théoriquement de façon provisoire comme pièce maîtresse de l'exposition universelle de Paris en 1889 (centenaire de la Révolution Française), devant être démontée après... 

Ses travaux ont débuté le 28 janvier 1887 pour s'achever en un temps record de 2 ans, 2 mois et 5 jours, le 31 mars 1889 !

 

La Tour Eiffel a connu plusieurs couleurs depuis son origine.

Il ne lui faut pas moins de 60 tonnes de peinture, sachant qu'elle a été repeinte 18 fois !

 

Elle a 3 couleurs distinctes, dans les mêmes teintes. La plus sombre est appliquée près du sol, la plus claire recouvre les parties les plus hautes. C'est fait ainsi pour limiter l'impact visuel de la tour dans le ciel parisien. Peinte tout d'abord en rouge Venise (1887/88) -laque de garance dans mon poème-  puis en brun/rouge (1889), 5 couleurs dégradées du jaune orange à la base au jaune clair au sommet (1899), jaune brun (1907 à 1947), rouge brun (1954/1961) puis "brun tour Eiffel" (1968 à aujourd'hui), elle est dégradée en trois tons, du plus foncé en bas au plus clair en haut.

 

 

 

 

Saison 2, Episode 5, L'ASCENSION

 

 

2/ Ses restaurants (L'ascension)

 

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Ses restaurants/bars se comptaient au nombre de quatre (1889) implantés au 1er étage.

Ils étaient alimentés par des cuisines situées avec leurs "caves" à environ 55 m au dessus du sol. Le tout, fonctionnant à l'électricité et la vapeur d'eau plus du gaz utilisé uniquement pour l'éclairage.

 

On disposait donc d'un restaurant russe (voir mon poème), d'un restaurant français tenu par M. Brébant avec salons particuliers, d'un bar anglo-américain et d'un bar flamand. De quoi régaler les visiteurs de l'exposition universelle de Paris 1889 !

 

 

3/ Rivets (L'ascension)

 

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Il fallait 4 hommes pour poser des rivets chauffés à blanc grâce à une forge mobile (rivets : pièces de métal forgé reliant entre-elles deux pièces ou plaques également en métal, comme c'est le cas par exemple sur les navires) : un pour les chauffer, un pour les tenir en place, un pour former leur tête, et un dernier pour achever l'écrasement à coups de masse. À noter que tous les trous devant accueillir ensuite les rivets étaient pré-percés auparavant, ce qui a réduit les bruits de perçage et d'usinage sur place.

 

Les assemblages sont d'abord réalisés sur place par des boulons provisoires, remplacés au fur et à mesure par des rivets posés à chaud.
En se refroidissant, ils se contractent, ce qui assure le serrage des pièces les unes avec les autres. La tour comptait pas moins de  2 500 000 rivets !

 

 

 

4/ Ses critiques ! ("débat" dans l'ascension)

 

Caricature de Gustave Eiffel par Luque Manuel 1854.jpg

 

 

La Tour Eiffel a fait l'objet de campagnes de dénigrement, d'affrontements voire de calomnies d'une violence inouïe, avant même sa construction.

Le Monde des Arts & Lettres n'a pas manqué à l'appel de ses détracteurs puisqu'on y compte de grands noms : Charles Gounod, Guy de Maupassant, Alexandre Dumas fils, François Coppée, Leconte de Lisle, Sully Prudhomme, William Bouguereau, Ernest Meissonier, Victorien Sardou, Charles Garnier et bien d'autres...

 

Certains n'ont pas manqué d'adjectifs :  

 

"ce lampadaire véritablement tragique" (Léon Bloy),  "ce squelette de beffroi" (Paul Verlaine),  "ce mât de fer aux durs agrès, inachevé, confus, difforme" (François Coppée), "cette haute et maigre pyramide d'échelles de fer, squelette disgracieux et géant, dont la base semble faite pour porter un formidable monument de Cyclopes, et qui avorte en un ridicule et mince profil de cheminée d'usine" (Maupassant), "un tuyau d'usine en construction, une carcasse qui attend d'être remplie par des pierres de taille ou des briques, ce grillage infundibuliforme, ce suppositoire criblé de trous" (Joris-Karl Huysmans), etc.

 

 

D'ailleurs, une "pétition" (déjà...) nommée en 1887 " Protestation contre la Tour de M. Eiffel" écrivait entre autre :

 

 

" Nous venons, écrivains, peintres, sculpteurs, architectes, amateurs passionnés de la beauté jusqu'ici intacte de Paris, protester de toutes nos forces, de toute notre indignation, au nom du goût français méconnu, au nom de l'art et de l'histoire français menacés, contre l'érection, en plein cœur de notre capitale, de l'inutile et monstrueuse tour Eiffel, que la malignité publique, souvent empreinte de bon sens et d'esprit de justice, a déjà baptisée du nom de tour de Babel. (...)  La ville de Paris va-t-elle donc s'associer plus longtemps aux baroques, aux mercantiles imaginations d'un constructeur de machines, pour s'enlaidir irréparablement et se déshonorer ? (...). Il suffit d'ailleurs, pour se rendre compte de ce que nous avançons, de se figurer un instant une tour vertigineusement ridicule, dominant Paris, ainsi qu'une noire et gigantesque cheminée d'usine, écrasant de sa masse barbare (...) tous nos monuments humiliés, toutes nos architectures rapetissées, qui disparaîtront dans ce rêve stupéfiant. Et, pendant vingt ans, nous verrons s'allonger sur la ville entière, frémissante encore du génie de tant de siècles, nous verrons s'allonger comme une tache d'encre l'ombre odieuse de l'odieuse colonne de tôle boulonnée".

 

 

" Protestation " à laquelle Gustave Eiffel ne manqua pas de répondre :

 

"Je crois, pour ma part, que la Tour aura sa beauté propre. Parce que nous sommes des ingénieurs, croit-on donc que la beauté ne nous préoccupe pas dans nos constructions et qu'en même temps que nous faisons solide et durable, nous ne nous efforçons pas de faire élégant ? Est-ce que les véritables conditions de la force ne sont pas toujours conformes aux conditions secrètes de l'harmonie ? (...) Or de quelle condition ai-je eu, avant tout, à tenir compte dans la Tour ? De la résistance au vent. Eh bien ! Je prétends que les courbes des quatre arêtes du monument, tel que le calcul les a fournies donneront une grande impression de force et de beauté ; car elles traduiront aux yeux la hardiesse de la conception dans son ensemble, de même que les nombreux vides ménagés dans les éléments mêmes de la construction accuseront fortement le constant souci de ne pas livrer inutilement aux violences des ouragans des surfaces dangereuses pour la stabilité de l'édifice. Il y a, du reste, dans le colossal une attraction, un charme propre, auxquelles les théories d'art ordinaires ne sont guère applicables".

 

 

À titre personnel, il me semble que la prudence s'impose quant à condamner trop vite ces propos.

 

 

Ne sommes-nous pas nous-mêmes souvent confrontés à des situations analogues quand le progrès ou l'Art moderne frappe à notre porte ?

Je me souviens avoir été très réticent lorsqu'en passant un matin de 1975 devant le plateau Beaubourg je découvris d'horribles tuyaux fendant l'air dans des obliques colorées affreuses. C'était du moins mon avis en passant devant ce qui devait devenir le Centre Pompidou...

 

 

 

 

 

Saison 2, Episode 6, LE MAQUIS

 

 

- LE MAQUIS dont la fontaine et la tour du philosophe (Le maquis)

 

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Le maquis de Montmartre par Utrillo

 


Entre le début du XIXe et du XXe siècles, se situait le maquis de Montmartre à l'emplacement des actuelles rues Lepic, Girardon et Caulaincourt.

C'était un vaste terrain vague ayant remplacé les champs et terrains vagues de la butte dont des moulins détruits, tout comme l'emplacement des canons pris par la Commune.

L'actuelle avenue Junot a recouvert cet ancien enchevêtrement de cabanes ressemblant à un bidonville misérable bien que fleuri et relativement champêtre à l'époque. La spéculation immobilière en vint à bout à partir de 1902. Et dire que les luxueuses villas d'aujourd'hui dont le prix au m2 est l'un des plus chers de Paris, n'étaient que des masures de misère hier...

 

 

Sa population misérable constituée de personnes ne pouvant payer de loyers se composait également d'anciens riches désargentés (comme ces deux gentlemen britanniques apprenant le badminton aux enfants !) ou d'originaux (comme le "philosophe" se prenant pour Diogène, ayant édifié sa "tour").

Artistes et peintres séjournant à proximité (Auguste et Jean Renoir au "Château des brouillards") s'en sont maintes fois inspirés : - Berlioz, Poulbot, Isadora Duncan (qui emmenait ses élèves répéter en petite tenue grecque à "la plage"...), le fameux baron Pigeard (qui fonda l'Union Maritime de la Butte Montmartre (!) et apprenant aux enfants à nager sur "la plage" donc sur un tabouret... et qui reçu aussi Modigliani ou Max Jacob, sans oublier Van Gogh et bien entendu Utrillo.

 

 

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La tour du philosophe

 

Quant à la fontaine miraculeuse, la légende conte que Saint-Denis décapité et sa tête sous le bras, s'y serait arrêté pour la laver. Cette fontaine (Square Suzanne Buisson, impasse Girardon) jouissait également de vertus curieuses fort courues des maris jaloux puisqu'elle rendait les femmes fidèles...

 

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La fontaine miraculeuse

 

 

 

- SAINT-PATRICK (Le maquis)

 

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Saint-Patrick devant le Mont St-Patrick

 

Saint-Patrick qui, sur ordre du pape tenta d'évangéliser les irlandais en 411, pour les délivrer de leurs errances druidiques, donna son nom au Mont Saint-Patrick qui culmine à 764m en Irlande, est le saint patron des irlandais dont la fête se tient tous les ans à la date anniversaire de sa mort, le 17 mars (461).

 

 

 

 

 

Saison 2, Episode 7, BÂTARD

 

 

- FOUR À BOIS OU À CHARBON (Bâtard)

 

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Avant toute chose, je vous recommande l'excellent livre d' Antoine PARMENTIER (Oui, celui de la pomme de terre ! ) sur la façon du pain, publié en 1777. 

Vous le trouverez sur la Bibliothèque Nationale de France en téléchargement sur le site de GALLICA =>    ICI

La cuisson du pain est expliquée de la page 56 à 60.

 

Si la cuisson traditionnelle du pain se faisait au feu de bois (voir mon poème Bâtard), celle au charbon rencontra très rapidement un vif succès chez les boulangers.

En effet, le bois nécessitait des brindilles ou fagots de ronces ou  des sarments de vigne pour l'allumer ainsi que de la charbonnette (bois de 5cm de diamètre) puis du bois très sec de chêne, charme, hêtre ou de frêne (brûlant lentement). Il faut compter 3 heures de chauffe et 1/4 de stère environ pour un four d'un mètre de diamètre chauffé à 300°

 

Mais le charbon, bien plus pratique et rapide que le bois, est apparu simultanément à l'essor des grandes boulangeries industrielles à la fin du 19ème siècle. Ces fabriques utilisaient des fours bien plus grands, chauffés au charbon ou au moyen de tuyaux à vapeur. En fait, afin de limiter les gaz nocifs, le pain était cuit dans un espace distinct, donc en "chauffage indirect" par l'intermédiaire d'air chaud dispensé ou d'eau chaude. La cuisson pouvait dès lors se faire sans interruption offrant un gain de temps considérable pour une plus faible utilisation de combustible.

 

Juste une anecdote pour finir. Qui inventa la baguette ? Napoléon 1er ou plutôt ses boulangers de campagne militaire ! Car plus pratique à transporter dans les poches des basques à l'arrière de l'habit des soldats plutôt que dans leur gibecière comme cela se faisait pour les galettes de pain rondes...

 

 

 

 

 

 Saison 2, Episode 8, L'EXPOSITION

 

 

 

- OMNIBUS (L'exposition)

 

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À cette époque, il existait déjà plus de dix lignes régulières d'omnibus composés de "voitures" tirées à cheval.  Mais la concurrence était sévère et sans correspondance d'une ligne à l'autre. Il fallut attendre les bouleversements opérés par le Baron Haussman soucieux de la fluidité de la circulation dans Paris (déjà...) lors de l'exposition universelle de 1855 (pas celle de mon poème datant de 1889) pour les fusionner en un monopole confié à La Compagnie Générale des Omnibus (C.G.O.). Cela représentait par exemple en 1860 : 25 lignes de 503 omnibus tractés par 6700 chevaux !

 

En 1889 (Laurine, Maureen et José dans mon poème en empruntent un) furent mis en place de lourds omnibus à impériale de 40 places avec plateforme arrière et accès supérieur par un escalier hélicoïdal, tractés par 3 chevaux.

 

 

 

 

 

 

- EXPOSITION UNIVERSELLE :  (L'Exposition)

 

 

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Se tenant à Paris du 5 mai au 3 octobre 1889 pour le centenaire de la Révolution française, cette dixième (!) exposition avait pour pièce maîtresse la Tour Eiffel. Se répartissant sur 50 hectares, elle s'enorgueillissait également du fameux bâtiment abritant la "Galerie des Machines". 

 

 

 

Extrait de l'historique de l'exposition : 

 

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- Inauguration le 5 mai par le Président Carnot
- Durée: du 6 mai au 31 octobre 1889 (180 jours) 
- Situation géographique: le Champ de Mars, l'Esplanade des Invalides, la Colline de Chaillot et les rives de la Seine 
- Superficie: 96 hectares, dont 60 réservés aux bâtiments 
- Emblèmes: la Tour Eiffel, le Hall des machines  
- Exposants: 61.722, dont 33.937 français 
- Pavillons: Trois pavillons français, 24 pavillons thématiques, 18 pavillons coloniaux, 35 pavillons nationaux, 30 pavillons privés 
- Visiteurs: 32.250.000 
- Prix d'entrée: un Franc 
- Dépenses: 41.500.000 Francs 
- Recettes: 49.500.000 Francs 
- Bénéfices: 8.000.000 Francs 
- Classification: 9 groupes et 83 catégories 
- Prix décernés: 33.889, dont 953 Grands Prix

 

 

 

1/Deux Ponts roulants à vapeur desservaient les différents niveaux de la Galerie des Machines qui mesurait plus de 400 m. Ils opéraient parallèlement, parcourant cette galerie sur une longueur de 300 mètres, et emportant chacun de 150 à 200 personnes.

 

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2/Globe terrestre (mars à saturne dans mon poème)Parmi les très nombreux bâtiments comme les attractions, se tenait le long de l'avenue de Suffren un globe terrestre de 40 mètres de circonférence représentant  la terre au millionième avec un diamètre  d'environ 12m 70, en tenant compte de l'aplatissement des pôles.

 

 

 

3/BUFFALO BILL & Annie OAKLEY Eh oui, le célèbre cowboy vint d'Amérique avec sa comparse qui tirait plus vite que son ombre... Il se rendit à cette exposition ainsi qu'à Lyon et Marseille pour présenter son fameux " Wild West Show ".  Annie Oakley s'était rendu célèbre pour ses performances incroyables au tir. à 28 mètres de distance, elle touchait 4472 des 5000 boules de verre lancées en l'air et coupait une carte à jouer en deux par son côté le plus fin ! Un de ses tirs les plus célèbres reste celui qui pouvait enlever les cendres d'une cigarette dans la bouche. Lors d'une tournée en Europe, elle proposa au kaiser guillaume 2 d'Allemagne de tirer sur sa cigarette qu'il tenait dans sa main.

 

 

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4/Chemin de fer Decauville : C'était une attraction vraiment populaire et fort pratique, s'appuyant sur une voie tracée entre le Champ-de-Mars et les Invalides sur une distance de 3 km, traversant deux tunnels (voir mon poème) : celui de la tour Eiffel et celui de l'Alma. Cette ligne provisoire transportait 6 342 446 voyageurs payants. 

 

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5/Bouchon de diamant : présenté dans une vitrine au centre du pavillon de la joaillerie,  un gros bouchon de carafe était en fait un diamant pesant 180 carats (74 de plus que le Kohinoor et 44 de plus que le Régent). 

 

 

 

 

 

 Saison 2, Episode 9, MANUEL

 

 

- MALAGA, PABLO, PABLITO, DONA MARIA... PICASSO (Manuel)

 

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Pablo, Diego, José, Francisco, de Paula, Juan, Nepomuceno, María de los Remedio,s Cipriano de la Santísima Trinidad Mártir, Patricio, Ruiz y Picasso... Tel était le nom complet de Picasso. 

"Pablito" (que j'utilise dans mon poème) était le prénom donné à son petit fils né en 1948.

 

Né en 1881 à Malaga en Andalousie (voir mon poème), il tient en fait son nom de sa mère (Dona Maria Picasso Lopez, fille de vigneron), son père s'appelant José Ruiz y Blasco (professeur de peinture ).

Dans mon poème, je le fais venir à Paris à l'âge de huit ans (sa 1ère huile sur toile), ce qui est une fiction. Mais il habitera Montmartre - avant  de s'établir dans différents ateliers parisiens -  dans la fameuse cité des crève-la-faim " le Bateau-lavoir " à partir de 1904 où il fait la connaissance de Guillaume Apollinaire, d'André Salmon, d'Amedeo Modigliani, entre autres...

 

3 de ses premières toiles...

 

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"Le Picador" 8 ans

 

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"Autoportrait" 15 ans

 

 

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Dona Maria (sa mère) 15 ans


 

 

 

 

Saison 3, Episode 1, LE PEINTRE

 

 

 - FARDS, Pierre-AUGUSTE RENOIR (Le Peintre)

 

  

 

1/ FARDS : La mode de la fin du XIXè siècle voulait que les femmes aient le teint diaphane, presque transparent, de blancheur pâle avec des yeux soulignés de noir charbon ou de bleu foncé leur donnant ainsi un air fantomatique blafard. L'idéal de la beauté féminine consistait à avoir l'air mourant.

Le théâtre (des grands boulevards) a largement relayé cette vision de son temps parfaitement bien servie par les fards gras, puis secs créés par le comédien Joseph-Albert Ponsin, présentés dans de jolies boîtes rondes colorées. Plus tard, il lance la très célèbre poudre de riz de Java pour "éclaircir le teint et velouter la peau". 

Comme c'était d'ailleurs le cas dans l'antiquité (Cléopâtre prenant des bains de lait d'ânesse pour s'éclaircir la peau), les femmes ne devaient en aucun cas avoir le teint rougeaud (synonyme de basse condition) et encore moins bronzé (indiquant un travail de paysans). Le rouge à lèvres en vogue en vogue aussi bien pour les femmes que pour les hommes aux 17è et 18è siècles, ne l'était plus vraiment, bien que Guerlain ait créé en 1880 el premier bâton de rouge à lèvres à base de cire à bougie " Ne m'oubliez pas ". 

 

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2/ Pierre-Auguste RENOIR (1841/1919)  compte parmi nos plus illustres peintres impressionnistes.

 

 

Je ne vais pas ici vous conter sa biographie disponible partout (mais attention aux nombreuses erreurs sur Internet !) mais juste donner un ou deux éléments en rapport avec mes poèmes, donc selon le cas au fur et à mesure. Naturellement, dates et personnages de ma Romance de Laurine, ne correspondent que peu avec la vérité historique, mais s'en approchent du mieux possible.

 

À l'époque de ma romance (commencée en 1889), Renoir est un peintre connu qui a maintes fois exposé, notamment au " Salon " (qui alterne accords ou refus de ses oeuvres) puis avec les impressionnistes à plusieurs reprises (1874, 76, 77, 82), mais qui traverse régulièrement des périodes difficiles, de remous d'influence et bien entendu financiers.

 

Entré en 1862 dans l'atelier de Gleyre où il fréquenta Monet, sisley, Bazille, Pissaro et Cézanne, il se cherche en permanence. C'est un optimiste inconditionnel des portraits et des nus qui peint joyeusement  et d'instinct sans craindre la monotonie répétitive et qui laisse libre court à sa liberté d'expression anti conformiste (comme l'on dirait aujourd'hui).

 

 

Il fréquente souvent Claude Monet, à Bougival (mon poème Brouillards) le rejoignant notamment sur l'île de la Grenouillère (mon poème La Grenouillère) où il s'adonne à la peinture de baigneuses nues sensuelles et voluptueuses en bord de Seine (période " nacrée ").  Son chef d'oeuvre " Le moulin de la Galette " (mon poème "Noce"), figure parmi ses grandes oeuvres de référence. 

Personnellement, j'aime beaucoup le portrait qu'il fit de Mademoiselle Irène Cahen d'Anvers peint en 1880 - en photo ci-dessous -  (qui pourrait tout autant être celui de " ma Laurine toute jeune " mais non pas dans son gourbi misérable...). Voir l'histoire incroyable du devenir de cette toile :  ICI

 

Il s'installe en 1876 dans une ancienne demeure entourée de jardins dominant le vignoble de Montmartre au 12, 14 rue Cortot, (devenant voisin de Jean, Laurine et Maureen dans mes poèmes). Cette résidence est désormais le Musée de Montmartre ayant d'ailleurs accueilli de nombreux artistes dont Émile Bernard, Raoul Dufy, Suzanne Valadon ou Maurice Utrillo. 

Il résidera aussi au château des Brouillards en 1889 au pavillon 6 du 13 rue Girardon (mon poème "Brouillards"). 

Il épousera l'une de ses modèles, Aline Charigot (Maureen dans mes poèmes...), mère d'un de ses enfants, le fameux cinéaste Jean Renoir né au Château des brouillards.

 

 

 

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 Auguste RENOIR - Mademoiselle Irène Cahen d'Anvers

 

 

 

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Auguste RENOIR - Le moulin de la galette

 

 

 

 

 

Saison 3, épisode 2, LA BOMBE

 

 

- RAVACHOL (ANARCHIE), LARIBOISIÈRE (La bombe)

 

1/ François Claudius Koënigstein dit RAVACHOL (1859/1892), surnommé le « Rocambole de l'anarchisme », a défrayé la chronique de l'époque par ses attentats, vols, crimes et assassinats perpétrés au nom de cet idéal relativement récent en France que fut l'anarchisme (Pierre Joseph PROUDHON s'était revendiqué le premier de l'anarchisme en 1840). Il convient cependant de noter que c'est l'affaire de Fourmies (fusillade tragique d'ouvriers grévistes par la troupe en 1891) et ses conséquences de brutalité policière qui accélérèrent son engagement anarchiste contre toute forme de pouvoir. Il utilisa des bombes faites de marmites emplies de mitraille, de clous et de cartouches de dynamite posées contre des représentants et détenteurs du pouvoir afin de le déstabiliser. Par la suite, d'autres anarchistes se rendirent tristement célèbres en France comme à l'étranger par des actes plus ou moins isolés : assassinats du Président de la République Sadi CARNOT à Lyon (1894), d'Élisabeth de Wittelsbach, dite SISSI, épouse de François-Joseph 1er de Habsbourg, d'Humberto 1er roi d'Italie en 1900, du Tsar Alexandre II en 1881, etc.

 

J'ai illustré dans mon poème, cette situation de terrorisme avant l'heure, afin de bien montrer la situation politique fragmentée de l'époque qui n'avait rien à envier à la nôtre, compte tenu de " l'idéal anti étatique et anti clérical " du mouvement anarchiste qui ne frappait d'ailleurs pas que des dirigeants et représentants du pouvoir, mais aussi la foule au hasard.

 

 

 

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2/ Hôpital de LARIBOISIÈRE Cet hôpital entièrement repensé en 1846 et prenant la suite de l'hôpital du Nord (1839), Louis-Philippe (1841), de la République (1848), s'est appelé Lariboisière en 1854. Il se devait selon les voeux de la princesse Élisa de LARIBOISIÈRE (fille du Comte ROY ministre des finances à la Restauration et épouse du Comte de Lariboisière fils du Maréchal d'Empire) d'être le plus beau de Paris, grâce notamment à ses legs. Sa construction avait d'ailleurs été décidée pour combler le manque d'hôpitaux rive droite et suite à l'épidémie de choléra de 1832 ; cet hôpital s'inscrivant dans une volonté de " charité où la philanthropie, où la science et l'art soient développés avec tous les progrès du temps ".

 

 

 

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Saison 3, Episode 3, BROUILLARDS

 

 

- INTOLÉRANCE, LE CHÂTEAU DES BROUILLARDS, FOLIE, FONTAINE DU BUT, BIBI LA PURÉE, (Brouillards)

 

1/ INTOLÉRANCE (vers 8 de Brouillards) permettant d'imaginer bien avant l'heure, le petit Pablo (Picasso) frappé d'indignation, meurtri et terriblement choqué par la scène de la bombe (poème précédent : La Bombe), comme il l'aura été bien plus tard lorsque l'aviation nazie bombardera et détruira la ville de Guernica durant la guerre d'Espagne (26/04/1937).

À la demande de la République Espagnole de réaliser une peinture murale pour leur pavillon lors de l'Exposition Universelle de Paris en 1937, Picasso en fit alors sa fameuse toile cubiste et monumentale " Guernica " (1937), choisissant de dénoncer le totalitarisme fasciste par toile interposée.

 

 

Durant la seconde guerre mondiale, rencontrant dans son atelier l'ambassadeur du 3ème Reich qui, regardant une photo de sa toile, lui avait dit en colère : " C'est vous qui avez fait ça ? ", Picasso lui avait alors rétorqué : " Non, c'est vous ! "

 

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2/ LE CHÂTEAU DES BROUILLARDS, ET LA "FOLIE", LA FONTAINE DU BUT est une villa qui existe toujours formée d'un vaste bâtiment de deux étages situé à l'angle de l'allée des brouillards et de la place Dalida à Montmartre.

 

C'est en 1772 qu'un avocat au Parlement de Paris, Legrand-Ducamjean, achète à Montmartre qui n'était pas encore rattaché à Paris, 7000 m2 plantés de vigne et disposant d'un moulin, d'une ferme et d'abreuvoirs, plus la fameuse fontaine miraculeuse dans laquelle Saint-Denis y aurait lavé sa tête tranchée (Voir ci-avant : Le Maquis). Ce terrain très embrumé du fait de sources avoisinantes et de vapeurs d'eau a donné nom au site des brouillards.

 

 

Faisant raser la ferme, l'avocat fait alors construire une " folie " (demeure d'aristocrates ou de bourgeois aisés servant de villégiature en périphérie des villes).

Ce "château", ou plutôt ses communs annexes, abritèrent de nombreux artistes comme Théophile Steinlen, Kees Van Dongen, Amedeo Modigliani et Pierre-Auguste Renoir avec son modèle qu'il épousa en 1890 : Aline Charigot. Leur second fils Jean Renoir y naquit en 1894. 

 

Enfin, je vous invite à lire ou relire le roman de Roland DORGELES " Le Château des brouillards " publié en 1932, dans lequel il conte avec le talent qu'on lui connaît, la Bohème qu'il fréquenta assidûment, notamment avec Apollinaire, Picasso, Modigliani, Mac Orlan, Carco ou Max Jacob, pour ne citer qu'eux... en évoquant bien entendu le fameux cabaret " Au lapin agile ".

 

Dans mon poème (Brouillards) Maureen (Aline Charigot, donc) pose pour Renoir, un peu plus tôt qu'en réalité mais en fiction romanesque...

 

 


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3/ BIBI-LA-PURÉE (André-Joseph SALIS) était une figure légendaire de la Bohème de Montmartre qui fréquenta le Château des brouillards (ou le plus souvent la cuisine de Renoir, mendiant un bocal de cornichons et un litre de rouge) et les cabarets de la Butte et de Pigalle. Ce personnage pittoresque, ancien étudiant en Droit, provocateur, artiste, poète, indicateur de police, acteur, mendiant, magouilleur, ivrogne, dépravé, cireur de chaussures, voleur, et se prétendant le secrétaire et amant de Paul Verlaine, a fait l'objet de portraits par les artistes qu'il fréquentait, dont Jacques Villon, Steinlen et Picasso.

 

 

 

 

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Saison 3, épisode 4, FESTIN

 

 

- " LE CAFÉ ANGLAIS" , PAUL-DURAND RUEL, " LE FESTIN DE BABETTE " (Festin)

 

1/ " LE CAFÉ ANGLAIS " situé à Paris au 13 boulevard des Italiens, était un restaurant fameux construit en 1802 et qui connut ses heures de gloire à la Belle Époque.

De nombreux artistes l'ont fréquenté dans la réalité :  Stendhal (qui en disait  " Trois soupers par semaine au Café Anglais et je suis au courant de ce qui se dit à Paris "), Alfred de Musset, Alexandre Dumas, Eugène Sue, etc. Dans la fiction également, ils furent nombreux à le mettre en scène : Honoré de Balzac (dans le Père Goriot), Flaubert, R. Quéneau, Karen Blixen, Marcel Proust, Guy de Maupassant, Émile Zola, etc. Des rois, princes, aristocrates, dirigeants, bourgeois de France et d'Europe en ont également fait l'une de leurs tables préférées, parmi les 22 salons et cabinets particuliers réservés. Ainsi, il servit le fameux dîner des trois empereurs réunissant le Tsar Alexandre II, le Tsarévitch, le roi de Prusse Guillaume 1er et Bismarck lors de l'Exposition universelle de Paris en 1867.

 

Disparu en 1913, il a été remplacé par un immeuble de style Art nouveau.

 

Je situe mon poème "Festin" dans son cadre en référence au " Festin de Babette " dont l'héroïne du roman de Karen Blixen (et du film) exerçait en 1871 comme Chef de cuisine mondialement réputée.

 

 

 

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2/ PAUL-DURAND RUEL (qui, dans mon poème (Festin) invite Renoir et ses amis) était un célèbre collectionneur, marchand de tableaux ayant lancé et encouragé de très nombreux peintres impressionnistes dont Pierre-Auguste Renoir. Il organisa une très grande exposition, probablement la plus célèbre du siècle, à Londres en 1905. Il acquit un nombre considérable de toiles,  soit environ 12 000 tableaux dont plus de 1 000 Monet, 1 500 Renoir, 400 Degas, 400 Sisley, 800 Pissaro, 200 Manet et 400Mary Casalt !

 

Peint par Renoir...

 

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3/ LE FESTIN DE BABETTE tiré de la nouvelle de Karen BLIXEN, est un film Danois (1987) avec Stéphane AUDRAN jouant le rôle de Babette. 

Je vous recommande ces liens qui en font un excellent résumé :  Le festin de Babette 1  et   Le festin de Babette recettes

 

J'ai pris le parti de composer le menu du souper du Nouvel an de 1890 dans mon poème (Festin) en reprenant intégralement le menu fabuleux du film dans lequel, les scènes de la préparation en cuisine et du repas valent largement le détour ! En voici le menu : menu 1 et les recettes principales :  Le festin de Babette recettes  et   festin

 

Et en cadeau, ces deux vidéos :      

 

 

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Saison 3, épisode 5, VAPEURS

 

 

- SAINT-LAZARE, MONET & RENOIR À BOUGIVAL, CARTON (Vapeurs)

 

 

1/ LA GARE SAINT-LAZARE fonctionnait déjà à plein régime, enfumée par les locomotives à vapeur à la fin du XIXè. La ligne Saint-Lazare/Saint-Germain en Laye fut inaugurée en 1837 en présence de la famille royale et de la Reine Marie-Amélie. La ligne pour Saint-Cloud et Saint-Nom-la-Bretèche (qui nous concerne) a été inaugurée en 1884, desservant depuis Paris/St-Lazare, St-Cloud, Garches Marne-la-coquette, Vaucresson, La Celle-St-Cloud, Bougival, Louveciennes, Marly-le-Roi, L'Étang-la-Ville, St Nom-la-Bretèche.

 

Claude MONET a fréquenté cette ligne pour se rendre à Louveciennes ou à Bougival (en haut de la colline distante de la Seine, mais à proximité de la forêt de Louceciennes/Versailles)  mais aussi  celle du Tramway à vapeur de Paris (Place de l'Étoile !) à Saint-Germain (Château) qui longeait la Seine, donc en passant par Le Peck et Bougival en bas, bord de Seine.

 

 

Il a peint plusieurs toiles de chemins de fer arrivant en gare (à Bougival) et de la gare Saint-Lazare (ci-après)

 

 

N.B : À titre personnel, j'adore ces toiles et, jeune élève aux Beaux-Arts, j'avais copié celle du "Train dans la neige" (ci-dessous) de Monet. J'ai habité durant toute mon adolescence en haut de Bougival, à proximité de cette gare, allant aux Beaux-Arts de Versailles à mobylette et au Lycée de Saint-Cloud par ce même train en longeant à pied la rue Claude Monet, mais à son époque, il y avait encore de nombreux vergers en bordure de forêt...

 

 

 

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2/ MONET & RENOIR À BOUGIVAL, CARTON. Ils se sont vus, mais plus tôt que dans mon poème (Vapeurs). Monet s'est installé à Bougival en 1869. Il a peint notamment l'établissement de bains/guinguette de La Grenouillère sur l'île de Croissy-sur-Seine en compagnie de Renoir (mon poème prochain : " La Grenouillère "). 

 

Ci-dessous par Monet " Glaçons sur la Seine "  puis " effets de neige sur la route de Louveciennes " 

 

Un "carton" est un carton entoilé bien moins coûteux qu'une toile de Lin (elle-même plus chère, mais sans aucune mesure de qualité avec les cadres entoilés actuels en coton).

 

 

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Saison 3, Episode 6, GLISSE

 

 

- LES PATINEURS " SKATING-RINKS " &  LE " PALAIS DE GLACE " (Glisse)

 

 

Mon amie de la plateforme " Blog4ever ", Françoise, a consacré un article sur cette mode qui fit fureur à la Belle Époque, constituée par le création de nombreuses pistes de patin à glace et, ou à roulettes (les fameux Skating-Rinks) , en rapport avec ce nouvel engouement des parisiens, mais pas seulement, y compris à l'étranger, pour la glisse. 

 

Je n'en dirai pas plus, vous laissant le soin de vous rendre sur le blog de Françoise,  ici  (https://www.monatelierdepeintre.com)

 

et plus précisément sur son article : " LE SKATING " ici  (https://www.monatelierdepeintre.com/le-skating)

 

 

Néanmoins, j'ai choisi dans mon poème ( Glisse ) de vous parler du " Palais de glace " - et je dis bien " de glace " et non " DES Glaces " (différent), qui fut créé le 23 décembre 1893 à Paris au Rond Point des Champs-Elysées dans un bâtiment circulaire. Il fonctionna jusqu'en 1980/81 se transformant dès lors en théâtre. Il disposait d'une piste circulaire glacée de 420 m2 placée au centre de la rotonde, laquelle s'entourait d'un promenoir disposant de buvettes et de miroirs, avec à l'étage une galerie complétée par un orchestre de 50 musiciens !  

 

En 1981, il devint le " Théâtre du Rond-Point " (qui fonctionne toujours maintenant) dévolu à la Compagnie Renaud-Barrault (photo ci-dessous, la dernière).

 

N.B. Je me souviens y avoir patiné dans les années 1970...

 

Ci-dessous le grand patineur Axel Paulsen qui donna son nom au fameux saut, l'Axel qui, à la différence de tous les sauts de patinage artistique s'exécutant eux en arrière, se lance en avant pour une réception arrière, soit pour un simple Axel : 1 tour 1/2 et pour un triple Axel, 3 tours 1/2, d'où sa plus grande difficulté (+ 1/2 tour).

 

 

 

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Saison 3, épisode 7, LA GRENOUILLÈRE

 

 

- " LA GRENOUILLÈRE " avec les toiles de RENOIR, MONET... LES BAINS et L'ABSINTHE... (La Grenouillère)

 

L'île de Croissy ou de la Chaussée ou bien de la Grenouillère se tient dans les Yvelines entre Rueil-Malmaison proche de Paris et Bougival un peu plus loin sur la Seine. Pour la petite histoire, les Vikings y débarquèrent avant de s'en prendre à Paris en 845 ! Plus près de nous, avec la mode du canotage sous le Second Empire, de nombreux parisiens s'y rendirent régulièrement tant cette petite île de 2,5 km de long offrait une végétation luxuriante ; on la surnommait alors " la Madagascar de la Seine ", d'autant que de nombreux hommes s'y baignaient... nus !

 

C'est une cabaretière locale qui eut l'idée d'établir sur une petite plage de l'île, un bateau/ponton servant de salle de bal, de restauration et de location de canots, sans oublier une vaste péniche également accostée proposant des cabines de bain hommes (il était interdit de se baigner nu) et femmes. Ce site eut à l'époque un tel succès que Napoléon III et l'impératrice Eugénie y firent un jour escale ! 

 

Mais cette atmosphère populaire, vulgaire aussi et même en marge de la légalité par ses fréquentations parfois peu recommandables (les fameux Apaches), ne fut pas toujours du goût de tous.

 

Il n'est qu'à lire par exemple la description qu'en fit Guy de Maupassant :

 

" On sent là, à pleines narines, toute l'écume du monde, toute la crapulerie distinguée, toute la moisissure de la société parisienne : mélange de calicots, de cabotins, d'infimes journalistes, de gentilshommes en curatelle, de boursicotiers véreux, de noceurs tarés, de vieux viveurs pourris ; cohue interlope de tous les êtres suspects, à moitié connus, à moitié perdus, à moitié salués, à moitié déshonorés, filous, fripons, procureurs de femmes, chevaliers d'industrie à l'allure digne, à l'air matamore qui semble dire : “ Le premier qui me traite de gredin, je le crève.” Ce lieu sue la bêtise, pue la canaillerie et la galanterie de bazar. Mâles et femelles s'y valent. Il y flotte une odeur d'amour, et l'on s'y bat pour un oui ou pour un non, afin de soutenir des réputations vermoulues que les coups d'épée et les balles de pistolet ne font que crever davantage. Quelques habitants des environs y passent en curieux, chaque dimanche ; quelques jeunes gens, très jeunes, y apparaissent chaque année, apprenant à vivre. Des promeneurs, flânant, s'y montrent ; quelques naïfs s'y égarent. "  (« La femme de Paul », La Maison Tellier, 1881.)

 

Claude MONET et Auguste RENOIR s'y rendirent souvent en donnant à la postérité ces toiles de canotage, de buvette et de bains légers que Renoir d'ailleurs traduisit avec la délicatesse transparente de sa " période nacrée ". 

 

Quant à l'absinthe (ou absinthe), c'était une boisson fort à la mode au XIXè mais réellement dangereuse et interdite depuis 1915  (contenant du méthanol, substance neurotoxique). Emile Zola l'évoque dans " l'Assommoir ". Plusieurs artistes en furent victime (Toulouse-Lautrec, Van-Gogh, etc.).

 

   

Claude Monet " Bain à la Grenouillère "

 

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Auguste Renoir " La Grenouillère " 

 

 

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Auguste Renoir " Les grandes baigneuses " pour illustrer mon poème (La Grenouillère) in situ car tel n'était pas le cas de cette toile

 

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Saison 3, Episode 8, LA BLANCHISSEUSE

 

 

 

- LAVANDIÈRES & BLANCHISSEUSES, HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC (La blanchisseuse)

 

1/ LAVANDIÈRES & BLANCHISSEUSES : Il n'est pas vieux ce temps où la lessive était une grande affaire qui tenaient éveillées toutes les femmes d'un village durant plusieurs jours, deux fois l'an : au printemps avant les Rameaux et à l'automne avant  la Toussaint.

 

Cependant, je ne vais pas vous conter par le menu cette grande histoire du linge lavé, mais plutôt vous convier à ouvrir ce LIEN vers un site remarquable qui raconte de façon claire et très bien documentée cette " histoire des femmes " (du nom du site)

 

site : http://dona-martin.blogg.org/histoire-des-lavandieres-et-de-la-lessive-a127710660

 

Juste pour information, il convient de distinguer les lavandières des blanchisseuses. Les premières exerçaient une corvée ou un métier aussi pénible qu'éprouvant à laver agenouillée dans l'eau glacée le gros linge et le linge très sale deux fois par an (...)  puis à s'ébouillanter au grand cuvier, sans oublier toutes les étapes du tri, du rinçage, de l'essorage et de l'étendage...

 

Les blanchisseuses quant à elles bénéficiaient d'un plus grand "confort" car elles s'occupaient du linge fin et brodé et surtout, travaillaient généralement à leur compte. D'où la " promotion " de Victorine entrant au service de Laurine dans mon poème (La blanchisseuse).

 

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2/ HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC : a peint les gens simples qu'il fréquentait à Montmartre comme sur le Boulevard : Clichy, Rochechouart, Pigalle, Place Blanche, et... à son domicile 19, rue Pierre Fontaine (voir mon poème).

 

Et pourtant, il était issu de la noblesse illustre et ancienne des Comtes de Toulouse. Handicapé, infirme et souffrant d'une maladie atteignant les os, il s'installait dans les cabarets, bars et salles de spectacle, sans oublier les maisons closes lui permettant alors non seulement d'assouvir ses besoins, mais surtout de croquer, esquisser, peindre et dessiner sur le vif non pas des modèles figés, mais des personnes bien vivantes s'animant dans leur décor. Les prostituées par exemple lui paraissaient bien plus aptes à se mouvoir naturellement nues que des modèles.

 

Il s'est rendu célèbre par ses toiles et  affiches représentant tout ce petit peuple de Montmartre et de sa vie nocturne faite notamment des danseurs et danseuses du French-cancan du Moulin-rouge. Mort très tôt, à 36 ans des suites de l'alcoolisme (il possédait une canne creuse remplie d'alcool), de sa passion pour l'absinthe et de la syphilis, il nous reste de lui ses oeuvres aussi remarquables qu'éphémères par les sujets visités.

 

Dans mon poème, il tombe amoureux de Victorine la blanchisseuse. Il aurait tout autant pu la peindre (voir ci-après) comme l'un de ses modèles préférés : Jane Avril, la chanteuse Yvette Guilbert ou Louise Weber dite " La goulue ". 

 

 

 

Personnellement, j'ai un faible pour cette toile " La blanchisseuse " 

 

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Aristide Bruant par Toulouse-Lautrec

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Saison 3, Episode 9, LA NOCE

 

 

- VENDANGES, BAL DU MOULIN DE LA GALETTE, LES " GRANDES BAIGNEUSES " (La noce)

 

 

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1/ VENDANGES à Montmartre, comme déjà mentionné dans un article précédent : voir ci-avant, presque au début de ce petit lexique, à CLOS-MONTMARTRE

 

 

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2/ BAL DU MOULIN DE LA GALETTE Cette grande toile (1m31 x 1m75) est à bien des égards, considérée comme le chef d'oeuvre d'Auguste RENOIR. Peinte en 1876, elle est actuellement exposée au musée d'Orsay, suite à un leg du collectionneur Gustave Caillebotte. J'y situe mon repas de noce dans ce restaurant qui pris la place de la fameuse guinguette où se donnaient des bals populaires au pied du   moulin.

 

Mais au fait, saviez-vous que ce moulin connut bien des déboires ? 

 

Il reste actuellement le seul moulin de la Butte Montmartre à peu près en état de marche, du moins pour l'état de ses pièces mécaniques, sur les quinze moulins qui brassaient l'air de la crête de la Butte. Ces moulins donnaient de la farine de blé, mais pas uniquement, servant également à moudre d'autres céréales, à presser les vendanges locales et à concasser les matériaux des manufactures voisines.

 

Ce moulin, constitué à l'origine de deux moulins mentionnés en 1622, fut acquis par la famille Debray (les ancêtres de Régis Debray) en 1809.

 

 

Mais en mars 1814, alors que l'armée impériale russe en prise avec Napoléon 1er était à Paris, et que suite à des pourparlers de paix Montmartre n'était plus défendue (elle était célèbre par ses canons placés en hauteur), se trouvait malgré tout un petit groupe de "résistants" français dont les Debray, meuniers en famille, décidant de contrer l'envahisseur cosaque. Faisant feu au canon contre eux, ils tuèrent de nombreux assaillants, mais l'aîné fut blessé puis finalement abattu. Son fils fut transpercé par une lance, mais il s'en tirera et on lui doit ce moulin/guinguette sous la Restauration. Las, les russes furieux, découpèrent le corps du père en quatre morceaux qu'ils fixèrent sur les ailes du moulin !

 

Par la suite donc, en 1834, le fils survivant y rajouta une guinguette doublée d'un bal portant dès lors le nom du " Moulin de la Galette " en référence aux galettes qu'on y déguste sur place accompagnées du petit vin aigrelet cultivé sur les coteaux de la Butte. Son succès quasi immédiat, ne se démentit pas par la suite.  

 

Outre Pierre-Auguste RENOIR installé à Montmartre dominant les vignobles, de nombreux peintres et impressionnistes immortalisèrent ce moulin. Parmi lesquels on trouve Vincent VAN GOGH, Henry de TOULOUSE-LAUTREC, Maurice UTRILLO, Rymond CASAS, Pablo PICASSO...

 

 

 

 

AUGUSTE RENOIR 

 

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EUGÈNE CICERI 

 

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HENRI DE TOULOUSE-LAUTREC

 

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VINCENT VAN-GOGH

 

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MAURICE UTRILLO

 

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3/ LES GRANDES BAIGNEUSES de Renoir peinte entre 1884 et 1887. Cette toile fit scandale lorsqu'Auguste Renoir l'exposa à l'Exposition internationale de 1887. À son retour d'Italie, traversé par des doutes, Renoir se cherchait alors en tentant de s'écarter des impressionnistes. À part Claude MONET ou Marcel PROUST, les critiques furent dans l'ensemble fortement négatives.

 

Notons que son modèle devenu sa femme (au 2ème plan avec la serviette), Aline Charigot est Maureen dans mon poème... qu'il épouse donc !

 

 

 

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Saison 4, Episode 1, Mademoiselle 

 

 

 

- RENOIR & ALINE, ASPIRANTS COMPAGNONS, SALONS LITTÉRAIRES, MASSACRE DES ITALIENS (Mademoiselle)

 

 

 

1/ AUGUSTE RENOIR & ALINE CHARIGOT son épouse, "jouée" ici par Maureen, sont installés en 1895 à Essoyes (ville natale d'Aline), dans l'Aube. Leurs deux enfants sont Pierre (né en 1885) et Jean, le fameux cinéaste (né en 1894) en attendant le troisième fils, Claude (né en 1901).

 

 

 

 

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Portrait d'Aline Charigot par auguste Renoir

 

 

 

 

2/ ASPIRANTS COMPAGNONS Les Compagnons du devoir se déclinent en apprentis (dès 15 ans) devant réaliser une maquette d'adoption, puis une fois jugés sur leur première maquette et adoptés par la communauté des compagnons, deviennent affiliés ou aspirants devant également (comme toujours...) faire leurs preuves et partant dès lors faire leur " tour de France ". Ayant réalisé après leur travail d'adoption, leur tour de France, ils présentent alors à leurs pairs leur " Chef d'oeuvre " représentant une véritable prouesse technique mettant en évidence un savoir faire ancestral propre à leur corporation pour un travail réalisé en plusieurs centaines d'heures. 

Je ne puis que vous recommander de lire le remarquable roman de George Sand, adulée des Compagnons, " Le compagnon du tour de France " paru en 1840 pour un récit se déroulant vingt ans plus tôt.

 

 

 

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3/ SALONS LITTÉRAIRES Très en vogue au XVIIIè et XIXè et réunissant des écrivains, auteurs dramaturges, poètes, artistes, femmes de lettres, acteurs, musiciens, étudiants, mais aussi diverses personnalités en vue et plus ou moins courtisanes, ils étaient à la fois un espace d'échanges érudits et de créativité talentueuse sociale d'inspiration romantique ainsi que l'endroit chic où l'on se devait d'être vus. Juliette Récamier, Victor Hugo, Lamartine, Alfred de Musset, Alexandre Dumas, Balzac, Eugène Delacroix, Liszt, Marcel Proust ou bien encore Guy de Maupassant, et tant d'autres... en étaient les fidèles adeptes.

 

Dans ma saga, Laurine ouvre un Salon dans sa boulangerie " Coeur-de-pain " en y exposant de nombreuses toiles prêtées par son ami Paul Durand-Ruel (le fameux collectionneur ; voir mon poème " Festin") ou offertes par Auguste Renoir, Claude Monet, Pablo Picasso... Elle y organise des après-midis et soirées littéraires d'un style autrement posé que dans l'antre provocatrice des cabarets d'étudiants ou de la Bohème du Lapin agile... Elle ose cependant y exposer les nus de Renoir et les arlequins cubistes de Pablo !

 

L'une des toiles ouvrant le décor de son Salon, est " La liseuse " d'Auguste RENOIR.

 

Mon amie Françoise en a fait une copie remarquable qu'elle présente sur son blog ( https://aqua-reve-francoise.blog4ever.com ) 

dans cet article : " La liseuse d'Auguste Renoir " que vous trouverez :  ICI

 

 

 

 

 

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" La liseuse " d'après Renoir par Françoise M.

 

 

 

 

4/ LE MASSACRE DES ITALIENS D'AIGUES-MORTES (Gard) que j'évoque indirectement dans mon poème (Mademoiselle) en parlant de José, victime du racisme des commères du quartier...

 

 

Survenu les 16 & 17 août 1893 à la suite d'une crise économique sévère en Europe et de la difficulté de trouver du travail, la population employée par la Compagnie des Salins du midi, n'a pas accepté que leur emploi se trouve "menacé" par cette main d'oeuvre italienne immigrée.

 

À la suite d'agitations nationalistes d'extrême droite dons la Ligue de la Patrie Française, et du chômage s'amplifiant, une rixe opposa les différentes communautés présentes dont des Ardéchois, trimards (vagabonds), locaux et Piémontais. Attaqués et devant se réfugier dans une boulangerie (...) que leurs assaillants veulent incendier, les ouvriers italiens sont alors lynchés à coups de bâtons, fusil et noyade par une foule furieuse. La gendarmerie comme la troupe ne purent (ou ne voulurent) contenir leurs agresseurs, s'en prenant également aux femmes et enfants pour un bilan terrible et controversé de 150 morts ou... 8 officiellement.

 

Ce drame constitua également un immense scandale judiciaire puisque l'acquittement général de tous les assaillants poursuivis fut prononcé. Il eut aussi pour conséquence une altération des relations diplomatiques entre la France et l'Italie ainsi que des heurts contre des français en Italie, par représailles.

 

 

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08/02/2019
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