La palette de Pierre

La palette de Pierre

Lexique saison 6


Lexique Saison 6 Episode 10 Jeux

 

 

 

 Saison 6, Épisode 10, Jeux

 

 

 

 

 

 

 

Lien vers le poème " Jeux " : ICI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- LES 1ers JEUX OLYMPIQUES D'HIVER À CHAMONIX (1924), LES J.O. DE PARIS EN 1924 AVEC : Le stade de Colombes, Johnny Weissmuller, Abrahams et Liddell - Les chariots de feu - l'Olympic-City, Pierre de Coubertin (Jeux).

 

 

 

1/LES 1ers JEUX OLYMPIQUES D'HIVER À CHAMONIX (1924) furent le résultat d'âpres négociations car ils risquaient notamment de porter préjudice aux fameux " Jeux Nordiques " réunissant la Scandinavie et la Finlande (1901/1926). 

 

Malgré tout, ces premiers Jeux organisés donc par le Comité International Olympique (C.I.O.) remportèrent un vif succès avec plus de 258 athlètes représentant 16 nations engagées dans 16 épreuves pour 6 sports distincts,  suivies par plus de 10.000 spectateurs.

 

Organisés durant 13 jours du 24 février au 5 mars 1924, ces jeux coûtèrent 3,5 millions de francs. Les sports retenus étaient le Bobsleigh, le Combiné nordique, le Curling, le Hockey sur glace, le Patinage artistique, le Patinage de vitesse, la "Patrouille militaire", le Saut à skis et le Ski de fond. La France se classa au 8ème rang pour une 9ème place avec 3 médailles de bronze contre 17 médailles dont 4 d'or pour la Norvège finissant 1ère. 

 

 

 

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la patinoire dite "Stade Olympique de Chamonix", la plus vaste du monde avec 36.000 m2

 

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le tremplin de saut à ski (79,40 m) près du glacier des Bossons

 

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2/ LES J.O. DE PARIS EN 1924 AVEC : Le stade de Colombes, Johnny Weissmuller, Citius-Altius-Fortius, Abrahams et Liddell - Les chariots de feu - l'Olympic-City, Pierre de Coubertin (Jeux).

 

Ces Jeux sont la 8ème édition des Jeux Olympiques d'été, après ceux d'Athènes (1896), Paris (1900), St-Louis aux U.S.A. (1904), Londres (1908), Stockolm (1912), Berlin " Jeux annulés par la guerre" (1916) et Anvers (1920).

 

Ils se sont déroulés du 4 mai au 28 juillet 1924 (d'où le glissement printanier de mon poème...) et ont accueilli 3089 athlètes dont 135 femmes engagés dans 126 épreuves réparties sur 17 sports et représentant 44 pays (sauf l'Allemagne non invitée).

 

Avec 38 médailles dont 13 d'or, la France se classa au 3ème rang derrière les USA et la Finlande. Ce sont pas moins de 700 journalistes qui couvrirent l'évènement.

 

Bien que le stade Pershing puis le Parc des Princes étaient largement favoris pour l'installation du Stade Olympique, devant des problèmes de financement de la ville de Paris (déjà...), c'est finalement Colombes qui fut choisie en transformant l'ancien stade du Matin en nouveau stade d'une capacité de 45.000 places dont 20.000 assises en tribunes (d'où la resquille de mon poème...).

 

Il y avait naturellement d'autres installations sportives dans les diverses agglomérations de la région parisienne (Boulogne, Versailles, Meudon, Argenteuil, St-cloud, Bagatelle, Issy-les-Moulineaux...).

 

La piscine était celle des Tourelles (Paris 20è). Et le fameux nageur américain  Johnny Weissmuller (1904/1984) - voir mon poème - qui joua plus tard le rôle de Tarzan au cinéma (1932), y remporta 4 médailles dont 3 d'or et une de bronze !

 

Citius-Altius-Fortius est la devise des J.O.  

Elle signifie : Plus vite, Plus haut, Plus fort ! (Que j'ai ainsi repris dans mon poème).

 

Harold Abrahams (1899/1978) et Éric Liddell(1902/1945) étaient deux champions britanniques d'athlétisme portés ensuite à l'écran dans le fameux film de Hugh Hudson sorti en 1981 " Les chariots de feu " avec la musique somptueuse de Vangelis. Le film retrace leur aventure. Ces deux sprinters, étaient des champions rivaux, mais qui, du fait de leurs convictions religieuses marquées (juive pour Harold Abrahams et protestante- presbytérienne pour l'écossais Éric Liddell) ont rencontré des difficultés à concourir aux dates initialement fixées, incompatibles avec leurs religions.

 

Malgré ces péripéties Abrahams remporta l'or à la surprise générale sur le 100m en 10"6 et l'argent au relais 4x100m. Liddell s'octroya l'or au 400m et le bronze au 200m.

 

L'Olympic-City était le village Olympique attenant au site de Colombes pour la première fois dans l'histoire des Jeux qui, en sus de ses installations d'hébergement couvrant 22 hectares, disposait d'une multitude de baraques en bois proposant des boissons, café, restauration rapide, accessoires et divers souvenirs tenus par des centaines de commerçants et de forains (ainsi que mon poème l'expose avec Laurine). 

 

Est-il utile de présenter le Baron Pierre de Coubertin (1863/1937), humaniste et pédagogue, internationaliste et fondateur des Jeux Olympiques modernes, qui consacra sa vie à les restaurer dans l'esprit d'Athènes et des valeurs altruistes du sport ?  

 

Il milita pour la popularité de la gymnastique et de l'éducation physique. Mais il défendit toute la place qui revient à la compétition admettant donc une certaine violence physique ainsi qu'il le précisa : « Le sport, ce n’est pas l’exercice physique bon pour tous au point de vue de l’hygiène à condition d’être sage et modéré. Le sport est le plaisir des forts ou de ceux qui veulent le devenir physiquement et moralement. Il comporte donc la violence, l’excès, l’imprudence. Rien ne le tuerait plus sûrement que de le vouloir emprisonner dans une modération qui est contraire à son essence »

 

Quant sa Charte Olympique, elle affirme que : " le but de l’olympisme est de mettre le sport au service du développement harmonieux de l’homme en vue de promouvoir une société pacifique soucieuse de préserver la dignité humaine », et que « l’esprit olympique exige la compréhension mutuelle, l’esprit d’amitié, de solidarité et de fair-play ».

 

Les Jeux de Paris-1924 virent son retrait de l'organisation du CIO qu'il avait fondé en 1894.

 

 

 

 

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Médaille Olympique :

 

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Stade Olympique de Colombes

 

 

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Johnny Weissmuller âgé de 19 ans aux J.O.

 

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l'arrivée du 100m nage libre 

 

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et en Tarzan...

 

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Abrahams et Liddell

 

 

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L'Olympic City

 

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Arrivée d'Abrahams au 100m

 

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Pierre de Coubertin

 

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27/01/2020
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Lexique Saison 6 Episode 9 Violon

 

 

 Saison 6, Épisode 9, Violon

 

 

 

 

 

 

 

Lien vers le poème " violon " :  ICI

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- ARCHET, KIKI DE MONTPARNASSE AU "BAL NÈGRE", LE VIOLON D'INGRES DE MAN RAY (Violon)

 

 

1/ ARCHET. L'archet d'un violon est presque aussi difficile à réaliser que le violon lui-même, et son coût ne l'est pas moins !

 

On n'imagine pas en effet, le nombre de pièces et de gestes professionnels réalisés par des artisans très qualifiés qu'il faut pour en confectionner un.

On pense qu'un violon se vend avec son archet, non pas, sauf naturellement pour de simples violons de débutants, d'étude ou même vendus en grandes surfaces...

 

Un violon est l'oeuvre d'un luthier quand l'archet est celui d'un archetier. Les meilleurs sont encore fabriqués à Mirecourt (Vosges) dont la tradition remonte à plus de quatre siècles. Sachez qu'il existe à Mirecourt depuis 1970, une remarquable École Nationale de Lutherie formant des apprentis en trois ans.

 

Comme pour les violons dont les plus prestigieux furent conçus par des maîtres italiens tel Stradivarius, les archets ont également connu leur créateur de génie comme François-Xavier Tourte, ancien horloger,  surnommé le stradivarius de l'archet dont l'un d'entre-eux s'est vendu pour la somme astronomique de... 576.000€ !

 

De même, différents prix régissent l'achat d'archets de premier prix ou de qualité.

 

Ainsi pour les violons, on trouvera sur le marché des violons chinois à 60€ (contreplaqué, chevilles en plastique, vernis au pistolet...), des violons d'entrée de gamme jusqu'à 300€, des violons d'étude jusqu'à 800€ puis des violons d'étude supérieurs allant jusqu'à 2.000€, et des violons de concert atteignant 10.000€. Enfin, on trouve des violons de luthier neufs hauts de gamme jusqu'à 50.000€. Quant aux Stradivarius, tous recensés et désignés d'un nom, ils peuvent atteindre 20.000.000 de dollars US comme le Messie ou 15.900.000 USD comme le fameux Lady Blunt...

 

Les archets couvrent de la même façon la gamme de prix allant de 70€ à plus de 10.000€, 50.000€, mais à 300€, on a déjà un bel archet.

 

Pourquoi ces coûts élevés ? Tout simplement, et j'en viens à mon poème "Violon" parce qu'un archet se compose à la fois de crin de cheval et de bois rare.

 

Les meilleurs crins proviennent de régions très froides ou se trouvent de  petits chevaux mongols ou des étalons de Sibérie voire du Canada. Les mèches de crins (blanches pour le violon, foncées pour le violoncelle) se composent d'au moins 80 à 150 crins mesurant au moins 80 cm uniquement sur des étalons (plus robustes).

 

Quant au bois, la baguette doit être également équilibrée, souple et résistante, légère et nerveuse, faite de bois de Pernambouc ou d'amourette provenant du Brésil. On est donc très loin du crin synthétique ou de la baguette en bois ordinaire, mais il existe une alternative économique avec des archets en carbone.

 

 

une mèche de crins

 

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2/ KIKI DE MONTPARNASSE AU "BAL NÈGRE".

 

Kiki, de son vrai nom Alice Ernestine PRIN (1901/1953), fut sans conteste "l'artiste" des nuits de l'entre-deux guerres surnommée " la reine de Montparnasse ". Ses talents étaient multiples : modèle et muse (ayant posé nue pour de nombreux peintres et photographes), chanteuse, actrice de cinéma, danseuse, gérante de cabaret et même artiste peintre.

 

 

Après une enfance malheureuse et de grande misère, elle pose nue pour s'en sortir et, compte tenu de sa plastique irréprochable si bien assortie à ses multiples talents comme à son goût pour l'art, l'ancienne bonne à tout faire révoltée rencontre de nombreux artistes, tels Maurice Mendjizki, Chaïm Soutine, Moïse Kisling, Amedeo Modigliani ou Tsugouharu Foujita qui exposa son fameux "Nu couché à la toile de Jouy" créant l'évènement du Salon d'Automne de 1922.

 

 

Elle coupe ses cheveux court, en bol, se maquille les lèvres d'un rouge rubis et les yeux d'un noir ardent de khôl, lançant la mode...

 

 

Mais c'est avec Man Ray (1890/1976) - peintre, photographe, réalisateur de cinéma américain - dont elle deviendra la compagne en 1921 qu'elle verra son dos devenir célèbre. Elle posa également pour le célèbre photographe de nus parisiens : Julien Mandel (1872/1935).

 

 

Ces photographies de " Kiki de Montparnasse " (son nom de scène) sont magnifiques. Vous pouvez les voir en fin d'article publié par Wikipedia :

 

 

ICI

 

 

 

Elle finira sa vie dans la détresse, seule, victime de la boisson, allant jusqu'à peser 80 kg, à l'hôpital Laennec. Hemingway lui rendit un vibrant hommage : "Ernest Hemingway lui rend un brillant hommage :Elle chantait comme elle vivait, à l’instinct et à la classe, pas en lady mais en reine ! "

 

 

Quant au fameux " Bal nègre " se tenant dans une vaste salle au fond d'un bar tabac en 1924, puis rebaptisé le Bal Blomet (33, rue Blomet - Paris 15è), il s'agissait d'un cabaret antillais formant durant les années folles, un club de jazz très couru.

 

De très nombreux artistes en ont fait la réputation tels, en sus des déjà nommés : Joséphine Baker, Maurice chevalier, Ernest Hemingway, Scott Fitzgerald, Henri Miller, Jean Cocteau, Joan Miro, Jacques Prévert, Jean-Paul sartre, Boris via, Albert Camus et même, s'échappant d'une réception... le Prince de Galles !

 

 

 

 

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Ces photographies de " Kiki de Montparnasse " (son nom de scène) sont magnifiques. Vous pouvez les voir en fin d'article publié par Wikipedia :

 

 

ICI

 

 

 

Foujita : " Nu couché à la toile de Jouy "

 

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Le Bal Blomet

 

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La Biguine au Bal nègre

 

 

 

 

 

 

 

3/ LE VIOLON D'INGRES DE MAN RAY est la célèbre photographie en noir et blanc du dos de Kiki de Montparnasse, prise en 1924, à laquelle son auteur, l'américain Man Ray rajouta deux ouïes de violon.

 

On l'appelle ainsi en référence au tableau d'Ingres " Le bain Turc ", mais surtout à l'expression "violon d'Ingres" en rapport avec la deuxième passion du peintre Ingres, pour le violon, sachant que pour Man Ray, les femmes constituaient don deuxième passe temps après la photographie...

 

 

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Ingres : " Le bain Turc "

 

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Ernest Hemingway lui rend un brillant hommage : Elle chantait comme elle vivait, à l’instinct et à la

 

 

Tombe de Man Rayclasse, pas en lady mais en reine !

 

 

 

 

 Tombe de Man Ray

 

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21/01/2020
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Lexique Saison 6 Episode 8 Merveilles

 

 

 

 Saison 6, Épisode 8, Merveilles

 

 

 

 

 

 

Lien vers le poème " Merveilles " : ICI

 

 

 

 

 

 

 

- RADIOLA ET RADIOLO, HOWARD CARTER DÉCOUVRE LA TOMBE DE TOUTANKHAMON (Merveilles)

 

 

1/RADIOLA ET RADIOLO ou la naissance de la radio...

 

Oui, dès novembre 1922, la 1ère radio privée française dénommée "Radiola", voit le jour et émettra jusqu'en mars 1924, devenant alors "Radio-Paris" *

Cette radio faisait suite aux premiers essais de diffusion radiophonique depuis la  Tour-Eiffel en 1922 (Radio-Tour Eiffel").

 

* Vous savez, la fameuse Radio-Paris qui passera plus tard sous le contrôle de l'État qui la rachète à partir de 1933 pour être ensuite et durant la 2è guerre mondiale  réquisitionnée par les collaborateurs et les allemands. Rappelez-vous ce pan d'histoire où Pierre DAC (humoriste) contrant la propagande nazie, chantait sur Radio-Londres et sur l'air de la Cucaracha : " Radio-Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand ! "

 

Radiola donc, fut créée par l'ingénieur de la Téléphonie Sans Fil (la TSF) Émile Girardeau (1882/1970) fondateur de la CGF (Compagnie Générale de la téléphonie sans fil) ainsi que de la SFR (Société Française Radio-Électrique) qui fabriqua et vendit les récepteurs de même nom que la marque " Radiola ".

 

Dans mon poème, Laurine en achète un pour huit cents francs, une somme à l'époque !

 

Au début, l'objectif étant " de diffuser des émissions attrayantes et d'un caractère artistique élevé " (comme aujourd'hui, n'est-ce pas ;-), cette radio diffusa " en direct " des morceaux de musique classique joués par un petit orchestre symphonique bientôt rejoint par des chanteurs populaires.

 

À la différence de sa radio concurrente de la Tour Eiffel qui se contentait d'informations météorologiques, Radiola s'enquit rapidement les services d'un présentateur, à savoir Marcel Laporte mieux connu sous le pseudonyme de " Radiolo ".

 

Radiolo (1891/1971) présentait les programmes de musique classique et de chansons, animait des causeries diverses littéraires ou d'actualité voire même des fictions en sorte de feuilletons.

 

Il faisait toujours précéder ses interventions d'indications permettant aux auditeurs de bien réglet leur poste et antenne, ainsi :

" Tournez la manette de votre appareil Radiola lentement, dans le sens des aiguilles d'une montre, mais attention ! Si vous allez trop loin, vous entendrez un bruit infernal. Revenez alors très légèrement en arrière et votre récepteur sera réglé ".

 

Marcel Laporte deviendra ensuite le directeur adjoint de Radiola Radio-Paris jusqu'en 1926, puis après diverses activités radiophoniques, sera commentateur du " Journal de guerre " en 1939.

 

 

À noter qu'il fut la voix de... l'horloge parlante jusqu'en 1965 ! 

 

 

 

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Radiolo animant l'émission de musique en direct :

 

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La voix de Marcel Laporte à l'horloge parlante (suivre ce lien) :

Horloge parlante

 

 

 

 

 

2/ HOWARD CARTER DÉCOUVRE LA TOMBE DE TOUTANKHAMON le 5 novembre 1922, mais elle ne sera officiellement ouverte en présence d'illustres personnalités et têtes couronnées que le 18 février 1923.

 

C'est une nouvelle incroyable qui fait la une, quasiment sous la forme d'un feuilleton, de toute la presse ravie de commenter cette découverte attendue de longue date auréolée de la part de mystère envoûtant qui l'accompagne et de son actualité mondaine.

 

En effet, la reine Élisabeth de Belgique se dispute la primeur de l'évènement avec les autorités Égyptiennes, et tout ce qui compte d'officiels, de savants, d'égyptologues, de gouvernants et de journalistes venant de partout !

 

Il faut dire qu'une véritable fascination pour l'Égypte ancienne s'était emparée de l'Europe dans le sillage des anglais Lord Carnarvon (le mécène ayant financé les fouilles de Carter) et Howard Carter (l'inventeur, découvreur, Égyptologue), et pas seulement,  des américains aussi sans oublier les Égyptiens jaloux de leurs prérogatives nationales. 

 

Howard Carter (1874/1939) est un archéologue britannique qui consacra sa vie à l'Égyptologie en fouillant divers tombeaux et temples funéraires notamment dans la Vallée des Rois, mais dont les ruines et restes avaient déjà été ouverts et pillés, dans la plupart des cas. Méticuleux, il reproduisit fidèlement bas-reliefs et inscriptions hiéroglyphiques en travaillant auprès d'archéologues réputés dont Gaston Maspero, professeur au Collège de France (une célèbre librairie porte son nom au Quartier Latin de Paris) qui le présentera plus tard au richissime mécène explorateur Lord Carnarvon.

 

On connait la suite et contrairement à Théodore Monroe Davis qui pense que la Vallée des Rois ne livrera plus aucun secret, Carter persiste dans sa quête de fouilles obtenant malgré la fin de la campagne de fouilles, l'obtention d'une année supplémentaire en 1922...

 

En effet, installant son nouveau chantier près du tombeau de Ramsès VI le 1er novembre 1922, il découvre alors les fondations de cabanes d'ouvriers ayant creusé la tombe de Ramsès VI. Il suppose de fait que le site est intact de fouilles contemporaines. Et c'est alors que le 4 novembre 1922 il met à jour la fameuse marche d'un escalier vite déblayé le 5 et débouchant sur la porte d'une nécropole royale portant sceau ! 

 

Malgré l'impatience que l'on devine, ne sachant pas encore de quel monarque il vient de mettre à jour son tombeau, il attendra l'arrivée de Lord Carnarvon et de sa fille Lady Evelyn pour aller plus loin. Au bas des marches apparaît enfin le sceau de Toutankhamon sur la porte, mais il trouve aussi des vases marqués du cartouche d'autres pharaons et surtout, des fragments indiquent que la tombe a été visitée autrefois.

 

Creusant plus avant, un long corridor de 10m conduit à une autre porte scellée qui semble avoir été bougée puis remise en place, mais durant l'antiquité. Y creusant un petit trou, suffisant pour y introduire une bougie, il regarde...

 

Puis répondant à Lord Carnarvon qui s'impatiente de plus belle, lui demandant ce qu'il voit, il répond seulement : " Je vois des merveilles "... (d'où le titre de mon poème). 

 

D'après ses notes personnelles, Carter dit avoir arrêté l'exploration le 28 novembre, le premier objet ne sortant que le 27 décembre 1922, avant que de reboucher la porte, attendant l'ouverture officielle du tombeau pour l'hiver 1923, le 16 février (comme dans mon poème). Mais il semble aujourd'hui admis qu'il y serait revenu " discrètement " au moins à deux, voire trois reprises...

 

Il faudra ensuite plus de 10 ans pour sortir et inventorier précisément les 5000 pièces extraites de la tombe avant que d'être ensuite entreposées provisoirement dans une tombe voisine où Carter installa son "atelier/bureau" puis expédiées vers un laboratoire et le Musée du Caire.

 

 

Howard Carter

 

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L'emplacement du tombeau dans la Vallée des Rois

 

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Howard Carter et Lord Carnarvon

 

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La Reine Élisabeth de Belgique

 

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Photos personnelles tirées de l'exposition Toutankhamon de Paris en 2019

 

 

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12/01/2020
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Lexique Saison 6 Episode 7 Folies

 

 

 

 

 Saison 6, Épisode 7, Folies

 

 

 

 

 

 

Lien vers le poème " Folies " : ICI

 

 

 

 

 

 

 

- LE LUNA PARK DE PARIS (Folies)

 

Situé Porte Maillot à l'emplacement de l'actuel Palais des congrès (...), il était avant l'heure un parc d'attraction digne de Disney, d'Astérix, de la fête des Loges, etc.

 

Tout ce que Paris, sa banlieue et davantage, comptait de gens du peuple, mais aussi de bourgeois ou dans un autre ordre d'idées de midinettes et de larrons, s'y pressait dans un souci partagé d'émotions fortes, de bon temps à passer et de conquêtes à épater ! 

 

Il se tint de 1909 à 1948, remplaçant le "Columbia" inauguré à l'occasion de l'Exposition universelle de 1900 qui, avec sa salle de 6000 places, offrait des spectacles de représentation grandiose et burlesque avec plus de 1500 acteurs ! 

 

Le Luna Park proposait des manèges incroyables pour l'époque et toujours en vogue aujourd'hui sous un aspect plus moderne il est vrai, mais répondant aux mêmes recettes de " joie communicative, frayeurs, rires, excitation, vertige, émotions, flirt, peur incontrôlée, etc.".

 

Cette fête foraine se tenait ouverte de 1h de l'après-midi à minuit, pour 1 franc.

 

Notons parmi ses manèges inspirés du parc d'attraction américain de Coney Island, des noms bien inspirés comme :

son "Scenic Railway", ses "Montagnes russes", sa "Water chute", ses "Diabolic wheels", sa "Crypte des pharaons", sa "Roulette humaine", sa "Rivière souterraine", ses "Cavernes fantastiques", son "Manoir de Tohu Bohu", son "Chatouilleur", son "Voyage dans la lune" ou son "Palais des folies" de fait un bal/dancing (d'où le titre de mon poème)...

 

Les photos ci-après en disent suffisamment long pour se passer de commentaires ! Disons seulement que certaines attractions permettaient d'entrevoir les dessous de ces dames grâce à la force centrifuge de "La roulette humaine" ou du jet d'air comprimé provenant du sol installé en sortie du "Voyage dans la lune" portant si bien son nom qu'on disait certaines aguicheuses l'exploiter sans... culotte !

 

 

 


Vidéo en photos montage :

 

 

 



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03/01/2020
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Lexique Saison 6 Episode 6 Crèche

 

 

 

 Saison 6, Épisode 6, Crèche

 

 

 

 

 

 

Lien vers le poème " Crèche " : Crèche

 

 

 

 

 

 

 

 

JOUETS DU QUEYRAS (Crèche) 

 

Ils ont un siècle d'existence et continuent de faire le bonheur des enfants, enfin... ceux qui peuvent se distraire des robots en plastique de Hong-Kong...

 

Des menuisiers des hautes vallées du Queyras formant le Bassin du Guil et de ce parc protégé des Hautes-Alpes affichant des cols élevés (Col Garnier près d'Arvieux à 2279 m, Col Girardi à 2706 m, Col d'izoard à 2361 m, etc.), ont en effet sculpté ces petits objets de bois, donnant un autre sens aux scieries des forêts alentours.

 

À Arvieux, la Coopérative de fabrication artisanal de Jouets en bois « Les Jouets du Queyras – L’alpin chez lui » a été créée en 1920, il y a donc 100 ans !

 

Pour fêter ce centenaire pacifique, il m'a semblé normal de lui accorder une place dans mon poème "Crèche" chantant la Noël de 1920...

 

Les artisans menuisiers du Queyras (comme Nathan dans mon poème), poursuivent aujourd'hui cette belle tradition de jouets en bois, d'animaux et figurines, pendules et petits chalets de pin confectionnés d'abord à domicile durant les longues veillées d'hiver, puis ensuite peints à la main avec une grande délicatesse par une "peinteuse" avant que d'être vendus en coopérative.

 

Bien avant la démarche écologique actuelle se tournant vers le bio et l'objet 100% français, ces artisans ont su créer et développer une activité locale naturelle complémentaire à leurs métiers de montagnards et puisant dans ses ressources locales leur matière première, sans importation...  leur permettant de compléter valablement leurs revenus.

 

 

 

Voir leur site, ICI

 

 

 

Mes parents m'avaient offert ces petits jouets dans les années 1950/60 et plus tard, nous en avons également achetés à nos filles, objets que j'ai toujours...

 

 

 

 

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19/12/2019
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Lexique Saison 6 Episode 5 Étrennes

 

 

 

 

 Saison 6, Épisode 5, Étrennes

 

 

 

 

 

 

Lien vers le poème " Étrennes " :  ICI 

 

 

 

 

 

 

 

- LE GRAND MAGASIN " À LA PLACE CLICHY ", PAUL POIRET & RAOUL DUFY, LE MARCHÉ SAINT-PIERRE (Étrennes)

 

 

1/LES GRANDS MAGASINS " À LA PLACE CLICHY " se tenaient à l'angle des 97 à 101 rue d'Amsterdam, rue de Saint-Pétersbourg et Boulevard des Batignolles à Paris 8è, tout près de l'annexe de " La Belle Jardinière ".

 

Spécialisés dans l'importation de produits d'Asie mineure et d'Orient, ces magasins avaient été fondés en 1877 par Paul Argand, intarissable voyageur ayant sillonné des contrées exotiques y compris en Perse et en Afghanistan pour y rapporter des bibelots, tissus, soieries, brocards, étoffes, meubles et surtout des tapis de grande valeur ayant fait son succès. D'ailleurs, le capital de départ de son magasin dépassait le million de francs (germinal), ce qui constituait alors une véritable fortune.

 

Devant le succès rencontré, grâce aussi à des campagnes de réclame saisonnières magistralement orchestrées, il ouvrit un autre magasin comparable à Nice.

 

 

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2/ PAUL POIRET (1879/1944) & RAOUL DUFY (1877/1953) étaient respectivement un grand couturier français et le célèbre peintre polyvalent. Ils s'entendirent pour créer des toilettes d'après des dessins de Dufy. 

 

Précurseur de l'Art Déco, Poiret ouvrit sa Maison de Couture en 1903 en habillant la grande comédienne Réjane (1856/1920). Il s'associa avec de nombreux dessinateurs autres que Dufy (Paul Uribe, Georges Lepape, etc.) lançant alors la mode orientale à base de tissus colorés " à la Russe " produits à vienne et habilla très en vogue le Tout-Paris des années 20.

 

On le surnomma "Poiret le magnifique", réputé également par ses créations de parfums (Rosine), mais surtout par ses fêtes incroyables qu'il donnait notamment dans son Hôtel particulier de l'avenue d'Antin, dont une restée célèbre où la fameuse danseuse Isadora Duncan (1877/1927) - morte tragiquement à Nice étranglée par son écharpe de soie prise dans les roues de sa voiture décapotable - dansa sur les tables auprès de 300 invités pour 900 bouteilles de champagnes consommées ! 

 

 

Paul Poiret " Le magnifique " 

 

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Isadora Duncan 

 

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3/ LE MARCHÉ SAINT-PIERRE est décrit au tout début du présent lexique, à l'épisode 1 de la saison 1 en rapport avec le premier poème de la romance de Laurine : "Brasier". 

 

Pour mémoire :

 

 

MARCHÉ SAINT-PIERRE (Brasier)

 

 

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Véritable "paradis des couturières" situé à Paris (18è) au pied de la Butte Montmartre, il rassemble de nombreux commerces spécialisés dans les tissus. Certains d'entre-eux comme "Reine", "Moline" ou "Dreyfus" comptent parmi les plus réputés depuis largement plus d'un siècle.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


10/12/2019
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Lexique Saison 6 Episode 4 Commune

 

 

 

 

 Saison 6, Épisode 4, Commune

 

 

 

 

 

Lien vers le poème " Commune " : ICI

 

 

 

 

 

 

 

- LA COMMUNE LIBRE DE MONTMARTRE ET LA BANDE DE LA RÉPUBLIQUE DE MONTMARTRE, LE BAL DES QUAT'Z ARTS & SON MASSIER (Commune)

 

 

1/ LA COMMUNE LIBRE DE MONTMARTRE ET LA BANDE DE LA RÉPUBLIQUE DE MONTMARTRE est une bien singulière histoire née en avril 1920 de l'idée folle d'artistes, poètes, écrivains, chansonniers, dessinateurs, humoristes, et de peintres cubistes, expressionnistes, Dadaïstes, un peu "anars" qui se constituèrent en association (Loi 1901 donc pas si vieille), à caractère philanthropique visant à maintenir l'esprit et l'entraide des artistes de Montmartre.

 

La "République de Montmartre" compléta en novembre 1920  la "Commune libre de Montmartre" située Place du Tertre (actuels locaux du syndicat d'initiative de Montmartre) initialement dédiée à l'esprit festif de la Butte à préserver coûte que coûte des promoteurs immobiliers (déjà !).

 

Elle eut de nombreux talents participant à sa création dont Jules Depaquit (1869/1924) dessinateur célèbre dans plusieurs journaux satiriques (Cocorico, le journal de Paris, le rire, le bon-vivant, la baïonnette, et le Canard enchaîné fondé en 1915). Il en fut le premier maire, élu sur sa fameuse liste "antigrattecieliste". Ah, j'oubliais : Fasquel fut le premier garde-champêtre de Depaquit ! 

 

Depaquit, personnage truculent, chaussé de sabots et habillé de façon pittoresque avec une écharpe rouge (lui aussi), une redingote et un chapeau haut de forme,  il ne manquait jamais de déambuler sur la Butte dont ses bistrots et cabarets en compagnie de sa bande de joyeux compères, mais néanmoins artistes et intellectuels formée des compagnons de sa liste comme de ceux des listes concurrentes (Eh oui, les élections furent serrées !) tels Max Jacob, Pablo Picasso, Pierre Mac Orlan, Pierre Labric, Aristide Bruand, le fameux Dédé du "Lapin agile" et son âne "peintre" conduit par Roland Dorgelès (voir mon poème "Lolo"), Érik Satie, Roger Tozini, Georges Delaw, sans oublier Maurice Utrillo et sa mère Suzanne Valadon, André Breton, Jean Cocteau ni Francisque Poulbot.

 

Au nombre de ses activités viennent d'abord le vignoble du clos Montmartre inauguré par le Président de la (vraie) République Albert Lebrun en 1934 en présence de Mistinguett et de Fernandel, et ses vendanges, des courses de vélo, un espace vert baptisé "Square de la liberté" destiné aux enfants de Montmartre situé à l'angle de la rue Saint-Vincent et de la rue des Saules, un dispensaire et des arbres de Noël pour les enfants déshérités de la Butte, le bal des gars de la "n"arine, le championnat de l'escalier pour dames, la fête des pompiers, etc.

 

Et... bien plus tard : Coluche et Thierry Le-Luron y ont été "mariés" par le 5ème maire de la Commune : Jehan Mouzsnier en 1979 ! 

 

Cette Commune libre a survécu et tient ses locaux rue du Mont-Cenis en dispensant diverses activités de découverte du vieux Montmartre et de son histoire. 

 

Enfin, la R.P.M. (République de Montmartre) dispose d'un hymne officiel "Monte là-dessus, tu verras Montmartre" (à écouter dans mon poème) et d'une "carte d'identité" de "Citoyen de la Commune libre".

 

 

Jules Depaquit en haut de forme

 

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Francisque Poulbot 

 

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2/ LE BAL DES QUAT'Z ARTS & SON MASSIER était une manifestation festive organisée annuellement par les quatre disciplines de l'E.N.S.B.A. (École Nationale Supérieure des Beaux-Arts - de Paris), soit la peinture, la sculpture, la gravure et l'architecture, de 1892 à 1966, pour un total de 63 bals réalisés.

 

À l'origine, ce bal se voulait concurrencer celui de l'école des femmes (non admises aux Beaux-Arts) : l'Académie Julian. Très vite, il donna lieu à scandale par le défilé de femmes nues jouant le rôle de Cléopâtre et de ses servantes, ainsi que par la mise en scène de "tableaux vivants" particulièrement dénudés. Notons que pour la plupart, les femmes dénudées étaient en fait des modèles.

 

Les sites différaient (Moulin rouge, salle Wagram, Parc des expositions de la Porte de Versailles). L'organisation revenait à "la Grande Masse des Beaux-Arts", en forme d'association collectant des fonds coopératifs auprès des élèves et organisant notamment ce bal.

 

Les élèves s'investissaient totalement dans la préparation graphique de l'évènement. Lors du bal, les "carabins" voisins de l'École de médecine, y participaient, non sans inviter en retour ceux des Beaux-Arts au bal de l'internat. Souvent qualifié d'orgie, ce bal ne l'était pas, mais il n'était pas non plus un lieu de puritanisme exemplaire... ! De fait, la parade des femmes nues à cheval sur leur cavalier pouvait s'apparenter aux Saturnales (voir mon poème).

 

Ce bal s'acheva à l'occasion des évènements de mai 1968.

 

 

N.B : Entré aux Beaux-Arts à la même époque, je ne le connus pas, mais j'eus souvent l'occasion d'y côtoyer sa fanfare jouant le fameux air du "pompier", l'hymne des Beaux-Arts, laquelle participe régulièrement au concours national des fanfares.

 

Le "Grand Massier" (souvent un "architecte") préside aux destinées de l'une des plus anciennes associations d'étudiants françaises, la Grande Masse des Beaux-Arts, fondée en 1926 dont le nom de "masse" remonte au Moyen-Âge (Masse d'ateliers gérant notamment les finances). Parmi ses activités à caractère non lucratif, on trouve une aide à la recherche d'emplois, de logements et de bourses, de dons et prêts d'honneur, de soutien juridique, de voyages d'étude, de prix, de cours, de bals, d'édition d'un bulletin et du concours national des fanfares des Beaux-Arts.

 

 

 

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Défilé...

 

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 La fanfare des Beaux-Arts

 

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La chanson du " pompier "

 

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28/11/2019
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Lexique Saison 6 Episode 3 Madeleines

 

 

 Saison 6, Épisode 3, Madeleines

 

 

 

 

 

 

 

Lien vers le poème Madeleines :  ICI 

 

 

 

 

 

 

 

- DÉCÈS D'AUGUSTE RENOIR, MARCEL PROUST (Madeleines, Goncourt et scandale, " À l'ombre des jeunes filles en fleurs "), LA PART DES ANGES (Madeleines)

 

 

 

 

 

1/ DÉCÈS D'AUGUSTE RENOIR survenu à Cannes-Sur-Mer le 3 décembre 1919 au domaine des Collettes (dont j'ai déjà parlé).

 

 

 

 

2/ MARCEL PROUST (Madeleines, Goncourt et scandale :  " À l'ombre des jeunes filles en fleurs ") fait l'objet de ce nouvel opus de ma Romance de Laurine.

 

 

Madeleines :

 

Les fameuses madeleines de l'écrivain Marcel Proust (1871/1922) n'évoquent pas seulement son goût pour ce gâteau Lorrain ( de Commercy) symbolisant un coquillage qu'il aimât tremper dans sa tasse de thé, mais par la réminiscence d'un souvenir provoquée par un élément de la vie quotidienne, comme l'odeur d'une madeleine. Ainsi, notre mémoire fait-elle ressurgir un souvenir enfoui, de l'enfance généralement, au contact d'un geste, d'une impression ou d'un objet, comme Proust l'évoqua dans le premier tome Du côté de chez Swan " de son roman " À la recherche du temps perdu  "

 

En voici le passage cité : « Et tout d'un coup le souvenir m'est apparu. Ce goût c'était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin, à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l'heure de la messe), quand j'allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m'offrait après l'avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m'avait rien rappelé avant que je n'y eusse goûté ; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d'autres plus récents ; peut-être parce que de ces souvenirs abandonnés si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s'était désagrégé ; les formes - et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie, si grassement sensuel, sous son plissage sévère et dévot - s'étaient abolies, ou, ensommeillées, avaient perdu la force d'expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. Mais, quand d'un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l'odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l'édifice immense du souvenir. »

 

Ainsi, l'expression " Madeleine de Proust " figure au registre des expressions françaises.

 

Enfin, pour dire un mot sur ce succulent gâteau/biscuit, en voici l'histoire ou la légende :

 

Le roi de Lorraine, Stanislas, recevant des hôtes à l'occasion d'un repas festif, en 1755, apprend soudain que son pâtissier vient de quitter l'office suite à une dispute en cuisine. De fait, il n'y aura pas de dessert, ce qui est inconcevable ! Mais en cuisine, on s'affaire afin de relever ce défi de dernière heure et l'on apporte enfin non pas un gâteau, mais plusieurs petits gâteaux ambrés d'une forme surprenante imitant le dos d'un coquillage, et d'un parfum comme d'un goût laissant fondre de plaisir. Enchanté, le roi demande quel est l'auteur de ce prodige. On lui présente alors une serveuse rougissant de confusion qui en bafouille d'émotion, tentant de cacher ses mains pleines de farine. Et lorsque le roi lui demanda quel était le nom de cette pâtisserie, elle ne sut que répondre, lui disant qu'il s'agissait simplement d'un dessert que l'on préparait chez elle à Commercy les jours de fête. Alors, le roi lui demanda quel était son petit nom. Madeleine, lui répondit-elle. en récompense, le roi décida que ce gâteau prendrait désormais son nom " Madeleine de Commercy ".

 

 

 Marcel Proust

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Goncourt et scandale

" À l'ombre des jeunes filles en fleurs " :

 

L'attribution du Prix Goncourt de 1919 revint à Marcel Proust pour son roman " À l'ombre des jeunes filles en fleurs ", occasionnant par là même, un véritable scandale. En effet, le " candidat officiel désigné " était plutôt Roland Dorgelès qui, avec son roman " Les croix de bois " plébiscité par l'opinion patriotique  était normalement assuré de l'emporter. 

 

Imaginez plutôt. La guerre tout juste terminée avec son lot d'écrivains disparus, puis les terribles pages des combats dans les tranchées racontées par des acteurs combattants de cette tragédie tels Maurice Genevoix ou Roland Dorgelès, et c'est un homme écrivant en robe de chambre bien à l'écart des tranchées narrant des amours balnéaires qui remporte l'illustre prix au nez et à la barbe des poilus (sans jeu de mots déplacé) et de Roland Dorgelès par six voix contre quatre, il y a de quoi crier au scandale ! 

 

De fait, les attaques de tous bords et principalement dans la presse ne vont pas manquer de vilipender ce " planqué " qui se voit affubler de qualificatifs désobligeants comme " proustitution " ou " Goncourtisans ". Le tonnerre de protestations venant d'anciens combattants, mais pas seulement, allant même jusqu'à menacer Proust, dura plusieurs semaines. 

 

Ce long roman, publié en 1919, est le deuxième tome d' " À la recherche du temps perdu ". Il est une oeuvre majeure de l'écrivain disséquant sentiments, émotions et souvenirs en de longues phrases magistralement rédigées avec des références artistiques et littéraires. Il se lit comme il s'écrivit probablement : hors du temps...

 

 

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3/ LA PART DES ANGES est une expression bien connue dans le monde du vin et des spiritueux, désignant les gaz et éléments volatils du cognac. Ce phénomène naturel de l'évaporation en rapport avec le vieillissement de l'alcool dans les fûts de bois touche environ 2 % de la production générale du cognac, soit l'équivalent de vingt millions de bouteilles...

 

C'est donc un peu de ce breuvage des dieux que l'on servit au Salon de Laurine à la gloire de Proust (voir mon poème).

 

 

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19/11/2019
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Lexique Saison 6 Episode 2 L'escapade

 

 

 Saison 6, Épisode 2, L'escapade

 

 

 

 

 

Lien vers le poème L'escapade : ICI

 

 

 

 

 

 

 

- LA MODE DES CITÉS BALNÉAIRES SUR LA CÔTE D'ÉMERAUDE, LE DÉFILÉ DE LA VICTOIRE, LES FRÈRES RUELLAN, COLETTE ET RAVEL, LA MALOUINIÈRE DE LA BARONNIE À SAINT-SERVAN (L'escapade)

 

 

 

 

1/ LA MODE DES CITÉS BALNÉAIRES SUR LA CÔTE D'ÉMERAUDE est apparue dans l'Ouest Armoricain dès 1850 sous l'influence de l'impératrice Eugénie, à l'instar des réseaux de loisirs et de villégiature ainsi que des stations thermales de santé, puis elle n'a pas cessé de se développer. Le chemin de fer a d'ailleurs grandement favorisé ces "migrations touristiques" avant l'heure de gens aisés et de la "bonne société", il est vrai.

 

Ainsi, le littoral Breton vit-il à son tour de profonds bouleversements (après Biarritz, Dieppe, Le Touquet, Monte Carlo ou Deauville) amenant l'édification de splendides villas, de casinos, de digues-promenade, de plages disposant de location de cabines, de cafés et dès le XXè siècle de cinémas *. Les trains desservaient ces villes ainsi qu'un tramway à vapeur entre Paramé, Saint-Servan et Saint-Malo inauguré dès 1889.

 

* Les frères Lumière avaient tourné à trois reprises à Dinard et Saint-Malo. Puis au début du XXè des films muets en noir et blanc furent largement projetés dans des salles de cinéma qui s'édifièrent très vite, et même en plein-air ! Plus tard, dans les années 1920/1930, cette éclosion des cinémas se propagea sur toute la Côte d'émeraude. Enfin, l'âge d'or des salles obscures s'empara des années 1950/1960 (jusqu'à 9 cinémas rien qu'à Saint-Malo) sachant que la télévision n'existait pour ainsi dire pas.

 

De riches anglaises acquirent certaines villas, quand d'autres célébrités prirent l'habitude d'y séjourner pour s'isoler de la vie trépidante des villes et y composer musique, peinture, poèmes ou littérature (comme Ravel et Colette dans mon poème).

 

Outre les bains de mer, l'accès parfois à des thermes, les loisirs offraient l'avantage pour les enfants de faire voler des cerfs-volants et pour les adultes de galoper sur les plages ou les dunes quand ils ne s'essayaient pas à la voile.

 

Quant à la désignation poétique de "la Côte d'émeraude", on la doit à un notable malouin qui en popularisa l'expression à la fin du XIXè. Eugène Herpin, avocat, historien et peintre, membre de la bonne société de Saint-Malo, ayant achevé un ouvrage sur la Cité Corsaire en forme de guide touristique, et qui cherchait désespérément le titre de son livre, le trouva soudain lors d'une promenade sur les remparts de la ville quand l'une de ses soeurs s'exclamant devant le vert intense de la mer, il eut l'idée de la comparer à l'émeraude. Mais pour en accentuer le côté romanesque, il eut également l'idée de créer une légende en s'inspirant de mythes célèbres.

 

Légende d'une jeune femme de grande beauté portant au doigt une incroyable bague d'émeraude et qui, à la pointe du Moulinet de Dinard, faisait de grands signes aux marins pour qu'ils s'approchent de son promontoire afin de l'admirer. Mais les malheureux se brisaient contre les récifs pour le plus grand plaisir de la belle... Lorsqu'un moine se promenant sur le chemin côtier, découvrit un jour son odieux manège, il la sermonna "vertement" ! Rongée par le remord, la belle cessa ses agissements et jeta sa bague à la mer, laquelle qui était d'un bleu d'azur se changea aussitôt en vert émeraude... donnant son nom à toute cette côte bretonne qui ne cesse d'ailleurs de briller de ces feux magnifiques lorsque la mer (et la bague) rencontre les rayons du soleil...

 

 

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2/ LE DÉFILÉ DE LA VICTOIRE. C'est à cette date du 14 juillet 1919 que fait référence mon poème. Inutile de dire que ce premier défilé militaire survenant après l'armistice du 11 novembre 1918 et les pourparlers du traité de Versailles signé le 28 juin 1919 (en référence à l'attentat de Sarajevo du 28 juin 1914), fut d'une ampleur sans précédent !

 

Pour la première fois de son histoire, il se déroula aux Champs Elysées (il se faisait auparavant à l'hippodrome de Longchamp), 

 

Un gigantesque cénotaphe honorant les morts fut érigé à côté de l'Arc de triomphe. Après l'ouverture conduite par mille mutilés, et l'accueil du Président de la République Raymons Poincaré, les deux maréchaux Foch et Joffre ouvrirent le défilé ,suivis ensuite par le maréchal Pétain et les troupes des différentes armes, sous une forêt de drapeaux, depuis la Porte Maillot,  chevauchant sous l'Arc de triomphe place de l'étoile, descendant les champs Élysées jusqu'à la place de la Concorde puis se prolongeant dans Paris sur les grands boulevards jusqu'à la place de la République !

 

La foule gigantesque qui avait attendu patiemment les festivités de la journée historique (plus de 100.000 personnes à 3 heures du matin !) n'économisa ni ses acclamations, ses vivats, ses saluts chapeau en main, ses jets de fleurs, ni ses applaudissements.

 

Je vous invite à visionner ce petit film d'époque littéralement historique qui présente non seulement le défilé des troupes françaises dont les coloniales, mais également celui de toutes les unités alliées conduites par leurs maréchaux et généraux ! 

 

Un superbe feu d'artifice clôtura cette journée fameuse, tout comme la Tour Eiffel illuminée pour la première fois depuis cinq ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peinture de Charles Duvent

 

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3/ LES FRÈRES RUELLAN de Paramé sont  issus d'une famille de dix-huit enfants. La mortalité était forte à cette époque dans les grandes familles et lors de la mobilisation générale, sur dix-huit enfants, il en restait treize dont dix garçons et trois filles.

 

Ainsi, dix d'entre-eux furent envoyés au front durant la Grande-Guerre. Et le sort frappa six frères tués au combat et morts pour la France, plus deux autres gravement blessés, des suites de la guerre !

 

Cette famille martyrisée est donc celle qui, de toutes les familles françaises, a payé le plus lourd tribu à la France. Du reste, deux des trois soeurs servirent durant ce conflit comme infirmières et sur les deux frères survivants, l'un comme sous-lieutenant, l'autre comme capitaine, ce dernier sera élu comme Député D'Ille-et-Vilaine de 1919 à 1924.

 

Le journal "l'Illustration" leur a rendu hommage en 1919 par un article intitulé " Les neuf frères Ruellan : une héroïque famille française ".

 

 

 

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4/ COLETTE ET RAVEL ont travaillé ensemble, notamment dans la villa bretonne de Colette de Roz-Ven à Saint-Coulomb (proche de Saint-Malo), respectivement à la partition et au livret de l'opéra lyrique " L'enfant et les sortilèges ", entre 1919 et 1925.

 

Mélomane avertie, Colette qui fréquentait les mercredis littéraires et musicaux de dîners donnés avant guerre par Madame de Saint-Marceaux avait accepté d'écrire un livret pour une fantaisie de féérie-ballet d'opéra pour  Jacques Rouché, le célèbre mécène qui dirigea entre autre le théâtre des arts et l'Opéra de Paris ; lequel lui suggéra un peu plus tard le nom de Maurice Ravel pour sa partition musicale. Mais la guerre suspendit cette entreprise, jusqu'en 1919.

 

La villa de Roz-Ven surplombe la plage de la Touesse dans un décor magnifique qualifié par Colette du "plus beau paysage de la terre", dans lequel elle passa des étés de 1910 à 1924, lui inspirant entre autres romans, " Le blé en herbe ".

 

En fait, cette villa fut achetée par la marquise de Belboeuf, Mathilde de Morny, fille du Duc de Morny frère de Napoléon III, dite Missy, connue comme une personnalité extravagante de la Belle-époque affichant ouvertement ses préférences sexuelles pour les femmes dont Colette avec qui elle entretenait une liaison. Mais son propriétaire, refusant de la lui vendre car elle était habillée en homme, elle chargea Colette de l'acheter pour elle. 

 

 

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Maurice Ravel

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La villa de Roz-Ven

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Colette en égyptienne au théâtre

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Colette et "Missy"

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5/ LA MALOUINIÈRE DE LA BARONNIE À SAINT-SERVAN me rappelle bien des souvenirs pour y avoir été moniteur de colonie de vacances à 19 ans... En effet, cette demeure a connu au fil du temps, bien des transformations...

 

Il s'agit d'une authentique malouinière située à Saint-Servan dans la "banlieue" de Saint-Malo, c'est à dire une ancienne demeure spacieuse de riches négociants et d'armateurs malouins des XVIIè et XVIIIè.   Il s'en trouve 112 dans cette région.

 

Des corsaires, tel le grand Robert Surcouf, leur fortune faite, s'y installèrent.

 

La télévision vient récemment de diffuser deux émissions concernant cette malouinière, aujourd'hui appelée " Le manoir de la Baronnie " :

 

- Il s'agit de France 5 qui lui consacra le premier épisode de sa nouvelle série " Nos maisons ont une histoire " réalisée par Laure Leibovitz avec Stéphane Thébaut le 5 juillet 2019,

 

- et " Bienvenue en famille " diffusé sur TF1 le 23 octobre 2019, en présence à chaque fois de son actuel propriétaire Benoît, gérant d'une Maison d'hôtes dont je donne le lien du site ci-après.

 

Celle-ci, très caractéristique avec son parc (moins vaste qu'autrefois) avec pièce d'eau, sa forme légèrement arrondie avec ses cheminées sur pignons, et son incroyable balustre d'escalier formant une tête de lion sculptée, ne pouvait pas mieux servir dans mon poème (l'escapade) la rencontre entre Valentine et... allez, je vous donne son nom : Nicolas !

 

 

 

" La Baronnie " du temps de mes premières colos d'animateur en 1971

 

 

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Le Manoir de la Baronnie aujourd'hui

 

 

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Et le lien vers le site de cette Maison d’hôtes et gîtes de charme : ICI

 

 

 


09/11/2019
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Lexique Saison 6 Episode 1 Valentine

 

 

 

 Saison 6, Épisode 1, Valentine

 

 

 

 

 

Lien vers le poème " Valentine " : ICI

 

 

 

 

 

 

 

- STATUAIRE FÉMININE ET MONUMENTS AUX MORTS, (Valentine)

 

 

Les monuments aux morts porteurs massivement de ce qu'il est convenu d'appeler la statuaire féminine, ont représenté au sortir de la Grande-Guerre, une activité de premier plan.

 

Imaginez plutôt, chacune des 36.000 communes de France a voulu son ou selon le cas, ses monuments aux morts, inaugurés à chaque fois en grande pompe  Et pas seulement les villes, villages et bourgs, les administrations et services publics aussi, avec les Ministères, les casernes, les entreprises, les écoles, lycées et facultés, les églises aussi, les gares de chemin de fer ou la poste...

 

  

Sur un total de 150.000 inaugurations patriotiques de monuments aux morts entre 1919 et 1935, seule une douzaine de communes s'en dispensa ! Il faut dire que cette terrible guerre fit pas moins de 1.450.000 soldats français morts ou disparus (sur la dizaine de millions au total des pays belligérants) et sans compter les victimes civiles ni les blessés...

 

Ce fut donc, malgré la crise économique, l'absence de tout et de nourriture, LE marché du siècle ! Une manne incroyable pour toute une série de professions couvrant principalement les sculpteurs (peu de sculptrices) dont les statuaires (spécialisés dans les statues), mais aussi les marbriers, fondeurs, graveurs, architectes, etc. qui ont réalisé selon le cas des monuments uniques, mais plus généralement, les mêmes sculptures d'ailleurs proposées dans des catalogues aussitôt imprimés.

 

Si les femmes n'étaient que très peu, parmi les sculpteurs,  bien que certaines étaient des sculptrices réputées telles Anna Bass (1876/1961), Strasbourgeoise, de la Société Nationale des Beaux-Arts qui réalisa le mémorial de Bastélica (Corse-du-Sud) ou Raymonde Martin (1887/1977) des Beaux-Arts de Marseille qui fut infirmière sur le Front, et sculpta le monument aux morts de Néris-les-Bains (Allier), la modélisation féminine des sculptures et des monuments aux morts fut en revanche, légion.

 

Ainsi, la "statuaire féminine" eut ses lettres de noblesse avec la représentation de la femme de diverses façons, dans des attitudes bien souvent pieuses, agenouillées, ou au contraire levant les bras vers les cieux dans une posture en partie dénudée.

 

La femme fut donc élevée en :

  

- figure allégorique (guerrière, glorieuse, France victorieuse, porteuse de drapeau, victoire ailée portant le glaive et casquée, Marianne, Déesse antique symbolisant la Liberté, pleureuse en douleur, vierge éclairant le Monde...),

- mère, femme ou fille de soldat le berçant, protégeant, pleurant, voire le vengeant..., 

- figure réaliste (paysanne, bergère, religieuse...),

- groupe.

 

La représentation académique fort réaliste l'emporte naturellement sur toute autre forme d'expression. Les matériaux utilisés mettent en avant la fonte de fer ou le bronze, le marbre, le calcaire ou les pierres locales dont le granite, la lave ou le grès.

 

Parmi les hommes, le sculpteur Maxime Real del Sartre (1888/1954), de l'école des Beaux-Arts de Paris, blessé aux Éparges (comme beaucoup de sculpteurs), amputé du bras gauche, modela et sculpta plus d'une centaine d'ouvrages.

 

Il y eut également un autre sculpteur, Émile Derré (1867/1938), se définissant lui-même comme artiste engagé "militant pour un art fraternel et largement humain" qui provoqua un immense scandale, un peu plus tard en 1923 au Salon d'automne, en y exposant une sculpture mettant en scène un "couple" d'un soldat français et d'un soldat allemand enlacés et dénudés comme des amants !

 

Cette oeuvre nommée "Réconciliation, tu ne tueras plus" en tant que "plus grand monument à la paix qui soit", déclencha les foudres des patriotes revanchards qui souillèrent la statue du soldat allemand reconnaissable à son casque, avant que cette sculpture ne fut retirée du Salon. Laquelle a disparu.

 

Émile Derré représente d'une certaine façon notre saga de Laurine puisque deux de ses oeuvres sont encore présentes dans le square Louise Michel de Montmartre : " La grotte de l'amour " et " La fontaine des innocents ".

 

 

 

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Maxime Real del Sartre

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Emile Derré photographié par Nadar

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et sa fameuse sculpture " Réconciliation "

 

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25/10/2019
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