La palette de Pierre

La palette de Pierre

Clairon

 

armistice-1914-1918-4322
 
 

Marche des tirailleurs

(N.B : Régiment de José)

 

 

 

 

 

 

 

 Rappel, n'oubliez-pas de visiter les rubriques :  "LEXIQUE" (qui donne des précisions indispensables de vocabulaire, sites et dates historiques),   Lexique Saison 5 Episode 14 Clairon

 

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Avec ce dernier épisode " Clairon ", se termine la Saison 5 " Femmes ".

Elle aura traversé bien des drames, depuis le naufrage du Titanic

jusqu'à celui de l'Europe.

Laurine aura perdu Maureen.

Elle aura pris sur elle l'envie folle de se noyer dans ses larmes, guêtant le facteur, la peur nouée au ventre.

Elle s'est engagée de toute son âme auprès de Marie, l'aidant tout près du front, dans les p'tites Curie.

Elle aura retrouvé Manuel, blessé.

Et face aux destins croisés de tous ces hommes perdus, elle porte désormais au front les stigmates indélébiles de cette horreur indicible que l'on nomma :

la Grande-Guerre.

Avec José, elle n'a plus qu'une envie :

VIVRE

 

C'est ce que vous verrez

dans la Saison 6 " Valentine " 

à paraître très prochainement.

Elle m'a chargé de vous remercier pour votre fidélité

Pierre (16/10/2019)

 

 

*    *    *

 

 

 

 

 

 

Clairon

 

 

 

 

 

Et même en fin de guerre ils ont commis l’impair

D’un clairon dédoublé se morfondant en veille

Du « sept » avant qu’un « onze » en deux dates impaires

Sonne pour l’occasion la paix que l’on réveille.

 

 

José n’y croyait plus lorsqu’il se redressa

Croyant humer ces notes portées par la brise

En ce matin d’automne au sol qu’il caressa

Laissant s’ouvrir la clé de sol en sept reprises.

 

 

Puis ce fut le silence opprimant les tympans

Des poilus hébétés, des hommes incrédules

Délivrés du canon, de leur tranchée grimpant,

Tremblant de désarroi quand l’armistice ondule.

 

 

À Montmartre et partout, les cloches ont tinté,

Chauffant de leur métal l’alliage indescriptible

De la joie claironnée des poilus éreintés,

Des femmes libérées du drame imprescriptible.

 

 

Il paraît qu’un wagon de bien noble facture

Prolongea sa carrière en céleste clairière

Oubliant ses trajets, ses repas sans fracture,

Troquant ses passagers pour leur muse guerrière.

 

 

On pavoise en chantant comme il y a quatre ans,

On parade à cheval et l’on sourit aux belles,

On oublie la terreur des charognes en sang,

On trinque entre vantards loin des filles rebelles.

 

 

 Laurine et son José sont restés bien longtemps

Sans parler ni toucher leurs yeux cerclés de larmes

Se contentant du pain que leur chagrin montant

Égrenait tout en mie sous la croûte du charme.

 

 

Perclus de tremblements devant l’âtre du four,

Le fournil attisait en José sa souffrance,

D’avoir guetté la mort à chaque carrefour

De boyaux et tranchées prolongeant son errance.

 

 

Laurine s’est levée décrochant le panneau

Dont le voile masquait « Cœur-de-pain » sur la ruelle,

Puis elle a déployé sous la forme d’anneaux

Des galettes sucrées pour leur bonheur actuel.

 

 

 

 

 

 

Pierre Barjonet

Août 2019

 

à suivre.jpg

 

 



16/10/2019
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