La palette de Pierre

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Lexique 5 Vertiges


Lexique Antonin, Saison 5, Episode 7, Collie

LEXIQUE LA PASSION D'ANTONIN

SAISON 5 " VERTIGE "

ÉPISODE 7 " COLLIE " 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lien vers le poème :  Collie

 

 

 

 

 

 

 

LES CHIENS DE VICTORIA  (Collie)

 

 

 

Qu'il s'agisse aujourd'hui de la reine Élisabeth II ou hier de l'impératrice Victoria, ces souveraines britanniques ont toujours adoré les chiens, que dire : des meutes de chiens !

 

C'est à 13 ans que la future reine Victoria se vit offrir un adorable King Charles nain de la famille des épagneuls, nommé Dash (1830/1840). 

 

Elle l'adorait tellement que le soir même de son couronnement, elle n'eut d'autre volonté que de le retrouver pour le baigner puis... de prendre le thé avec lui et son Premier ministre ! 

 

Il est vrai que ces petits chiens possèdent leurs lettres de noblesse depuis le XVIIe avec même, le privilège d'entrer au Parlement à la suite de leur premier grand admirateur, le roi Charles II d'Angleterre, d'où leur nom de " King Charles ".

 

Dash suivait sa maîtresse partout en affectionnant tout particulièrement les salons privés de ses palais, voire son lit royal. De fait, le futur époux de Victoria dut passer avec succès le test d'être accepté par l'auguste toutou qui mourut d'ailleurs la même année que leur mariage, fin 1840, rendant sa maîtresse inconsolable... 

 

Inhumé dans le parc même du château de Windsor (sa tombe existe toujours), son épitaphe rédigée par Victoria rappelle : 

 

 

Here lies DASH
The favourite spaniel of Her Majesty Queen Victoria
In his 10th year.


* His attachment was without selfishness
His playfulness without malice
His fidelity without deceit
READER,
If you would be beloved and die regretted
Profit by the example of
DASH"

 

 

* Son attachement était sans égoïsme, son espièglerie sans malice, sa fidélité sans tromperie. Si vous voulez vivre aimé et mourir regretté, profitez de l'exemple de Dash.

 

 

Par la suite Victoria eut de nombreux chiens, beaucoup de chiens de diverses races, une centaine environ ! Ainsi, il fut conçu à Home-Park, dans le parc de  Windsor, un chenil tout spécialement aménagé, entretenu et tenu par des serviteurs compétents sous la direction du capitaine des chenils de la reine : Hugh Brown.

 

Hugh Brown était le fils du fidèle serviteur de Victoria, l'écossais David Brown. Il dirigea ce modèle de chenil coquet fait de briques rouges, disposant de 60 niches rouges ou bleues, aérées et chauffées l'hiver, s'ouvrant d'une part sur des pelouses, d'autre part sur une cour pavée traversée par des petits ruisselets d'eau fraîche ainsi que d'un bassin pour se baigner et d'une véranda abritant leurs ébats. Au chenil étaient adjoints un hôpital avec deux vétérinaires. Et lorsque venait le temps de partir gambader sur les pelouses éternelles, un cimetière avec des mausolées attendait les toutous.

 

Il y avait maintes dispositions protégeant les chiens du soleil ou de la pluie, du froid ou de la chaleur, avec des espaces pour courir sans se quereller comme " la cour des collies " ou " la cour des parapluies ", régulièrement visités par Victoria qui y recevait parfois des courtisans au thé-time, et pouvait évidemment nommer chacun de ses chiens sans se tromper. Du reste, lorsqu'on voulait faire plaisir à sa gracieuse majesté, il était de bon ton, au retour d'un voyage à l'étranger, de lui offrir un chien reproducteur (de Prusse, du Japon, d'Italie ou même de chez les esquimaux).

 

Contrairement aux idées reçues, Victoria se préoccupait davantage des bonnes conditions de vie de ses chiens, de leur confort et de leur santé que des standards de leur race. Elle s'était par exemple opposée fermement aux mutilations de queues ou d'oreilles ou aux pénibles muselières.

 

Elle lutta énergiquement contre la maltraitance animale telle la noyade de chiots, et fonda la Société de prévention contre la cruauté envers les animaux " Society for the Prevention of Cruelty to Animals ".

 

Et son rôle précurseur de défense de ces animaux domestiques fit rapidement tache d'huile. Elle lança la mode des portraits canins " en famille " influençant jusqu'aux classes moyennes, et relayée par de nouveaux peintres animaliers, à la différence des traditionnelles reproductions de scènes de chasse avec des chiens racés.

 

Cela dit, ses toutous préférés l'accompagnaient en sus du parc dans ses appartements privés. C'est ainsi que mon poème " Collie " évoque l'un de ses collies bousculant sans vergogne les invités royaux au grand dam des serviteurs, mais à la joie complice de Victoria... du moins, dans ma saga ! 

 

Quoique... Je me suis inspiré de Jack, un petit terrier irlandais, chien préféré d'Édouard 7, fils de Victoria, qui devait être à bonne école...

 

Imaginez plutôt. Accompagnant son maître, ce chien n'hésitait pas à sauter brusquement sur les visiteurs qui s'approchaient trop près du roi, à son goût ! Sans jamais mordre, il prenait néanmoins un malin plaisir à mordiller et à trouer les pantalons des illustres invités, le bas des habits à queue de pie ou même les robes en crinoline des Ladies ! De quoi se refaire une beauté lors des banquets et des bals...

 

Pour en revenir à Victoria, épagneuls et King-Charles, collies, loulous de Poméranie, teckels et tant d'autres compagnons à quatre pattes égayèrent à n'en point douter la souveraine, toujours en deuil de son cher et regretté mari, le prince consort Albert. 

 

Elle eut d'ailleurs un fort chagrin à chaque départ de ses petits protégés comme à celui de Dandie, un Skye-Terrier qui vécut 19 ans ou Dacko, son teckel qui gardait jalousement sa chambre, sans oublier le collie Sharp au caractère plutôt dominateur et jaloux de ses prérogatives. N'écrivait-elle pas à propos de " ses élèves " et donc de lui, en 1873 :

 

" Mon Collie, favori préféré, est toujours en bas quand nous prenons nos repas, et il est toujours très sage. Brown le fait monter sur une chaise ou sur mon canapé et il ne lui est jamais arrivé de descendre sans ma permission ; et même il tient un morceau de gâteau dans sa bouche, sans le manger jusqu'à ce qu'on lui dise qu'il peut le faire. C'est le chien le plus facile à commander que j'aie jamais vu, et il est si affectueux et si bon ! S'il pense qu'on n'est pas content de lui, il donne la patte et fait le beau si gentiment ! "

 

La réputation de la reine Victoria portant une véritable passion pour ses chiens était telle que lors de sa visite d'État en France, invitée par l'Empereur Napoléon III à Saint-Cloud qui s'était inquiété de son confort * et à qui elle avait répondu que tout était exquis, mais qu'il lui manquait son chien favori pour vraiment se sentir chez elle, elle eut la surprise trois jours plus tard d'y trouver son loulou de Poméranie !

 

* N.B. L'Impératrice Eugénie avait, outre cette courtoisie impériale, fait expressément aménager ses appartements de Saint-Cloud " à l'anglaise ".

 

Quant à l'actuelle souveraine britannique, chacun sait (et voit) que la reine Élisabeth II est toujours entourée de nombreux corgis (jusqu'à 9 en même temps, dont quatorze générations élevées par elle) bénéficiant de privilèges royaux, de vaisselle d'argent, d'un chef cuisinier, de chambres individuelles, et tout, et toutous... Tradition oblige, of course !

 

Si son entourage s'est souvent plaint de cette meute envahissante, il ne s'en trouve plus de nouveaux aujourd'hui, la reine ne souhaitant pas qu'ils lui survivent dans la peine...

 

 

 

 

 

Dash, le King Charles de la reine Victoria

 

 

 

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en peinture d'époque

 

 

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et dans la série "Victoria" 

 

 

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Victoria et ses chiens

 

 

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Les chiens (une tout petite partie) de Victoria  confiés ici à son serviteur écossais, confident et zélé, David Brown

 

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Victoria (à gauche) et l'actuelle reine Élisabeth II, enfant

(à droite)

 

 

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L'actuelle souveraine Britannique, Élisabeth II

 

 

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l'un de ses corgis préférés

 

 

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Royal, non ?

 

 

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26/06/2022
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Lexique Antonin, Saison 5, Episode 5, Windsor

LEXIQUE LA PASSION D'ANTONIN

SAISON 5 " VERTIGE "

ÉPISODE 5 " WINDSOR " 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lien vers le poème : Windsor

 

 

 

 

 

 

 

LE CHÂTEAU DE WINDSOR  (Windsor)

 

 

 

Aussi incroyable que cela paraisse, cette ancienne forteresse construite en 1066 servit tout autant de prison témoignant des derniers instants du roi Charles 1er d'Angleterre accusé de haute trahison puis exécuté par décapitation en 1649, que de palais royal encore actuellement résidence de la famille royale britannique, rendu célèbre sous le règne de la reine Victoria.

 

Et dire que cet immense château servant également d'abri à la famille royale durant les bombardements aériens de la seconde guerre mondiale, et qui traversa les siècles quasiment sans entraves, dut attendre l'année 1992 qualifiée par l'actuelle souveraine d' " annus horribillis " pour subir un terrible incendie... 

 

Il en aura vécu des drames et des passions, des souffrances et des joies, des cris et des murmures, des prestiges et des bassesses, des bals et des pas de deux, des intrigues et des serments de loyauté, des silences et des hourras, des conflits et des courtisaneries, du mépris et des cérémonies, du thé et des banquets et tant de choses de la vie, pardon, du train de vie de monarques...

 

Se tenant à une cinquantaine de kilomètres à l'Ouest de Londres, ce château de  1000 pièces pour 52.000 m2, domine la Tamise en abritant des souverains britanniques depuis plus de 900 ans. Dix d'entre-eux y sont d'ailleurs enterrés dont le fameux Barbe-Bleue, pardon, Henri VIII (qui eut six épouses et en fit décapiter deux)...

 

Il s'ancre au sommet d'une colline abrupte et si ses jardins sont réduits en partie haute du fait du terrain escarpé, ils sont relayés par le Home Park, vaste parc de 65 hectares qui s'étend à l'Est.

 

En l'édifiant poursuivant sa conquête de l'Angleterre au XIème siècle, Guillaume le conquérant n'imaginait pas que sa forteresse ceinte d'un donjon  circulaire et de trois palissades de bois deviendrait cet incroyable palais /musée regorgeant de salles rococo, baroques et gothiques sublimes découvrant des trésors artistiques inestimables, comme des sculptures, des tapisseries des Gobelins, des bijoux, des céramiques précieuses ou des célèbres toiles de Maîtres de la Royal Collection (Rembrandt, Van Dyck, Rubens, Le Titien, Dürer, Vermeer, Raphaël, Canaletto, Gainsborough et tant d'autres, sans oublier la collection prestigieuse des dessins de Léonard de Vinci !).

 

Il n'aurait pas non plus songé qu'un jour des millions de touristes  arpenteraient sa motte fortifiée pour admirer entre autre, la majestueuse Chapelle Saint-George ou dans un autre esprit... la Queen Mary's Dolls' House, la plus célèbre maison de poupées au monde (construite entre 1921 et 1924) devenue une attraction de premier plan, et pas seulement pour les enfants !

 

Et il n'aurait certainement jamais conçu qu'un accessoire de bas féminins deviendrait un Ordre royal d'une décoration convoitée (l'Ordre de la Jarretière) dont le Siège emblématique se tient justement au château de Windsor.

 

Dans mon poème " Windsor ", j'évoque :

 

  • Le « Cloître en fer à cheval » (Horseshoe Cloister) du château de Windsor qui se tient à son extrémité occidentale en partie dite basse. Il a été érigé en 1480 près de la chapelle afin d’y loger son clergé et fut totalement rénové sous le règne de Victoria en 1871.

 

  • La « chapelle Saint-George » (15e au 19e siècle) qui se tient également dans la partie basse du château de Windsor, mais à son côté nord. C’est une œuvre remarquable de l’architecture gothique anglaise où se tient toujours le siège de « l’Ordre de la Jarretière ».

 

  • et... (uniquement pour la romance imaginée) :

    le fameux vase de cristal surmonté d’une rose des sables disposant quatre animaux en croix (un lion, un aigle, un ours et une colombe) qu’Antonin souffla, sculpta puis grava en doubles exemplaires : l’un pour la reine Victoria, l’autre pour son amie et sœur d’armes rencontrée en Crimée à l’hôpital de Scutari.

 

 

 

 

 

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Le château de Windsor par Canaletto

 

 

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et par William Turner

 

 

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ou Paul Sandby

 

 

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Vue aérienne...

 

 

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la reine Victoria à Windsor en 1898

 

 

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la chapelle Saint-George

 

 

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Le cloître du fer à cheval " Horseshoe Cloister " (voir mon poème...)

 

 

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26/05/2022
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Lexique Antonin, Saison 5, Episode 2, L'abbaye

LEXIQUE LA PASSION D'ANTONIN

SAISON 5 " VERTIGE "

ÉPISODE 2 " L'ABBAYE " 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lien vers le poème : L'abbaye

 

 

 

 

 

 

 

L'ABBAYE CISTERCIENNE NOTRE-DAME DE TIMADEUC  (L'abbaye)

 

 

 

Cette abbaye superbe s'offre au regard de celui qui, ayant longé le canal de Nantes à Brest, puis remonté une petite route à travers champs et bois, découvre soudain, ayant franchi alors la porterie de granit, cette somptueuse bâtisse habillée de vigne vierge, entourée des corps de bâtiment du domaine, de l'église conventuelle, du cloître et des ateliers.

 

Elle est récente puisqu'un premier prieuré fut construit par trois moines en 1840, obtenant plus tard en 1847 le statut pontifical d'abbaye et enfin, son inauguration en 1860 (précisément à l'époque de notre cher Antonin dans ma saga).

 

Elle est toujours en activité et ne se visite pas, hormis son parc, son église et la boutique/atelier du domaine qui propose de nombreux produits confectionnés par les moines.

 

C'est une abbaye Cistercienne correspondant au fameux Ordre Cistercien de l'abbaye de Citeaux, et donc répondant à la règle de Saint-Benoît des moines trappistes Bénédictins.

 

Pour mémoire, rappelez-vous dans ma saga, l'épisode 3 "Privilège" de ma saison 1, et son lexique afférent qui évoque l'abbaye de Clairvaux fondée par Bernard de Clairvaux venant également de l'abbaye de Citeaux.

N.B : Antonin reste de fait, protégé par les moines Bénédictins...

 

Elle a traversé bien des tourments :

 

  • Déjà, en 1863 où elle fut victime d'un incendie criminel lui infligeant 200.000 francs de perte,
  • Puis en 1880 avec sa fermeture et l'exclusion des moines, suite à un décret anticlérical de la 3ème République réprimant la vie en communauté et le port de l'habit religieux, 
  • Et en 1905 avec le départ de moines suite à la Loi sur la séparation des églises et de l'État,
  • Enfin, durant la dernière guerre, car elle fut un haut lieu de résistance à l'occupant nazi par l'action héroïque des moines et de leur supérieur, le père abbé Dom Dominique Nogues, lui-même agent du réseau Pat O'Leary. Ils cachèrent des aviateurs alliés, entreposèrent des dépôts d'armes et fabriquèrent des faux-papiers. Plusieurs moines furent arrêtés dont le père Gwenaël qui mourut en déportation. Pour son engagement courageux, l'abbaye reçu la médaille de la Résistance Française en 1946. Ces pères étaient également des Bretons, fortement attachés à l'indépendance de leur pays N.D.L.R.
  • Et plus près de nous hélas, elle fut également touchée par le scandale de la pédophilie à travers les agissements d'un moine...

 

Aujourd'hui, elle est lieu de prières, d'accueil de groupes et de travail.

 

Les 24 frères actuellement présents accomplissent, outre leur profession de foi consacrée à la prière et à la vie monastique, les tâches habituelles que réclame une vie de partage en communauté, mais aussi la fabrication de fromages dont le fameux " Trappe de Timadeuc ", le " Timanoix " à la liqueur de noix et des pâtes de fruits aussi fondantes que naturelles, à hauteur de 14 tonnes par an, tout de même !

 

 

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L'expulsion des moines en 1880

 

 

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Les moines au travail

 

 

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Le magasin sur place...

 

 

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13/04/2022
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Lexique Antonin, Saison 5, Episode 1, Fracas

LEXIQUE LA PASSION D'ANTONIN

SAISON 5 " VERTIGE "

ÉPISODE 1 " FRACAS " 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lien vers le poème : Fracas

 

 

 

 

 

CACOUS ET MALPEAUDRIES  (Fracas)

 

 

 

Les « cacous », « caquins » ou « caqueux » Bretons étaient autrefois des populations marginalisées suspectées de lèpre et donc exclues des cités, devant vivre en leur périphérie près des remparts des villes. 

 

De fait, ils vivaient en communauté resserrée comme des proscrits. Mais, curieusement, la société moyenâgeuse ayant dû édicter de nombreuses règles réglant leur sort comme leur situation sociale, ils bénéficiaient aussi d'avantages rendus indispensables par leur maintien à l'extérieur des cités.

 

Ainsi, étant privés de terres comme des métiers afférents, mais pour ne pas mourir de faim, ni donc finir en vagabondage sur des routes qu'ils auraient pu infecter de la lèpre (dont on les croyait porteurs, bien souvent par erreur), par leur mendicité incontrôlable, il leur était permis d'exercer sous contrôle des seigneurs ou de l'église, certaines activités qui, bien vite, devinrent leur exclusivité.

 

Ils exerçaient généralement le métier de tonnelier, mais plus souvent celui de cordiers qui fut bientôt synonymes de lèpre, car au XVI siècle, les cordiers s'apparentaient juridiquement à cette terrible maladie. De plus, on pensait à l'époque qu'elle était héréditaire.

 

Devant se loger en périphérie des villes, bien souvent près des douves des châteaux, les cacous construisirent des « malpeaudries », « malpeaudreries », « caquineries » ou « maladreries » succédant aux léproseries du début, la plupart du temps dispensées des droits seigneuriaux, mis à part la "taille" annuelle collective de cette population elle-même rendue solidaire de son paiement, car c'était là matière à garantir la non-prolifération de la lèpre.

 

Autorisés à fabriquer des cordes de chanvre, ils commerçaient avec la marine (certains cacous firent fortune), les ports, mais aussi pour équiper les puits communaux ou ceux des châtelains ainsi que pour... les cordes des gibets de pendaison.

 

Au plan ecclésiastique, lorsqu'ils ne dépendaient pas du domaine royal, ils relevaient alors de l'évêque comme " serfs de l'Église ". Et dans ce dernier cas, ils devaient rente à l'évêque et licol de chanvre pour son cheval. Ils fournissaient contre rémunération en nature *  les cordes des cloches d'églises paroissiales.

 

* Cinq charretées de bois de chauffage, un pot-de-vin et une fouace lors des mariages ou comme à Pontivy (disposant d'une malpeaudrie encore visible aujourd'hui) à l'occasion de la foire de la Toussaint, de lie de vin, d'un pain par semaine et par boulanger.

 

Autant dire qu'ils étaient tout à la fois craints et jalousés ! 

 

Du reste, leur métier de cordier était traditionnellement déshonorant. Quant à celui de tonnelier, il trouve son origine dans les gestes de confection de barattes à beurre, de boisseaux à blé et de tonneaux " cakouz " en Breton (caque) ainsi que par le petit tonneau " le caque " dont ils se servaient pour boire au puits ou à la rivière à l'écart des autres.

 

Vivant comme déjà dit, en autarcie communautaire, et rendus indispensables par leur double activité de cordiers et de tonneliers, jouissant enfin, de privilèges fortement jalousés, les cacous étaient néanmoins victimes de discriminations incessantes et de violences populaires que l'on qualifierait aujourd'hui de racismes, à l'instar du sort réservé aux juifs d'Europe au Moyen-Âge.

 

Interdits d'église (sauf exception grâce à une porte spécialement aménagée pour qu'ils puissent suivre la messe à l'écart), ils avaient leur propre chapelle. De même pour les cimetières et les sépultures bénies dont ils étaient exclus.

 

Afin d'être aussitôt repérés, ils devaient se vêtir de rouge et porter une baguette  blanche (pour toucher les aliments) et agiter une crécelle pour signaler leur arrivée.

 

La malpeaudrie de Pontivy (Napoléonville dans ma saga et mon poème " Fracas "), est une ancienne léproserie restaurée en 1725. Se tenant en contrebas du château des Rohan, donc à l'époque hors les murs de la ville, elle devint plus tard une auberge de passage, puis une habitation populaire, un café et plus près de nous une Maison de Tourisme.

 

 

 

Cacous, lépreux dans leur costume d'exclus (habit rouge, baguette, crécelle)

 

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Église du Faou avec l'entrée des cacous (cercle violet)

 

 

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Derrière les murs de la cité de Pontivy

 

 

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La malpeaudrie de Pontivy (au second plan, le château des Rohan)

 

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au premier plan, vestige d'une tour de prison

 

 

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29/03/2022
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