La palette de Pierre

La palette de Pierre

" Laurine ", suivie de " Abandon "

 

 

 

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La romance de Laurine

Saison 1 "Laurine"

- 2 -

 

" Laurine "

(suivie de " Abandon " - 3 -)

 

 

 

 

 

 

 

Laurine ayant quitté le marché Saint-Pierre

(voir mon poème " Brasier" ICI )

poursuit son chemin non loin de Montmartre

en déambulant dans les rues,

seule, enveloppée de sa nuit de gel...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Laurine

 

 

 

 

L’amour qu’on idolâtre

Là-haut près de Montmartre,

Loin des antiquités,

Un soir l’avait quittée.

 

Serrant son châle vert

En murmurant des vers,

Laurine en cet instant

Suffoquait tant et tant.

 

Quittant les tissus Reine

Écho de cette arène,

Les Coupons de Saint-Pierre

Et table de drapière.

 

Elle fuyait surtout

Sa bien vilaine toux,

Se disant qu’en ce monde

La mort halète et gronde.

 

Puis elle poursuivit

Croyant être suivie,

Le rythme de ses pas

Repoussant son trépas.

 

Glissant sur un tasseau,

Chutant dans le ruisseau,

Ses chausses trop âgées

La firent naufragée.

 

Pâle elle s’épongea,

Surprise elle songea

Que l’amour qui déçoit

N’est que fiel sur la soie.

 

Et la triste ouvrière

Écartant sa prière,

Lassée d’être étonnée,

Se mit à chantonner.

 

 

 

 

 

Pierre Barjonet

Janvier 2019

 

 

à suivre.jpg

 

 

 

 

 

 

 

La complainte de Laurine

 

dont elle a doublé chaque rime

buvant l'ivresse de sa détresse

 

 

(cliquer sur la flèche de ce lied) :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La romance de Laurine

Saison 1 "Laurine"

-  3  -

 

" Abandon "

 

 

 

 

 

 

 

Abandon  

 

 

 

 

Quand la neige me désagrège

Et que mon cœur n’est que rancœur,

J’abrège alors l’horrible piège

Traqueur d’amour à contrecœur.

 

Quand le froid me fige d’effroi

Piégeant mes lèvres en du genièvre,

Rien ne décroît mon désarroi

Brûlant l’orfèvre de ma fièvre.

 

Quand redouble l’onde qui trouble 

Nos murmures gravés au mur

Devant mon double je m’encouble

Perdant l’armure de mes parures.

 

Quand fuit le charme qui m’alarme

Brisant l’essor de mon remords

Je fonds en larmes pour seule arme

Rongeant mon sort, longeant la mort.

 

Et dans la suie trempée de pluie

Rampant dans la bourbe si fourbe

Perdue sans appui dans la nuit

Sans feu de tourbe, je me courbe.

 

 

 

 

 

 

Pierre Barjonet

Janvier 2019

 

 

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24/01/2019
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