La palette de Pierre

La palette de Pierre

LAURINE


Volailles

 

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Affiche de propagande

de la Guerre d'Espagne

 

 

 

 

Chant de la Guerre d'Espagne

"El paso del Ebro" ou "Ay, Carmela"

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Volailles

 

 

 

 

 

 

La chaleur des pavés donne aux lampions du bal

La troublante impression d’ombres qui se déplacent

Recouvrant à midi les mets que l’on déballe

Et passant en revue les tréteaux de la place.

 

 

Ce soir on dansera, cédant au palpitant1

De ces « congés payés »2  la liesse populaire

Au Tertre de la Butte, à ce point crépitant

Des volailles rôties, qu’on dirait insulaire.

 

 

Valentine et Laurine en plumant les poulets

S’épongent du soleil et se poussent du coude

Quand l’œil du rémouleur se prend à roucouler,

Meulant son compliment aux belles qui le boudent.

 

 

Elles rient de bon cœur, repoussant les tourments

D’un Monde qui s’enflamme à l’astre des ténèbres

Des Ligues et Partis de dictateurs gourmands

Découpant l’univers en galette funèbre.

 

 

En cette fin juillet, l’illusion du Grand Soir

S’en vient mouiller de larmes le sable des grèves

Des arènes d’Espagne à la Prusse en sautoir

Et du cuir sibérien des bottes loin des rêves.

 

 

Regardant Irena jouant avec le duvet

Tapissant la chaussée, leur sourire se fige ;

Un présage mauvais réchauffant l’étuvée

De la guerre en ragoût, brusquement les afflige.

 

 

On a su que Manuel avait rejoint Madrid

En moissonnant « 36 » et ses villes taurines,

Alors que Paris chante en cette année torride

« La marquise3 » insouciante, exaspérant Laurine.

 

 

José s’écarte seul, pleurant sur l’Aragon,

Et sur les tirailleurs que l’on réquisitionne

Contre Mère-Patrie, transformant en dragons

Ses poilus de quatorze en tueurs que l’on missionne.   

 

 

La fête bat son plein brocardant rondement

L’ouvrier des faubourgs tatoué de certitudes,

Le bourgeois parisien boursier sans rendement,

D’une époque sombrant sous d’autres latitudes.

 

 

 

 

1 Le « palpitant » ou le cœur ;

2 salariés bénéficiant des tout nouveaux congés payés de 1936 ;

3 chanson de 1935 « Tout va très bien, madame la marquise »

 

Pierre Barjonet

Mars 2020

 

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28/03/2020
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Lexique, Saison 6, Episode 16, Volailles

 

 

 Saison 6, Épisode 16, Volailles

 

 

 

 

 

 

 

Lien vers le poème " Volailles " : ICI

 

 

 

 

 

 

 

LES CONGÉS PAYÉS DE 36, BRUITS DE BOTTES ET GUERRE CIVILE D'ESPAGNE (Volailles)

 

 

 

1/LES CONGÉS PAYÉS DE 36 sont l'une des "victoires" du "Front Populaire" de 1936. 

 

C'est après la victoire électorale aux Législatives de mai/juin 1936 de ce fameux Front Populaire (de gauche) créé par l'alliance du Pari Communiste Français, du Parti socialiste SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière) et du Parti Radical, que furent décidés ces congés payés par l'adoption d'une loi.

 

Ainsi, pour une durée annuelle de 2 semaines, chaque salarié (soit environ 600.000) pouvait bénéficier pour la 1ère fois de véritables vacances, qui jusqu'alors n'étaient réservées qu'aux nantis, rentiers, professions libérales et commerçants.

 

Inutile de dire combien cette loi eut de succès, constituant une véritable embellie dans la vie quotidienne ouvrière, pour ne parler que d'elle. D'ailleurs, en 1937, les "congés payés" (ainsi qu'on en nommait par dérision le plus souvent, les bénéficiaires) furent trois fois plus nombreux à prendre le chemin de leurs premières vacances...

 

 

 

2/ BRUITS DE BOTTES ET GUERRE CIVILE D'ESPAGNE

 

L'année 1936 est celle de tous les bruits, de toutes les craintes et des haines revanchardes qui se font jour à travers l'Europe.

 

Les dictatures commencent à prendre possession de différents pays avec à chaque fois une idéologie imposée et servie à la fois par le financement de capitalistes nationalistes et par une junte militaire aux ordres de dictateurs naissants, mais se nourrissant aussi de la misère sosio-économique des classes laborieuses et un esprit de revanche suite au conflit de 1914/1918.

 

Ainsi, on assiste à différents coups de force menés par Hitler et l'Allemagne nazie, Mussolini et l'Italie fasciste, l'Empereur Hiro-Hito et le Japon sous le joug militaire, et l'Espagne prise en tenailles après l'insurrection conduite par Franco, sans oublier les procès et les purges de Staline en URSS.

 

L'affrontement entre les Fronts populaires de gauche et les totalitarismes de droite ne fait que commencer.

 

 

 

Déjà, avec la guerre civile d'Espagne...

 

Ce terrible conflit qui servit en quelque sorte de terrain d'entraînement pour les nazis tout comme les fascistes de Mussolini, fit des ravages sans précédent dans la population espagnole, de part et d'autre des belligérants entre juillet 1936 et avril 1939.

 

Tout remonte à 1931 quand Républicains et socialistes ayant décrété l'expulsion de la Seconde République de la monarchie Espagnole, s'ensuivit une succession de périodes de troubles jusqu'à l'été 1936.

 

Ainsi, s'opposèrent de façon de plus en plus violente, les gouvernements  successifs dont les réformistes modérés s'opposaient aux organisations anarcho-syndicalistes, aux communistes, ou même aux trotskystes, pour ne parler que des luttes fratricides à grand renfort de soulèvements et de grèves à gauche. 

 

Suite aux désordres multiples, survint le risque (pour les non communistes) de révolution prolétaire à l'instar du renversement bolchévique de 1917 en Russie, d'autant que des Soviets sont organisés en 1934 dans la région ouvrière des Asturies conduisant à une insurection dite de "la commune espagnole". Laquelle fut réprimée dans le sang par un certain général Franco commandant des troupes sûres d'Afrique. De fait, après ces 1000 morts pour 20.000 arrestations, un fossé infranchissable fut creusé entre la cause ouvrière et les tenants du pouvoir en place. L'Espagne s'enfonça dans la double peur des communistes et de ligues fascisantes.

 

Et les choses ne s'arrangèrent pas... La grande misère rendait la moindre réforme fort difficile à mettre en place. Les élections elles-mêmes n'étaient pas assurées d'une majorité nette ; le Front Populaire comprenant le PSOE (Parti Socialiste Ouvrier Espagnol) remporta de justesse les élections de février 1936 avec 34,3 % contre 33,2 % pour le Front National de la CEDA (confédération Espagnole des Droites Autonomes). Et comme ces élections furent entâchées de fraude, la violence tous bords confondus s'amplifia.

 

Puis, après une tentative de coup d'état avortée par une junte putschiste, c'est finalement en juillet 1936 que survient une insurrection menée par des militaires que commande Franco au Maroc Espagnol, avant que de les acheminer vers l'Espagne. Dès lors, aucune réconciliation n'étant plus possible entre le camp Républicain qualifié de loyalistes et celui des militaires insurgés nationalistes, la population s'arma rapidement grâce à la CNT (Confédération Nationale du Travail) et aux milices ouvrières, et bientôt l'Espagne se divisa en deux.

 

Notons qu'au début de cette guerre civile, se partageant villes et régions, chaque camp disposait d'environ 500.000 hommes. Les monarchistes, phalangistes et conservateurs de droite ayant à leur tête le général Francisco Franco (1892/1975) furent nommés "Franquistes", et face à eux, les communistes, socialistes, anarcho-syndicalistes de gauche, les "rojos" (rouges).

 

Et c'est dans ce contexte de haine et d'atrocités inouïes (chacun des deux camps exterminant, torturant et terrorisant* ceux du camp adverse, tous sexes, âges et conditions -écclésiastiques- confondus, que Manuel rejoint Madrid aux mains des Républicains, dans mon poème... 

 

* On parla de "terreur rouge" et de "terreur blanche".

 

 

 

 

 

Les congés payés de 1936...

 

 

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Bruits de bottes !

Hitler et Mussolini...

 

 

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Les débuts de la Guerre civile Espagnole

en 1936

 

 

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et en 1939

 

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Les Républicains

 

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Franco

 

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Les troupes d'Afrique levées par Franco

avec ses tirailleurs (voir mon poème)

 

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Le fameux mot d'ordre des Républicains Madrilènes :  " Ils ne passeront pas "

 

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Exécutions sommaires

 

 

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L'espoir...

 

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28/03/2020
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Peluches

 

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Chansons d'enfants : La girafe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Peluches

 

 

 

 

 

 

 

La petite frétille en prenant son élan

Pour entraîner sitôt ses parents qui lambinent

Alors qu’ici les cris des lions et des élans

Percent les ouistitis en vrillant leur bobine.

 

 

Ah, qu’il est chou, maman, ce gentil petit ours !

Oh, qu’il est beau, papa, ce drôle d’oiseau rose !

Et ces grosses tortues qui vont faire la course

 Pour être les premières que le garde arrose !

 

 

Comme des lianes tendres s’étirant en grimpant

Ses menottes enserrent le pain des girafes

Pioché dans son panier tout de jaune pimpant

Que Mamine a tressé de rubans et d’agrafes.

 

 

Mais soudain la clochette d’un gentil Guignol

Affole les gendarmes nichés aux tilleuls

 Et tire du sommeil le chant du rossignol

Déclenchant les bravos des enfants et filleuls.

 

 

Irena ne sait plus ce qu’il faut regarder,

Le kiosque et ses chevaux, le jaguar ou les zèbres,

Sa glace qui se rend au soleil sans tarder,

Les tâches sur sa robe ou les pandas célèbres ?

 

 

À l’ombre du Rocher dominant tout le Parc,

Mamine lui sourit quand maman la sermonne,

Redresse son chapeau, ses nattes qu’on remarque,

Et l’invite à rincer ses mains qu’elle savonne.

 

 

Un perroquet savant qui se penche coquet,

Vers l’enfant qui le singe en grimaces friponnes

Lui fait don d’une plume à donner le hoquet

Quand imitant Mamine, à son nez se pomponne.

 

 

Puis elle a vu le loup au détour d’un chemin,

Ne souffrant nulle peur de ses vilains yeux jaunes,

Blottie contre José, serrant trop fort sa main,

Mais piaillant de fierté en désertant la faune.

 

 

Le soir en s’endormant, elle rêve du zoo

En caressant nounours, lui soufflant à l’oreille

Qu’elle l’aime encore plus depuis que son museau

Lui a fait un bisou qui s’envole en sommeil.

 

 

 

 

 

 

Pierre Barjonet

Février 2020

 

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23/03/2020
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Lexique, Saison 6, Episode 15, Peluches

 

 

 

 

 

 

 Saison 6, Épisode 15, Peluches

 

 

 

 

 

 

Lien vers le poème " Peluches " : ICI

 

 

 

 

 

 

 

LE TOUT NOUVEAU ZOO DE VINCENNES (Peluches)

 

Il y avait déjà le " Jardin des plantes " (Paris 5ème) fondé en 1794 par Bernardin de Saint-Pierre, professeur de zoologie au Museum d'histoire naturelle, et comptant avec sa ménagerie parmi les zoos les plus anciens du Monde.

 

Il y avait aussi le légendaire " Jardin d'acclimatation" créé en 1852 " dans le Bois de Boulogne pour " acclimater des animaux " et dont le terrible conflit de 1870 tenaillant de faim les parisiens, vit ses animaux, dont un éléphant, abattus puis dévorés...

 

Et puis, fut créé en 1934 le " Parc zoologique du Bois de Vincennes ", actuellement " Parc zoologique de Paris ". 

 

Dès son inauguration, on s'attarda sur la contemplation de son fameux rocher, haut de 65 m et préfigurant un décor voulant mettre les animaux dans leur contexte naturel en vue d'en faciliter l'observation comportementale.

 

C'est suite à l'exposition coloniale de 1931 mettant en scène des animaux exotiques que fut envisagée l'idée d'associer le Museum d'histoire naturelle avec un zoo expérimental installé sur 14,5 hectares dans le Bois de Vincennes.

 

Très vite, son succès populaire fut incontestable. Et il s'enorgueillit d'accueillir de nombreuses espèces " réintroduites dans leur milieu naturel ", notamment avec une séparation du public par des fosses (ours) pultôt que des barreaux, le " Grand Rocher "  ou une immense volière équatoriale de 4000 m2.

 

Actuellement, il compte 2.000 pensionnaires totalisant 180 espèces animales de mammifères, oiseaux, reptiles, amphibiens, poissons et invertébrés.

 

Le Parc a été entièrement rénové en 2014 après trois années de travaux. Et les naissances " in situ " confirment la bonne santé de ses installations remarquables, tant d'un point de vue scientifique que vétérinaire, pour le plus grand plaisir de ses 900.000 visiteurs par an.

 

 

 

 

Le Jardin des Plantes

 

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Le Jardin d'acclimatation en 1860

 

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Le zoo de Vincennes

 

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23/03/2020
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Mamine

 

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"La victoire est à nous" Musique militaire d'Empire

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mamine

 

 

 

 

Valentine s’amuse au goûter d’Irena

Léchant le chocolat recouvrant ses mimines

Puis mouillant un bisou de sucre qu’égrena

Son élan malicieux vers le cou de Mamine.

 

 

Laurine est sa Mamine aux parfums épatants

De croissants briochés, de bonbons et sucettes,

De délicieux trésors tentant le cœur battant

Du regard d’Irena débordant ses fossettes.

 

 

Valentine repart en chantant son bonheur,

Sculpté dans ce décor d’amour et belle ouvrage

En l’habile projet de petits ramoneurs

Escaladant le marbre en statue de courage.

 

 

Iréna se fait fort d’éblouir les garçons

Du haut de ses quatre ans qu’elle clame, enfin presque,

Distribuant à l’envi de ces petits oursons

Décollés du chaudron si profond, gigantesque !

 

 

Elle donne la main, dévorant son faubourg,

Dédaignant sa poussette en se hissant bien fière

Au-devant de Mamine, avec son beau tambour

Offert à la « Maison d’aigles » qui nidifièrent.

 

 

C’est là que le monsieur joue aux petits soldats,

Oui c’est vrai, commandant, que Mamine l’appelle,

Mais sa maison fait peur avec son blanc dada,

Et l’épée, les chapeaux d’Em-pe-reur qu’elle épelle.

 

 

Puis elle dit bonjour aux passants de la rue,

Et merci tout sourire aux marchandes charmées

D’offrir un sucre d’orge à la jolie recrue

Arborant son tambour en parade d’armée.

 

 

Au marché du parvis, elle goûte au raisin

Qu’elle crache aussitôt préférant les myrtilles

D’une tarte à Mamine au goûter des voisins,

Et surtout les tartines du miel qui scintille.

 

 

Reposant son panier et ses grappes de fruits,

Mamine hypnotisée servant sa limonade,

Se berce d’Irena qui frétille du bruit

Des bulles qui pétillent à la cantonade.

 

 

 

 

 

Pierre Barjonet

Février 2020

 

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12/03/2020
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Lexique, Saison 6, Episode 14, Mamine

 

 

 

 

 Saison 6, Épisode 14, Mamine

 

 

 

 

 

 

 

Lien vers le poème " Mamine " :  ICI

 

 

 

 

 

 

 

 

LA MAISON DES AIGLES DU COMMANDANT HENRY LACHOUQUE (Mamine)

 

 

Au 4 rue de l'Abreuvoir à Montmartre, se niche une bien curieuse maison, baptisée " La maison des aigles ". Construite en 1924 à l'emplacement d'une fort vieille maison dont les pierres lui servirent, elle hébergea le Commandant Henry LACHOUQUE (1883/1971), historien de renom spécialiste de Napoléon 1er.

 

Du reste, ce passionné de l'Empire et de la Grande-Armée combatit et fut blessé en 1914 avec un courage que n'aurait pas renié l'Empereur. L'histoire est d'ailleurs parfois singulière puisque il fut admis à la fameuse école militaire de Saint-Cyr dans la promotion... Austerlitz !

 

Il écrivit une quinzaine d'ouvrages* sur son illustre Empereur et lui consacra du reste, toute son énergie avec celle d'une association qu'il fonda " l'association des amis de Sainte-Hélène "  pour restaurer la Maison de Longwood où Napoléon finit sa vie sur l'île de Sainte-Hélène. Il fut également le conservateur adjoint du musée de la Malmaison (ancien domicile de Joséphine de Beauharnais, épouse de Napoléon).

 

* dont : Secret de Waterloo (1952), Napoléon et la garde impériale (1957), Napoléon en 1814 (1959), Napolon à Austerlitz (1960), Terre héroïque, Iéna (1961), Napoléon, vingt ans de campagne (1964)...

 

Considéré par ses frères d'arme, mais aussi par des sommités académiques, politiques et historiens comme le plus grand historien militaire de son temps, le Commandant Lachouque, dont les ouvrages furent traduits dans plusieurs langues, jouissait d'une solide réputation, à tel point qu'il était régulièrement consulté par le cinéma et la télévision dès qu'il s'agissait d'évoquer le premier empire.

 

Inutile de dire que sa propre maison nichée sur la Butte et gardée par deux aigles de pierre s'ouvrait sur une sorte de musée regorgeant d'objets et de reliques insolites, émouvants et historiques ayant appartenu à Napoléon 1er ainsi qu'à ses proches et soldats. C'est bien pourquoi dans mon poème (Mamine), Irena tremble d'un mélange fait de curiosité et d'appréhension...

 

 

 

 

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12/03/2020
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Irena

 

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Brahms "Berceuse" (piano)

 

 

 

 

 

 

 

 

 Rappel, n'oubliez-pas de visiter les rubriques :  "LEXIQUE" (qui donne des précisions indispensables de vocabulaire, sites et dates historiques) : Lexique Saison 6 Episode 13 Irena

 

 INFORMATIONS & DOCUMENTS ORIGINAUX UNIQUES
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Irena

 

 

 

 

Au bord de l’asphyxie, Valentine a souri

Tentant d’apercevoir le cœur de sa tendresse

Qui vient de s’éveiller à l’aurore nourrie

D’un amour plein d’espoir de parents en détresse.

 

 

On leur avait prédit que leur bébé secret

Conçu sans sacrements en vogue libérale

Serait accompagné de défauts peu discrets

Tourmentant sa famille en crainte viscérale.

 

 

Du reste l’aventure au Caucase glacé

N’avait-elle déjà fragilisé sa mère

Emportant en son sein les miasmes déglacés

Du chaudron de l’Orient et de sa trace amère ?

 

 

Mais Irena surgit en aspirant la vie,

Palpitant de bonheur au Monde qu’elle goûte,

Espiègle d’un sourire à talocher d’envie

Les commères privées d’un plaisir qui dégoûte.

 

 

Plongeant dans son regard bleuté d’un jour nouveau

Laurine s’enamoure en chantant des berceuses,

Caressant le berceau sculpté de blancs chevaux

Que Nicolas coupla d’un tulle de danseuses.

 

 

Pourtant la ville tremble en vile collusion

De bourse américaine aux profits sans méfiance

Sombrant dans la folie se berçant d’illusions

D’enfanter des profits volés sur la confiance.

 

 

En automne à Montmartre, Irena voit le jour,

En octobre à Wall Street, le Monde se suicide,

Et la misère infâme affame à contre-jour

Les nantis de la veille aux banques fratricides.

 

 

Laurine préservée des croisades sans Krak*

N’a jamais escompté sur le gain de miracles

Et son argent doré ne sombre dans le krach**

Mais multiplie les pains atténuant la débâcle.

 

 

Elle a voilé de rose l’odieux « jeudi noir »

Aidant des sans-abri et chômeurs en déprime

De soupe populaire offerte au promenoir

Du prieuré voisin par les dons qu’elle exprime.

 

 

 

 

* Le Krak des chevaliers, 

** le krach boursier de 1929

 

 

Pierre Barjonet

Février 2020

 

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09/03/2020
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Lexique Saison 6 Episode 13 Irena

 

 

 

 

 

 

 

 Saison 6, Épisode 13, Irena

 

 

 

 

 

Lien vers le poème " Irena " :  ICI

 

 

 

 

 

 

 

LE KRACH BOURSIER DE 1929 ET LE JEUDI NOIR, LE PRIEURÉ DU SACRÉ-COEUR (Irena)

 

 

1/ LE KRACH BOURSIER DE 1929 ET LE JEUDI NOIR

 

Intervient à la Bourse de New-York, le le fameux "jeudi noir" du 24 octobre 1929 qui se prolonge jusqu'au mardi noir 29. Cette chute spectaculaire des valeurs boursières va provoquer l'une des plus grandes crises économiques mondiales connues dite de "la grande dépression" entraînant son lot de chômage, de pauvreté, de misère et de suicides de capitalistes, industriels et financiers ruinés.

 

Plus tard, l'ensemble du secteur boursier continuera de s'effondrer et il faudra attendre l'entrée en guerre des Etats-Unis en 1941 pour que la situation économique et boursière se redresse.

 

Le krach est suyrvenu suite à l'extraordinnaire prospérité due à la croissance économique de l'Europe et des USA - ce qui est un paradoxe - durant les "années 20" avec des hausses de production industrielle de 50% et donc des cours en bourse de l'ordre de 18% pour un total de... 300%.

 

Ainsi, la spéculation boursière flairant de bonnes affaires a-t-elle bien vite rejoint puis dépassé la production, entraînant ipso facto un dépassement exagéré de la valeur réelle des profits par l'achat massif, mais à crédit, de titres, alors qu'à partir de 1929, la production -automobile notamment- commence à s'essoufler puis à reculer.

 

À mi-octobre, on assiste aux premières ventes massives de titres (mise en vente de 6.000.000 d'actions dès le mercredi 23 octobre -toujours, au titre de gains en bénéficies-, mais qui, conjuguées avec l'inquiétude du recul économique, se transforment bien vite en ventes paniquées et... faute d'acheteurs, entraînent l'effondrement des cours. Non seulement les spéculateurs aurons bien vite tout perdus, mais aussi les petits épargnants regagnant les cohortes de sinistrés ruinés.

 

En 1932, le revenu national américain chutera de 50% avec une perte de 41 milliards d'euros (équivalent dollars) et pas moins de 80.000 faillites !

 

 

 

 

2/ LE PRIEURÉ DU SACRÉ-COEUR correspond à une communauté monastique de seize Sœurs Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre vivant à la Basilique dans des locaux adjacents.

 

C'est une institutrice, Adèle GARNIER, lisant un article relatant la construction de la Basilique du Sacré-Coeur en 1898 qui, "entendant un appel divin", fonda une communauté religieuse "née pour la Basilique du Sacré-Coeur de Montmartre" érigée canoniquement par l'Église. Elle prononça ses voeux en 1901 et devint Mère Marie de Saint-Pierre.

 

 

 

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Les Bénédictines du Prieuré du Sacré-Coeur de Montmartre 

 

 

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09/03/2020
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Maharadjah

 

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"Orient Express" Dixie E. Morricone

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Rappel, n'oubliez-pas de visiter les rubriques :  "LEXIQUE" (qui donne des précisions indispensables de vocabulaire, sites et dates historiques) : Lexique Saison 6 Episode 12 Maharadjah  

 

 INFORMATIONS & DOCUMENTS ORIGINAUX UNIQUES
"SOMMAIRE"  et  "REPÈRES CHRONOLOGIQUES"    Il suffit de cliquer dans les liens de ce bandeau ou dans l'onglet LA ROMANCE DE LAURINE du bandeau vertical droite, puis dans le sous-onglet correspondant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maharadjah

 

 

 

 

 

Valentine grelotte en fixant le cristal

Des nymphes trop lascives que voile le givre

Paralysant la voie de ce train qui s’installe

Dans l’attente frileuse en voitures sans vivres.

 

 

Le palace sur rails a cessé de souffler

Ses entrailles de feu, prisonnier des congères,

Vaincu par le blizzard, honteux du camouflet

Qui l’endort en Orient dans la soie mensongère.

 

 

Laurine et Valentine en retour d’Istanbul,

Invitées de Lalique en veine de naïades

Que la Belle a sculptées en décors que chamboule

Le verglas sur les rails, redoutent leur noyade.

 

 

Les parois lambrissées de ronce d’acajou

Du restaurant réduit à des portions congrues

Se parent du reflet des visages sans joues

Maquillés de pâleur et jurons incongrus.

 

 

Une princesse russe a troqué ses diamants

Contre des œufs voisins de rustres du Caucase,

Et le Maharadjah s’est enquis bruyamment

D’acquérir à prix d’or des fourrures d’occase.

 

 

Pour couvrir son harem étourdi de frissons,

Il a déshabillé les étoles sur place

Offrant de réchauffer l’attente à l’unisson

De rubis et loukoums faisant fondre la glace.

 

 

S’équipant pour la chasse, ils ont traqué les loups,

Broyant leur hurlement jusqu’à Constantinople

En laquant de leur sang la brume encore floue

Du linceul affamé d’un festin andrinople*.

 

 

Il a fallu six jours pour redorer le temps

Après que des servants venant à la rescousse

Du convoi s’étirant comme un arc qui se tend,

Ciblent enfin l’écho du luxe des secousses.

 

 

Laurine a protégé Valentine du froid

La sentant submergée de langueur de princesse,

La couvrant d’un vison, détournant son effroi

Quand elle a deviné son état de grossesse.

 

 

 

 

 

 

 

* De couleur rouge

 

Pierre Barjonet

Janvier 2020

 

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12/02/2020
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Lexique Saison 6 Episode 12 Maharadjah

 

 

 

 

 Saison 6, Épisode 12, Maharadjah

 

 

 

 

 

 

 

Lien vers le poème " Maharadjah " : ICI 

 

 

 

 

 

 

 

 

- L'ORIENT-EXPRESS BLOQUÉ PAR LA NEIGE EN 1929 AVEC : René Lalique, Agatha Christie et " le crime de l'Orient-Express " , le Maharadjah aux 7 femmes, oeufs et loups (Maharadjah)

 

 

 

Le prestigieux train de luxe, l'Orient Express, surnommé " Le roi des trains, le train des rois " est ici au coeur de mon poème.

 

J'en avais déjà parlé au sujet de la fameuse voiture-restaurant n° 2419, construite en 1913 puis affectée au train du Maréchal Foch, qui entra dans l'histoire puisqu'y fut signée l'armistice de 1911 et hélas, plus tard, celle du 22 juin 1940 ; voir ICI

 

Ce train, construit en 1883 par la Compagnie Internationale des wagons-lits offrait aux nantis de voyager de Paris à Vienne et Venise, puis à partir de 1919 jusqu'à Constantinople (Istanbul). Mais il desservait aussi bien, sous des appellations différentes selon les tracés et les époques, d'autres villes et capitales européennes telles (dans le désordre) Paris, Athènes, Bucarest, Strasbourg, Ostende, Bruxelles, Munich, Budapest, Berlin, Lausanne, Milan, Sofia, Innsbruck, Zurich,  et même Amsterdam ou depuis Londres via Douvres ("La Flèche d'Or")...

 

Sa ligne se prolongea d'ailleurs vers Damas (Syrie), Bagdad (Iran) et même Le Caire (Égypte) en prenant le nom de "Taurus-Express".

 

 

Ainsi, du tout premier Paris/Vienne, il prit les noms d'Express d'Orient, d'Orient-Express, Ostende-Vienne-Orient-Express, Berlin-Budapest-Orient-Express, Simplon-Orient-Express, Ahlberg-Orient-Express, La Flèche d'Or...

 

 

Son lent déclin s'opéra à partir de 1948 suite à la dernière guerre, aux propres lignes du Bloc communiste des pays de l'Est avec des arrêts interminables aux frontières,  à la lenteur du convoi (environ 50 km/h), au coût de son fonctionnement et de sa maintenance, au prix des voyages, à la concurrence de l'aviation, etc. Après de nombreuses tentatives de reprise, remise en service, etc. ce train légendaire n'existe plus, du moins pas sous sa forme prestigieuse, mais sous un même vocable racheté par l'hôtellerie comme par exemple le Groupe Accor.

 

Le voyage était long, très long, s'étalant sur près de 3000 km entre Paris et Constantinople (Istanbul) que l'on reliait en 81,5 heures en 1883, soit plus de trois jours ! 

 

 

 

René LALIQUE (1860/1945), le fameux maître verrier français, créateur de bijoux, joaillier, décorateur, sculpteur et tailleur de verre se chargea en grande partie de sa décoration faite de panneaux de verre, d'appliques de cristal, de naïades lascives (voir mon poème) de lampes et vitrages du train, de bouquets de fleurs d'argent incrusté, tout comme il le fit également sur des paquebots (Le Normandie).

 

Ce maître de l'Art-Déco remplaçant l'Art -Nouveau, partagea ses talents avec Roger PROU, autre talentueux décorateur chargé notamment du mobilier avec des fauteuils club, du bar en acajou, de cloisons lambrissées de marqueterie loupe, de la voiture-restaurant nommée "le train bleu", etc.

 

Son talent et sa réputation étaient tels que la voiture-salon de "la Flèche d'Or" (l'Orient-Express provenant de Londres) portera le nom de "Voiture Lalique".

 

 

Agatha Christie et " le crime de l'Orient-Express " 

S'il est un roman policier que tout le monde connaît, du moins de renom, c'est bien celui là.

 

Agatha Christie qui, rêvant devant ce train légendaire en gare de Calais, finit par le prendre dès que ses moyens, avec la célébrité, le lui permirent... près de soixante fois ! La célèbre romancière y situera rois de ses romans. Elle y rencontra son mari avec lequel ils firent leur voyage de noces. De nombreuses personnalités et célébrités prirent ce train, dont Ernest Hemingway, Joseph Kessel, Mata-Hari, Marlène Dietrich, Léon Tolstoï, le roi Ferdinand de Bulgarie, Lawrence d'Arabie ou Joséphine Baker.

 

Laquelle Joséphine Baker, célèbre actrice de music-hall, fut victime d'un attentat ayant provoqué le déraillement du train en septembre 1931, chutant dans un ravin près de Budapest et faisant vingt morts. Elle prit part au sauvetage des passagers en véritable héroïne (N.B : j'avais hésité à situer mon poème sur cet accident). 

 

Elle y narre l'enquête menée par son policier fétiche, Hercule Poirot, dans ce train, suite au crime abominable commis contre un riche américain tué durant la nuit... Elle se fonde sur une affaire authentique qui avait défrayé la chronique aux États-Unis, celle de l'enlèvement de l'enfant de Charles Lindbergh, le célèbre aviateur, mais également sur un incident étant survenu à l'hiver 1929 au célèbre train...

 

Elle publia son fameux roman en 1934 après s'être inspirée d'un fait divers survenu à ce train (appelé le "Simplon-Orient-Express) en février 1929 suite à une tempête de neige l'ayant alors bloqué durant cinq jours près de Çerkezköy en Turquie. D'ailleurs, son roman débute avec Hercule Poirot, son héros, prenant le "Taurus Express" (voir ci-avant) ralliant Istanbul depuis la gare d'Alep en Syrie.

 

Deux films reprennent le roman d'Agatha Christie. L'un, britannique, que je vous recommande, sorti en 1974 avec Albert Finney dans le rôle d'Hercule Poirot, l'autre, américain, de 2017.

 

Et c'est cet incident que je place également dans mon poème...

 

 

Le Maharadjah aux 7 femmes, oeufs et loups

Bloqué pendant cinq jours par une température polaire de moins 25° atteignant moins 10° à l'intérieur du train, les passagers durent se résoudre à affronter cette situation plutôt... inconfortable ! 

 

L'un des passagers, Maharadjah de son état, acheta à prix d'or à ses voisines, leurs manteaux pour revêtir ses... sept femmes ! (Je n'ai pas résisté à placer cette anecdote dans mon poème qui y a trouvé son nom).

 

C'est ainsi qu'ils achetèrent également contre des bijoux des oeufs (!) et quelques volailles aux autochtones, certainement ravis de l'aubaine, avant qu'un train chasse-neige puisse les délivrer des congères de glace. Ils se mirent même en quête de chasser des loups (voir mon poème) servis au wagon-restaurant ! 

 

 

 

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Avec les décors de René Lalique...

 

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12/02/2020
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