La palette de Pierre

La palette de Pierre

Prophétie

 

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« Le départ » 

Illustration originale de Pierre Barjonet 

juillet 2025 - 40/30 - Crayon noir et sanguine sépia, rouge et bleue

 

N.B. Cliquer sur la photo pour l'agrandir

(comme d'ailleurs, pour toutes les illustrations)

 

 

 

Maurice JARRE  Musique du film " Docteur Jivago / Kontakion - Funeral song "

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conseils pour mieux suivre le déroulement de votre saga :

 

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avec un "résumé" de l'épisode en cours :

SOMMAIRE

 

ainsi que la rubrique chronologique :

CHRONOLOGIE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prophétie

 

 

 

 

La défaite française a glacé de frissons

Joseph et Nicolas dans un matin trop blême.

« Incrédules sont-ils ! » sifflent à l’unisson,

Les cadets, les valets, devinant leur dilemme.

 

 

Leipzig 1 fut un désastre autrement stupéfiant

Que nul n’imaginait les succès de l’Alliance 2,

« Et pourtant c’est la fin ! » prophétise méfiant,

Joseph à Nicolas, marquant sa résilience.

 

 

« Oui, l’Empire a vécu 3. Désormais c’est ici

Qu’il faut nous adapter en rémission des fautes,

De l’orgueil belliqueux lorgnant superficies,

Conquêtes et pouvoir » lance-t-il à voix haute.

 

 

Le tambour 4 n’en peut plus et songe à repartir,

Loin des lâches propos de son ancienne idole,

Hors de cette Russie cherchant à répartir

Les « talents prisonniers » comme autant de symboles 5.

 

 

Lors, les échos d’octobre 1 fouettent Nicolas

Qui rejoindra bientôt, les routes forestières,

Fuyant vers son destin, celui qui décolla

Quand l’Empereur imposa le survol des frontières.

 

 

Le prince 6 offre sa route en songeant aux combats

Que les alliés sauront infliger à la France,

Car dans sa tour, Joseph sut qu’il lui incomba

De mander la faveur d’obtenir l’assurance...

 

 

... de veiller sur l’enfant, ce Nicolas tout fou...

Ainsi leur équipage aux allures tranquilles

D’un prince et d’un tambour s’acceptant sans remous,

Se fondrait sans regret dans les contrées hostiles.

 

 

L’inconscient Nicolas au sourire radieux

Aveuglant le regard de sa « mère » brisée 4

S’éloigne au grand galop en mêlant leurs adieux

Aux larmes sans répit d’une brume irisée.

 

 

Mais Joseph dévasté jugea le temps venu

De promettre à Liouba qu’il veillerait sur elle,

Et qu’il l’épouserait quand seraient revenus

Le prince et Nicolas, dans sa sainte chapelle.

 

 

 

 

Pierre Barjonet

Avril 2025

 

 

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Saga poétique romancée « Le carnet gelé » créée par Pierre BARJONET

a/c janvier 2023

Saison 6 « Félicité », Poème 3 « Prophétie » (Avril 2025)

 

   

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’on évoque toujours la bataille de Waterloo (18 juin 1815) comme étant celle qui fit chuter l’empereur Napoléon 1er, mais en fait, c’est plutôt la bataille de Leipzig, dite « Bataille des Nations » (16 au 19 octobre 1813) qui, près de deux ans plus tôt, décida par son tournant décisif de la chute de l’empire.

 

Après la retraite de Russie, Napoléon était parvenu à reconstituer une armée forte de 500.000 hommes. Mais, composée dans l’urgence à grand renfort de très jeunes conscrits sans expérience – anticipant les   fameux « Marie-Louise » des classes 1814 et 1815 – en remplacement des vétérans morts en Russie, et devant également se partager pour garder les frontières, notamment espagnoles, et se protéger des Anglais, celle-ci n’était qu’une illusion de force.

 

Napoléon voulait rétablir sa puissance dominatrice sur l’Europe, et malgré de nombreux pourparlers tentés auprès des alliés, et ce, après plusieurs combats gagnés le plus souvent, il ne parvint pas à convaincre les forces alliées de la 6ecoalition (la Russie, la Prusse, l’Autriche, la Confédération du Rhin, la Suède et la Grande-Bretagne) de ses intentions de paix. De fait, il ne réussit pas non plus à engager le combat des belligérants (les mêmes sauf les Anglais) sur son terrain, comme il en avait l’habitude. La supériorité numérique écrasante des alliés menant la bataille sur plusieurs fronts et repoussant les Français vers Leipzig fut funeste à l’empereur qui ordonna la retraite en ne sauvant qu’une partie de son armée (suite à l’explosion d’un pont, sa retraite fut coupée en deux).

 

Sur les 520.000 hommes engagés (190.000 Français et 330.000 alliés ennemis), en seulement quatre jours, les pertes furent effroyables avec 68.000 morts, blessés et prisonniers pour les Français contre 54.000 pour les alliés, faisant dire par la suite que Leipzig fut la plus grande bataille d’Europe avant la Grande Guerre de 1914/1918.Parmi les tués, se trouvèrent quatre généraux et le maréchal Joseph-Antoine Poniatowski.

 

 

 

NOTES DE LECTURE ET DE SITUATION HISTORIQUE

 

 

1 La défaite française de la bataille de Leipzig (Royaume de Saxe) qui s’est déroulée du 16 au 19 octobre 1813 (voir informations ci-devant).

 

2 L’alliance engagée dans cette bataille par les alliés de la 6e coalition contre l’Empire français se composait alors de la Russie, la Prusse, l’Autriche et la Suède.

 

3 Joseph voit clair et sa prophétie se réalisera pour le plus grand malheur de Napoléon 1er car la bataille de Leipzig marquera la fin de l’Empire napoléonien, bien avant Waterloo.

 

4 Nicolas, ce jeune tambour de la Grande-Armée, âgé alors de 13 ans ainsi que Natacha, du même âge, ont tous deux été accueillis par Liouba lors de la campagne de Russie. Natacha avait d’abord été recueillie par Rose à la suite du massacre de ses parents et de sa sœur. Après leur périple en traîneau jusqu’à Voronej, Liouba les a adoptés.

 

5 Il est un fait que les Russes employèrent les Français prisonniers en tentant à chaque fois que de besoin d’obtenir d’eux un appui réel en rapport avec leurs compétences civiles et militaires précédentes, par exemple comme médecins, instructeurs, précepteurs, cartographes, peintres (comme Joseph), mais aussi charpentiers, maçons, forgerons, etc., voire... militaires. Par la suite, parmi ces Français dont nombre ont préféré rester sur place en devenant Russe, certains s’engagèrent comme… officiers de cosaques !

 

6 Le prince Igor Volkonsky, inventé dans ma romance, s’apparente presque au véritable prince Serge Alexandrovitch Volkonsky qui s’illustra dans l’armée impériale russe comme capitaine aux batailles de Borodino, Taroutino, Moloïaroslavets et Krasnoïé de septembre à novembre 1812 contre les Français lors de la campagne de Russie. Devenu major du régiment d’Arkhangelsk, il s’illustre encore lors de plusieurs combats au cours de la campagne de France en 1814, puis devint, toujours en 1814, gouverneur militaire de la ville de Reims où, curieusement, il fut fort apprécié de la population.

Dans ma romance, en tant que membre des proches du tsar, notamment par sa fiancée apparentée à la famille Romanov, j’en fais un général.

 

 

 

QUELQUES ILLUSTRATIONS

 

 

 

N.B. Photos tirées en grande partie du site " Russia Beyond " devenu récemment " Fenêtre sur la Russie " qui retrace entre autres, et à mon avis de façon fort objective, l'histoire de la Russie.

Voir le site en suivant ce lien : Russia Beyond français 

 

 

 

 

La bataille de Leipzig, dite des Nations

 

 

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Alexander Ivanovich Sauerweid - The Battle of the Nations of Leipzig 1813  - (MeisterDrucke-39948)

 

 

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Napoléon, vaincu...

 

 

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L'actuel monument grandiose de style germanique " Kolossal "

de la bataille des Nations à Leipzig

 

 

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24/08/2025
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