La palette de Pierre

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Lexique Antonin, Saison 3, Episode 7, Le souper

LEXIQUE LA PASSION D'ANTONIN

SAISON 3 " ESPOIRS "

ÉPISODE 7 " LE SOUPER " 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lien vers le poème : Le souper

 

 

 

 

 

 

 

 

LE SOUPER À VERSAILLES EN L'HONNEUR DE LA REINE VICTORIA (Le souper)

 

 

La politique impériale de Napoléon III avait considérablement changé la donne avec ses prédécesseurs, notamment son illustre ancètre, Napoléon 1er. En effet, l'heure n'était plus à guerroyer contre la perfide Albion, mais bien au contraire de se faire un allié durable de l'Angleterre.

 

Le conflit en Crimée ayant vu l'efficacité de la coalition alliée des deux empires français et britannique contre la Russie consolida ce voeu récent. De plus, la reine d'Angleterre Victoria se prit de sympathie pour Napoléon III et même d'amitié pour son épouse, l'impératrice Eugénie. Attirance réciproque, s'il en fut !  

 

Elle fut reçue en grande pompe en France lors d'une visite officielle répondant à l'invitation lancée au printemps 1855 par la reine Victoria conviant alors au château de Windsor le couple impérial français.

 

En effet, du 16 au 22 avril 1855 Victoria avait reçu avec faste Napoléon III et l’impératrice Eugénie à Windsor, allant même jusqu'à le décorer de l'ordre de la Jarretière !

 

Devant le succès de cette première invitation à traverser la Manche, et conquise par l'aspect anglophile de Napoléon III en rupture totale avec son illustre prédécesseur... l'alliance franco-britannique ne pouvait que se consolider !

 

De fait, le cadre parisien de l'Exposition Universelle allait servir de prétexte au lancement d'une invitation protocolaire de retour qui se déroula du 18 au 27 août 1855 en France.

 

Tout fut fait pour que la reine Victoria et son entourage furent mis à l'aise, fêtés, acclamés, reçus avec honneur et débauche de luxe, sans omettre le soin particulier que l'impératrice Eugénie mit à décorer à la mode anglaise (...) les appartements réservés pour Victoria dans le palais de Saint-Cloud lui servant alors de résidence.

 

Dès son débarquement au port de Boulogne le 18 août 1855, la Reine eut droit aux honneurs de l'Empire français : salve d'artillerie navale, navires pavoisés, garde d'honneur, troupes d'élite en grande tenue, fanfare, landaus d'apparat pour rejoindre un train de luxe (de Boulogne à Paris)...

 

Son séjour fut émaillé de visites diplomatiques, de réceptions protocolaires, de discours officiels, mais aussi de visites "touristiques" et culturelles sans omettre les divertissements gastronomiques, culturels, récréatifs et les soirées de gala : Salon des Beaux-Arts, Exposition universelle, château de Versailles, le Louvre, le palais des Tuileries, château de Saint-Germain-en-Laye, réception et banquet à l’hôtel de ville de Paris, soirée au tout nouvel Opéra de Paris (Garnier), fête nocturne et illuminations des jardins de Versailles, souper et bal au château de Versailles…

 

Et pour comble d'enthousiasme, La reine Victoria alla s’incliner devant le tombeau de Napoléon 1er aux Invalides !

 

Pour en revenir au " souper " alimentant mon poème... disons encore qu'il fut fastueux, gastronomique, succulent, raffiné et servi comme il se devait à l'époque entre la première et la deuxième partie du grand bal organisé dans la vaste salle de l'opéra du château de Versailles.

 

Ce furent pas moins de 400 convives formant en bonne partie les deux cours des souverains alliés (voir mon poème) qui se pressèrent sur les parquets rutilants du parterre, de la scène et des loges de l'opéra au son d'un orchestre caché.

 

Le luxe du décor, des compositions florales, des candélabres, des tables dressées et des miroirs donnait la réplique aux toilettes incroyables des dames en robes de crinoline piquées de bijoux et de diadème en cheveux, ainsi que des uniformes flamboyants de rouge, de bleu et d'or des officiers attachés selon le cas à l'une ou l'autre des deux couronnes (voir mon poème).

 

De nombreux peintres immortalisèrent cette fresque vivante d'une autre époque, mais de notre histoire commune : Eugène Lami (1800-1890), Charles-Louis Müller (1815-1892), Louis Armand...

 

 

 

 

Eugène Lami (1800-1890)

" Souper à Versailles en l'honneur de la reine Victoria "

 

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Louis Armand

" Réception de la reine Victoria dans le port de Boulogne "

 

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07/07/2021
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