La palette de Pierre

La palette de Pierre

Faust

 

IMG_4771

 

 

Mon grand-père, alors Capitaine et commandant une Compagnie de Tirailleurs, trouva sur le corps d'un officier allemand, "pris au combat",

ce petit livre du Faust de Goethe (édité en 1912 à Leipzig)

ainsi que sa Croix de Fer.

 

 

IMG_4774

 

 

Faust - Opéra de Charles Gounod

Gloire Immortelle De Nos Aïeux (Chœur des Soldats)

Choeurs de l'Armée Rouge

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Rappel, n'oubliez-pas de visiter les rubriques :  "LEXIQUE" (qui donne des précisions indispensables de vocabulaire, sites et dates historiques), Lexique Saison 5 Episode 9 Faust

 

INFORMATIONS & DOCUMENTS ORIGINAUX UNIQUES


"SOMMAIRE"  et  "REPÈRES CHRONOLOGIQUES"    Il suffit de cliquer dans les liens de ce bandeau ou dans l'onglet LA ROMANCE DE LAURINE du bandeau vertical droite, puis dans le sous-onglet correspondant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Faust

 

 

 

 

 

 

José prit du galon d’avoir suivi par choix

La croix de son devoir en donnant à la France

L’honneur des compagnons pour son drapeau qu’il choie,

Le hissant dans son cœur, surplombant la souffrance.

 

 

Devenu Lieutenant, au Capitaine adjoint

Chargé des tirailleurs progressant près des Zouaves,

Souffrant avec ses hommes que le sort rejoint,

Si fier de leurs chéchias que jamais ne déçoivent.

 

 

C’est à Quennevières qu’il rencontra Faust

Au combat si terrible non loin de la ferme

Sentant la betterave aux couleurs d’échafaud,

Tremblant de frénésie brûlant sous l’épiderme.

 

 

Puis retentit l’assaut des soldats en haillons

Chargeant sans les canons, mordant vermine en terre,

Plongeant sous des remparts bloquant le bataillon

De position frisée dont les lueurs les hantèrent.

 

 

Progressant dans la nuit hors des terriers infects,

Manquant de godillots, ne chaussant que sandales

Et rampant en riant car rien ne les affecte,

Ils aiment leur « José », pas l’un de ces vandales !

 

 

Les sauvages d’ici ne sont pas sur le Front…

Et l’allemand d’en bas n’est pas toujours pirate,

Couteaux entre les dents, vengeant le moindre affront,

Dévorant vos enfants, l’air que vous respirâtes.

 

 

En perçant un boyau régurgitant l’enfer,

José se retrouva couché sur un cadavre.

C’était un officier portant la Croix de Fer

Et dont la main figée serrait toile de poivre.

 

 

Déroulant le tissu revêche et terrasseux,

Soudain lui apparut un minuscule livre :

« La tragédie de Faust », en cet instant poisseux,

Sublime appel de Goethe à la vie qui se givre.

 

 

Cet homme a-t-il vendu son âme à Méphisto ?

Fallait-il que sa vie ne tourmente sa reine

Et que dans les tranchées son maintien d’aristo

Froisse sa Marguerite en effeuillant sa peine ?

 

 

 

 

 

 

Pierre Barjonet

Juillet 2019

 

à suivre.jpg

 



03/08/2019
12 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 65 autres membres